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    3 février 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Temps forts, moments choisis, instantanés de Paris à Montréal en passant par New-York, Guillaume Alcaraz s’est amusé à marier des univers… Travail sur les perspectives, montage graphique, minutie des détails, jeux de courbes, évocations, vibrations, connections… tranches de vie irrésistibles!


    Airport – Photo: Guillaume Alcaraz

    Boeing – Photo: Guillaume Alcaraz

    Movida – Photo: Guillaume Alcaraz

    Regard – Photo: Guillaume Alcaraz

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    Erotisme, cinéma porno, sexualités de foules: que faire du X en 2010?

    27 janvier 2010 par Elsa

    Par Philippe Vecchi

    En avance d’un phénomène de masse, l’écrivain André Breton écrivit, un jour d’inspiration visionnaire, que «la pornographie, c’est l’érotisme des autres».

    Photo: Philippe Vecchi – Journaliste au Nouvel Observateur

    Un aphorisme d’une éternelle justesse. Car, autant l’érotisme semble refléter un classique trip bourgeois raffiné sagement transgressif, autant le porno reste d’une impureté diabolique aux yeux des citoyens puritains. Lobbystes bien-pensants ou censeurs septuagénaires décidant arbitrairement de ce qui est bon ou pas pour nous sur cette Terre où, à ma connaissance, on ne se reproduit pas encore par l’opération du Saint Esprit. C’est que depuis la nuit des temps, l’homme dispose de trois fonctions primaires: survivre, manger, se reproduire. Point final. Traduction contemporaine néo-libérale: tout citoyen aimerait vivre riche et heureux avec, dans son lit, dans sa vie, un maximum de belles femmes, même payantes. Ah oui, André Breton pensait donc que «la pornographie, c’est l’érotisme des autres». Ainsi donc, on avouera presque toujours aimer l’érotisme, très rarement la pornographie. Même s’il faut nuancer le tableau: un récent sondage Ifop a révélé que les Français assument beaucoup plus ouvertement qu’auparavant leur consommation d’images à caractère sexuel très explicite. Y compris en couples, chaque jour plus nombreux à voir ensemble des hardeurs marteaux-pilons posséder dans tous les sens des X girls débutantes jouant les femmes de chambre soumises pour 350 euros la journée. On est loin du temps où la blonde Américaine Traci Lords (… mineure pendant les tournages: scandale!) décrochait le prix de «la Plus grande actrice X de tous les temps».

    Photo: Traci Lords

    Mais attention, achtung everybody, on y revient, beaucoup de sondés se disent encore uniquement portés sur «l’érotisme», et pas du tout sur un cinéma «classé X» encore un peu honteux, en oubliant de déclarer que leurs envies profondes ont souvent tout de… pornographique. La nuit dernière, il n’est pas exclu que Jean-Sébastien Petitbois de Narbonne ait rêvé qu’il faisait torridement l’amour avec Anna Mouglalis, alors que Jean-Google de Québec se reveillait humide d’avoir virtuellement caressé la divine Megan Fox (que «le Nouvel Observateur» comparaît récemment pour son physique à… une actrice de porno!) Eh oui, mesdames et chers amis, tout cela est bien normal. Un homme couchant -c’est notre moyenne nationale!- avec moins de cinq partenaires au cours de toute sa vie, on peut supposer qu’il accumule les frustrations. Et, du même coup, les désirs personnels majoritairement refoulés (apprendre le Kamasoutra avec la Dorcel Girl Mélanie Coste, contempler à l’écran des créatures à jamais inaccessibles, découvrir de surprenantes pratiques, etc).Avec, d’après certains scientifiques, une différence nette entre les perceptions féminine et masculine du problème. Les hommes auraient une vision «parcellaire» (par «morceaux») du corps de la femme, à la différence des filles qui fantasment sur la globalité de l’enveloppe corporelle de leurs partenaires mâles. Il n’est peut-être pas inutile de préciser non plus que la durée moyenne du rapport sexuel des Français n’excède pas… quelque chose comme sept minutes, pour faire large. Et dire que la guêpe peut s’envoyer en l’air quatre jours d’affilée sans un seul break -même pas pour fumer une clope de pollen!- vous vous rendez compte…

    Photo: Megan Fox

    Deux premières conclusions un rien sérieuses s’imposent déjà. S’adressant dans 90% des cas au public masculin, la production porno internationale (naviguant en grande majorité de «médiocre» à «nulle») est donc filmée par des mecs pour les mecs avec gros plans gynécologiques alternés de tout ce que vous pouvez imaginer -sauf, évidemment, lorsque ce sont des femmes qui réalisent. Comme c’est régulièrement le cas du côté de féministes suédoises formant un courant en vogue, où des réalisatrices «traditionnelles» françaises, telle Laetitia Masson, réunies afin de mettre chacune en boîte un court-métrage X à destination de Canal+. «La chaîne du foot et du porno» en fit des tonnes dans la presse (avec succès, tout le monde tombant dans le panneau de l’alibi intello correct canaille), alors que le programme fut dans l’ensemble d’un ennui… mais alors d’un ennui… genre dimanche pluvieux à Tourcoing, mi-novembre, avec les frères Bogdanoff qui vous parleraient pendant cinq plombes dans la boue des différences entre les protons et les neutrons. Ma, qué mal de tête!
    Et peut-on parler de réel «mal de vivre» chez ces Français pour qui la sexualité représente une fraction importante de leurs pensées fantasmatiques? Certains réalisateurs spécialisés ont bien compris qu’il leur fallait égayer, enrichir, voire pallier les manques cruels de (télé)spectateurs adultes, pas franchement épanouis dans leur vie de couple. Ce qui ne transforme pas du tout ces consommateurs de pornos en hordes immondes d’affamés en manque, mais en consommateurs… inscrits dans une nouvelle norme. Ou plutôt une nouvelle donne, celle des années 2010… A suivre…

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    Ne les appelez plus barman mais mixologues.

    18 janvier 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Cela ne vous a certainement pas échappé, la grande tendance est à la mixologie ou l’Art des associations les plus insolites pour des cocktails froids, chauds avec ou sans alcool avec évidemment une préférence pour la première version : une vraie science. Encore faut-il s’y connaître en dosage, la base…. nous direz-vous mais Montréal n’échappe pas à cette tendance venue d’Europe et des Etats-Unis. On surfe sur cette vague enivrante en commençant par le bar du restaurant le KOKO aux cocktails évocateurs, que dis-je prometteurs: OPUS OPULENCE, FEMME FATALE… et je vous en passe, le must est de les siroter aux beaux jours sur l’immense terrasse avec vue sur le centre-ville. Le plus pointu dans le genre est Le Lab Bar, déjà un an au compteur et une réputation qui n’est plus à faire. Son propriétaire Fabien Maillard, expert ès mixologie dégaine facilement un shaker et une bouteille de son arsenal pour une démonstration de « flair bartending », traduction « science des cocktails et service spectaculaire »…

    Photo: Fabien Maillard propriétaire du Lab – Crédit: Hombeline Dumas

    Cucumis Fizz, mix de concombre, menthe fraîche, jus de lime, vodka, triple sec et tonic…  Balsamic Berry, composé de purée de fraises, de vodka américaine, de liqueur de framboise, de jus de lime et de sirop de balsamique… une bonne centaine d’heures d’entraînement, de sueurs froides, de bris de verres et encore là rien n’est sûr, mais peut-être accéderons nous un jour à cet état extatique que semblent atteindre les virtuoses du flair bartending. En attendant, on répète: « Mixologue, un cocktail, s’il vous plaît ! ».

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    YOGA, COUP DE COEUR MUSICAL, CHAPEAU!

    13 janvier 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Ce ne sont pas quelques mètres de neige et des températures glaciales qui vont nous empêcher de vivre, non c’est vrai, sinon il va falloir penser à hiberner tout de suite, quelques mois… et oui encore quelques mois. Allez, haut les coeurs! On se met au yoga pour le côté zen mais pas seulement, vous allez voir il s’agit d’une nouvelle discipline, star d’Hollywood. Voici quelques extraits de mes chroniques quotidiennes pour le Site Vitamin

    Studio Lyne St-Roch

    Pour oublier l’hiver quelques instants, on succombe aux créations d’Annie Côté, une artiste dont je vais vous reparler dans les jours à venir…

    Site Annie Côté

    Pour terminer en beauté, je vous propose de vous lover dans l’un de vos plus confortables fauteuils, un verre de vin à la main. Et si tout d’un coup, une envie irrépressible de danser vous prend, ne résistez surtout pas… C’est l’effet Vampire…

    Site de Vampire Weekend

    Je vous retrouve dans quelques jours pour un tête-à-tête avec la chapelière Annie Côté, un reportage photos chez l’un de mes designers chouchous, je ne vous en dis pas plus… venez voir!

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    Le pouvoir des sens

    8 janvier 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Rencontre avec le pionnier du marketing sensoriel au Canada.

    Photo: Patrick Burle – Senscity – Crédit: Catherine D’amours

    Patrick Burle est un français installé depuis 8 ans à Montréal. Il a lancé sa société Senscity devenue aujourd’hui le leader du marketing sensoriel au Canada. Tête-à-tête avec un homme inspiré qui a du flair et au credo clair « le pouvoir des sens ».

    Qu’est-ce que le marketing sensoriel?

    Patrick Burle: Le marketing sensoriel a pour objet de solliciter un ou plusieurs des cinq sens du consommateur pour le séduire en accroissant son bien-être et lui faire vivre une expérience dans le lieu où il est utilisé. Si les 3 sens (la vue, le toucher et le goût) font depuis longtemps partie intégrante du marketing traditionnel, le marketing sensoriel est apparu lorsque les compagnies et les commerçants ont commencé à exploiter les deux autres sens, l’odeur et le son, sur les lieux de vente.

    Aujourd’hui, Senscity est le leader du marketing sensoriel au Canada. C’est toi qui a apporté l’idée au Canada, comment l’aventure a-t-elle débuté?

    Patrick Burle: J’avais la sensation qu’il manquait quelque chose dans les magasins au Québec. À l’époque le marché n’était pas prêt, mais lorsque des marques européennes sont venues s’implanter ici avec l’utilisation du marketing sensoriel dans leurs magasins… le moment était enfin venu.

    Photo: Les locaux de Senscity – Senscity – Crédit: Catherine D’amours

    Dans ce domaine, le Canada était à la traîne par rapport à la France, est-ce qu’il a aujourd’hui rattrapé son retard?

    Patrick Burle: Non, le Canada est toujours à la traîne par rapport à l’Europe et l’Asie. Cela dit, il ne faut pas oublier que l’Europe utilise ce moyen depuis plus de 20 ans et qu’ici au Canada la tendance se fait sentir que depuis seulement 3 ans.

    Quelle marque a été votre 1er client?

    Patrick Burle: Aldo et il l’est toujours!

    Aujourd’hui, Senscity fait l’ambiance olfactive et musicale du Sofitel, du St Paul, des magasins ALDO (1400 dans le monde)……., du ST James et son restaurant le XO. Ce que vous avez fait pour le XO est archi-tendance et précurseur à  Montréal!

    Patrick Burle: Oui, mais il faut dire que nous avons eu carte blanche et la designer Alyson Wood nous a totalement mis en confiance. Sa vision était de donner une orientation très contemporaine au lieu, cela nous a bien aidé et c’est effectivement élégant, chic, contemporain, le design met en valeur le côté historique du lieu. Il y a des ambiances qui varient tout au long de la journée. Le matin et à midi, la lumière est beaucoup plus claire, il y a beaucoup de soleil dans la salle. L’ambiance change vraiment à partir du 5à7 et après le souper. À ce moment là, la lumière se tamise. Nous projetons des films à base d’images d’archives fournies par l’ONF. Quant à la musique, c’est 2500 titres qui jouent en permanence sur une période de 24 heures, adaptés à chaque heure du jour sans oublier la subtile fragrance “poudre de riz” dans le lobby.

    Photo: Le nouveau X0: restaurant du St James à Montréal – Crédit: Catherine D’Amours

    Le marketing sensoriel est-il aujourd’hui indispensable pour les sociétés qui souhaitent se démarquer?

    Patrick Burle: Le marché est tellement concurrentiel, je pense en effet que les marques qui souhaitent se différencier et affirmer leur caractère ont besoin de s’orienter vers le marketing sensoriel…. Les consommateurs sont de plus en plus sollicités, ils ont besoins de se sentir dans un cocon différent d’une marque à l’autre, un peu comme s’ils étaient chez eux.

    Photo: Les locaux de Senscity – Senscity – Crédit: Catherine D’amours

    Tu lances sur le marché, le cube diffuseur de fragrances, destiné aux particuliers, qu’est-ce que c’est?

    Patrick Burle: C’est un petit appareil design de diffusion d’odeurs. Il suffit de le brancher et le programmer aux moments souhaités,  pour diffuser de subtiles fragrances (à partir d’huiles essentielles). Le Cube était jusque là réservé aux hôtels chics, il est maintenant adapté pour les petits espaces. Il fonctionne par nébulisation, c’est à dire que chacune des gouttelettes diffusées est 1500 fois plus petite que celles des aérosols donc très légère, invisible et ne laisse aucune trace de dépôt. Voilà, avec le cube, on vous fait entrer dans l’ère des rafraîchisseurs d’air nouvelle génération.

    Tes  projets?

    Patrick Burle: Plein la tête, ceux qui sont en cours d’élaboration vous allez en entendre parler bientôt… je vous fais une révélation, on va faire une grande fête dans nos locaux, pour le lancement du cube. (sourire)

    Tes locaux sont d’ailleurs magnifiques! Quels sont tes rêves?

    Patrick Burle: Je suis déjà dedans…( grand sourire)

    Site de Senscity

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