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  • Archives pour juillet, 2009

    PARLONS PEU, PARLONS DE MOI

    Vendredi, 31 juillet 2009

    Par Philippe Vecchi

    Vanessa-Marcil-2

    «Je Je Je, Moi Moi Moi!», autrement dit «l’égotisme» quasi-maladif, c’est une spécialité que l’on dit notamment française (et pas belge, par exemple, où MON camarade Benoit Poelvoorde m’a toujours conforté dans l’idée que le star-system n’existe pas). Si j’écris JE, c’est tout simplement parce qu’en cette bouillante journée d’août me saisit l’envie de vous faire part de MES choix en matière de séries télévisées américaines, à l’approche déjà si proche de l’an de (dis)grâce 2010. Autant dire que l’heure du bilan des années 2000 va incessamment sonner, comme s’est affirmée la domination de ces dites séries parfois «trop de la balle!», comme on dit en banlieue parisienne, c’est-à-dire «démentes», «exceptionnelles», «considérables». Si les 90′s signèrent l’apogée des incomparables «Sopranos», la décennie suivante restera celle de… «Oz». Pas le remake du «Magicien de…»/année 1939, mais les six saisons signées de MA nouvelle idole italo-américaine, Tom Fontana. C’est simple, cet homme est pour MOI le nouveau génie (sans bouillir) de la télé planétaire. On lui devait déjà la série fort dramatique «Homicide», rareté hélas indisponible en DVD, mais que les spectateurs frenchies peuvent retrouver actuellement sur l’aventurière chaîne du câble Canal Jimmy. Laquelle, en son temps révolu (1997/2003) diffusa aussi ce chef d’oeuvre absolu que restera donc à jamais «Oz». JE sais, vous connaissez au Québec son univers carcéral hors-normes, ses acteurs de pur génie (tel Dean Winters, le finalement héros irlandais Ryan O’Reilly), et aussi ses clans répartis à parfaite égalité numérique dans la plus dangereuse des prisons américaines (des Musulmans aux Blacks, des nazis aux mafieux, etc…)… Plus ses trois exécutions capitales en 56 heures de très grand cinéma (injection létale, pendaison, chaise électrique, toutes à gerber). Un coup à ME conforter -si cela était encore nécessaire- dans MON intime conviction que la peine de mort est une horreur presque aussi capitale que les meurtres qu’elle est censée punir. Mais pour MOI, il n’y a pas que «Oz» (l’intégrale existe -ouf!- en gros coffret Paramount), drame stricto sensu shakespearien, d’ailleurs conclu par une représentation de «Macbeth» entre prisonniers déchaînés de la fine lame. Subsisteront aussi de ces affolantes «2000» un sublime western moderne décliné sur trois années de feu, «Deadwood»; et puis les cinq saisons de la comédie d’action que JE adore, «Las Vegas» (avec James Caan, le playboy Josh Duhamel et la mythique hôtesse du casino Montecito, Sam/Vanessa Marcil). Et puis «The Wire» («Sur écoute», chez Warner); et puis -même maison- «Entourage» et «Six Feet Under»; et puis «My name is Earl» (très drôle), «Dexter» (serial killer pas drôle du tout), «Californication» (onirisme sexy-bukowskien). Et puis encore le moins connu mais sensationnel «Sleeper Cell»; et puis «Chuck»: « Boston Justice » et tant et tant d’autres; quel bonheur, toutes ces séries qui auront à MON avis qualitativement défoncé l’ensemble des blockbusters distribués en salles US et françaises… Mais pas d’inquiétude, chers amis lecteurs, JE vous en reparlerai en temps voulu (par ma soeur Elsa!). Oh, comment ça, «JE est un AUTRE»? Et c’est Arthur Rimbaud qui écrivait ce truc pas possible à un pote à lui, en mai 1871? Ben ça alors, si j’avais su…

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    ULTRA GLAMOUR

    Mercredi, 29 juillet 2009

    Par Elsa VECCHI

    C’est l’une des magnifiques créations du designer montréalais Denis Gagnon, pour l’hiver 2010

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    J’ai adoré ce défilé: chic, élégant, très couture et ultra-glamour. Il y a quelques jours, Denis Gagnon m’a accueillie chez lui pour un tête-à-tête passionnant. Il m’a raconté sa collection de l’hiver prochain, son métier, ses coups de coeur, ses sources d’inspiration, son Montréal. Un entretien intimiste que je vous propose de découvrir très prochainement!

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    OBSESSIONS CLIMATIQUES

    Lundi, 27 juillet 2009

    Par Elsa Vecchi

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    Coup de chapeau au brillant Hors série du news magazine hebdomadaire français «l’Express», consacré ce mois-ci au Canada. Mais vous vous en doutiez déjà, pas de Hors série dévolu au Québec sans l’irruption de quelques feuillets traitant, bien entendu, de nos si looongs mois d’hiver. Et là, vous vous demandez sans doute: «Va-t-elle oser remettre sur le tapis roulant des obsessions courantes les mots «neige» et «températures glaciales?», alors que notre agenda affiche «27 juillet» au compteur? Eh bien: oui! Et tout simplement parce que les aléas du temps qu’il fait alimentent inlassablement les conversations de tout bon Québécois qui se respecte, et ne me dites pas que je fabule, je le prendrais mal! Pas un «bonjour!» qui ne précède un «mais quel été pourri!». Et c’est vraiment vrai qu’il est pourri, cet été 2009, comme un jour sans fin invariablement ponctué de pluies diluviennes semblant tout noyer sur leur passage, y compris notre fol espoir de nous prélasser des heures entières au soleil! 17 ans que le Québec n’aurait pas subi de tels caprices du ciel. «Un tel été après un tel hiver!», déjà abominable, ai-je soudain envie de m’époumoner… Mais revenons-en à nos moutons frileux, ainsi qu’à cette interrogation qui titille tous les Français fraîchement débarqués sur les terres de Jacques Cartier: «Mais comment? L’hiver ne serait donc pas la saison préférée des Québécois?». Comme le relève subtilement «l’Express», «la blanche neige, les glissades, le hockey, ne seraient en fait qu’une image d’Épinal». Ne vous faites pas l’ombre d’une illusion, l’hiver est rude pour tout le monde, et figure même au 3ème rang des plus grandes difficultés éprouvées par l’ensemble des nouveaux arrivants. Je vais même vous avouer ceci: j’ai pu découvrir à mes dépends ce que blues de l’hiver signifie. En attendant des jours meilleurs, invoquons quelques divinités lointaines pour que le soleil revienne nous darder de ses divins rayons. Ou alors, jetons-nous à corps perdu sous la douche en fantasmant les clapotis d’une mer turquoise. L’autre option sera de se perdre dans le Village, célèbre quartier gay de Montréal. Cette semaine s’y tient le fameux festival «Divers/Cités». On pourra y applaudir deux mythiques reines new-yorkaises de la nuit (comprenez… «drag queens»): Joey Arias (Zumanity) et Justin Bond (du duo Kiki & Herb). Elles se produiront piano-voix dans la plus pure tradition du cabaret, sous nos yeux ébahis et tout-à-fait grisés, à la faveur d’un, deux, voire trois verres de bon vin. Allez, au diable le sérieux, à mort le froid et ses inconvénients, et que vive la folie!

    Divers/Cité
    www.diverscite.org

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    VIVE L’ÉTÉ, ET GAD BLESS YOU!

    Mercredi, 22 juillet 2009

    Par Philippe VECCHI

    gad

    C’est, hélas, purement statistique: un peu plus d’un Français sur deux n’a pas les moyens financiers de partir en vacances. Triste constat qui contraint les mal-lotis à s’en faire eux-mêmes (des vacances). Et comment? En surmultipliant les déjeuners barbecues, les après-midis piscine gonflable, et, plus que tout, les soirées collectives DVD. Avec une option qui ne rate quasiment jamais: une sélection des meilleurs shows humoristiques. Bien que vous ne m’ayez rien demandé, je vais vous donner le tiercé de mes comiques vivants made in France préférés. Sur la deuxième marche du podium, Jamel Debbouze (et pas seulement parce que j’ai fait avec lui deux ans de télévision délectable, sur Canal+). Troisièmes ex-æquo de nos spécimen de prédilection, Valérie Lemercier (qui, hélas, a toujours refusé d’être filmée sur scène!) et Patrick Timsit (allez voir ses sketches «humour dark» sur youtube). Et enfin, pour la bonne bouche, en pole position, Gad Elmaleh. Pourquoi? Parce que. S’il est à nos yeux conquis de longue date le premier de cette classe si souvent sans grande classe, c’est parce qu’en quinze années de pratique ininterrompue, ce comique franco-marocain a tout compris au film. Empruntant à son idole -et désormais ami- Jerry Seinfeld le goût du stand-up à la mitraillette, et le passage sans cesse impromptu du coq à l’âne, Gad est même devenu la quatrième personnalité préférée des Français, toutes catégories confondues (sondage «Journal du dimanche»). Et si je vous en parle, ce n’est pas uniquement parce que je le connais depuis un bail, mais aussi au motif qu’il a vécu un certain temps au Québec, gardant manifestement de Montréal un souvenir inoubliable. C’est là, dans l’ultra-froid hivernal et le réchauffement des bras des jolies filles qu’il a aussi fait ses premières armes. Montréal, Gad y débarque à l’âge de 17 ans pour poursuivre des études de sciences politiques qui, elles, ne le suivront pas du tout. Il passe son temps à hanter la radio du campus universitaire pour y faire le zouave, avant « de ramasser des trucs dégueulasses dans un hôpital », histoire de gagner quelques dollars, puis de notamment faire le serveur de restaurant. Mais là non plus, ça ne colle guère. Déjà obsédé par cette observation minutieuse du quotidien qui deviendra sa marque de fabrique, il passe plus de temps à écouter les conversations des clients attablés qu’à les servir. Dehors! Aujourd’hui, Gad remercie encore ce pays qui, nous dit-il, l’a «accueilli à bras ouverts» (et pas que les filles), et «où tu ne peux pas te permettre de ne pas être efficace en spectacle. C’est un vrai marché, le public est affiné. Ça, j’adore, parce que ça m’a appris à peaufiner mon écriture» -cet art qui n’est pas le dernier de ses points forts. De «l’Autre c’est moi» à «Papa est en haut», son tout dernier one-man-show, divers DVD pour soirées relax vous attendent cet été, dans l’ombre d’une actualité en date du 21 juillet 2009: la sortie en Blue Ray & DVD de «son» film «Coco» (il l’a écrit, réalisé et interprété, sous la houlette du producteur de «la Môme»). C’est l’histoire d’un juif marocain trentenaire installé à Paris, un mariolle bruyant et hyper frimeur qui oublie de regarder grandir son fils, issu de son mariage avec une bimbo fausse blonde, comme on en feuillette sur les dépliants touristiques pour Miami ou Vegas. Ah, mon opinion sur ce «Coco» des familles? Demandez plutôt aux enfants que je n’ai pas. Ceci dit, quoiqu’on en pense, le long-métrage comique a réalisé un beau score au box-office français, enrichissant Gad Elmaleh de… 2 millions d’euros minimum! L’acharnement au travail, que voulez-vous, ça paie. Il est loin le temps des vaches maigres, québécoises d’adoption, ou françaises de cultures mélangées. Enfin bref: Gad bless you!

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    DÉCOUVERTE SEXY

    Dimanche, 19 juillet 2009

    Coccolily: une toute jeune marque montréalaise sexy et surprenante

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    Lorsque j’ai découvert Coccolily, cette toute jeune marque montréalaise, pour mes chroniques quotidiennes dans Vitamine du jour (ci-dessous), j’ai tout de suite eu envie d’interviewer Naana Tennachie Yankey, la designer et fondatrice de cette ligne glamour. Pour vous dire la vérité, faire de nouvelles découvertes est certainement l’une des facettes les plus excitantes de mon métier de journaliste…  vous les faire partager ensuite, c’est ce qui m’anime.

    Voici mon article écrit pour le site www.vitamindaily.com:

    COCCO

    Naana Tennachie Yankey a grandi au Ghana, étudié à Londres et fait un stage chez  Marc Jacobs à New York,  la jeune créatrice a choisi Montréal pour  lancer sa marque.

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    Vous avez travaillé chez Marc Jacobs à New York, c’est cela qui vous a décidé à lancer votre marque?

    Depuis toute petite, j’ai toujours voulu avoir un label de mode mais c’est sûr que travailler chez Marc Jacobs m’a profondément incitée à me lancer.

    Qu’est-ce que vous y avez appris?

    Comment une marque se prépare à une semaine de la mode!

    Pourquoi ce nom: « Coccolily »?

    Coccolily vient des deux choses que j’aime le plus au monde. Cocco (en anglais) pour chocolat et Lily pour les lys, mes fleuves préférées. Le chocolat est sombre et les lys sont lumineux. Coccolily, c’est tout cela à la fois: un mix de différents styles: le futurisme moderne et le glamour vintage.

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    Comment définissez vous votre style

    Lorsque le vintage glamour sexy rencontre le futurisme aiguisé…

    Vos inspirations?

    Ce sont les années 40-50 aussi bien que l’architecture et de design industriel

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    C’est une collection vraiment très sexy et féminine, le travail des détails, des dentelles, les découpes ajourées et subtiles. La femme doit-être sexy, selon vous?

    Pour moi, la femme doit être sexy mais toujours en accord avec elle-même. Elle doit être avant-gardiste et classique à la fois. C’est cette dualité qui nous anime toutes.

    Pourquoi avoir choisi Montréal?

    J’ai toujours voulu vivre au Canada et j’ai choisi Montréal parce que c’est l’une des villes en Amérique du Nord les plus avant-gardistes en mode. Il y a aussi le côté européen avec cette élégance qui en font l’une de mes villes préférées dans le monde.

    Les Montréalaises sont elle particulièrement sexy?

    C’est certain, les Montréalaises sont sexy parce qu’elles ont du style  et en même temps elles semblent sûres d’elles-mêmes ; elles donnent l’impression  de vivre pleinement leur vie.

    Sont elle très différentes des New-Yorkaises?

    Les Montréalaises sont plus européennes avec l’élégance française.

    3 adresses  que vous aimez particulièrement à Montréal?

    Olive and Gourmando: 351 rue Saint-Paul Ouest Montréal, QC H2Y 2A7 – (514) 350-1083
    Cecile Jean Bijoux: 1195, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, QC H3B 1K6, 514-288-0400
    Kaizen Sushi, 4075 rue Ste-Catherine Ouest, Montréal, QC, (514) 707-8744

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