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  • Archives pour août, 2009

    TÊTE-À-TÊTE AVEC DENIS GAGNON: LE GÉNIAL CRÉATEUR DE VÊTEMENTS

    Dimanche, 30 août 2009

    Par Elsa Vecchi

    Denis Gagnon est un virtuose du cuir, un designer brillant qui coud avec passion chacune des pièces griffées de son nom.

    DGAGNONROUGE

    Collection Denis Gagnon Hiver 2010

    Denis Gagnon est le génial créateur canadien de vêtements pour femmes. Je l’ai rencontré, la première fois, il y a quelques années de cela par l’intermédiaire d’un ami commun. Je m‘étais empressée de me rendre dans sa boutique du Boulevard St Laurent à Montréal pour y découvrir les pièces d’un vrai designer qui coud avec passion chacune des pièces griffées de son nom. Après un passage à vide, l’homme revient en force comme le phénix renait de ses cendres. Denis est un virtuose du cuir et un designer brillant qui n’aime ni les faux-semblants, ni la langue de bois. Il m’a reçue chez lui à bras ouverts pour me révéler les détails de fabrication de sa collection de l’hiver prochain. C’est une ligne subtile, sombre, célébrant le cuir et la fourrure, les strass et sequins, sublimant la femme. Mes coups de cœur absolus sont un magistral blouson en fourrure porté sur un pantalon skinny tout orné de sequins et une robe longue en cuir dos-nu, à couper le souffle.

    DG1

    Denis Gagnon

    Quel est le point de départ de tes collections?

    Je pars toujours de 2-3 médiums que je trouve intéressants…Parmi les constantes : il y a la soie, le cuir, le jersey, le chiffon. Cette fois-ci, il y a beaucoup de fourrure, de paillettes, de sequins. Je peux te dire que le défilé, c’est réellement ce qui m’inspire, ce qui m’habite. Je ne peux pas créer des vêtements sans voir comment ils vont être portés, c’est pour cette raison que je travaille toujours à partir de moulages et non de patrons. J’aime tout de suite voir la forme.

    C’est un défilé qui a été longuement applaudi…

    Oui c’est vrai, tu vois, les gens sont capables de voir la qualité du travail. D’ailleurs, au québec, il y a de plus en plus d’engouement pour ma marque et cela me ravit. Je te dirai qu’une collection, c’est un travail d’équipe: Yso pour le stylisme, Mireille et sa ligne de bijoux Harakiri. Le lieu était magique, aussi, c’était chez Fullum&Holt, l’entreprise de maroquinerie montréalaise centenaire pour laquelle je crée une collection de sacs. Bref, c’était un vrai travail d’équipe.

    DGCUIRCollection Denis Gagnon Hiver 2010

    Comment définirais tu ta collection ?

    Je trouve cela très difficile de définir une collection en quelques mots. L’hiver prochain est une inspiration entre les années 2000 et les années 20 et je ne l’ai pas poussée à fond. Il y a beaucoup de fourrure, de cuir, de fourrure dans une palette de gris et noirs… éclairée de taches rouges comme ces sacs que j’ai aussi dessinés.

    Quel est le secret d’une collection réussie ?

    Le secret, c’est de travailler et encore travailler, comme tu le sais, cela prend un temps fou, de créer des prototypes. … c’est un travail de longue haleine et puis il faut se remettre en question tout le temps.

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    Photo Guillaume Alcaraz

    Comment est-on toujours avant-gardiste ?

    Il faut savoir regarder ce que les autres font et ensuite trouver sa ligne directive. Pour ma part, je n’ai jamais fait appel à des chasseurs de tendance, je trouve cela ringard. Quand on est créateur, il y a des choses dans l’air, universelles, on les ressent, on les voit.

    C’est une belle année pour toi : ta collection est vendue chez Holt Renfrew, tu crées une ligne de sacs pour l’entreprise centenaireFullum & Holt…

    Oui enfin!  Cela n’a pas toujours été le cas. Mais tu vois, j’ai la foi, j’aime cela. Même si parfois c’est terriblement angoissant de créer et de produire en plusieurs exemplaires la même pièce avec la même exigence pour que les vêtements soient parfaitement impeccables.

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    Photo Guillaume Alcaraz

    Monter une collection, cela prend combien de temps ?

    Pour la dernière collection, cela m’a pris 48 jours consécutifs. Dedans, je compte également la recherche de matières, de silhouettes, l’accessoirisation… jusqu’aux menus détails.

    Comment définirais tu la montréalaise ?

    Elle connaît de mieux en mieux la mode. Aujourd’hui, elle va dépenser de plus en plus d’argent pour une création et est prête à dépenser plus pour un produit québécois. Et franchement Denis Gagnon, il n’y a pas plus québécois, non ? (rire)… J’ai mis longtemps à accepter de créer sous mon propre nom. Maintenant, cela va.

    Les montréalaises sont réputées pour être sexy ?

    Elles sont trop sexy ! Elles veulent toutes se faire refaire les seins, c’est trop. Pour mes défilés, je ne prends aucun mannequin avec des seins refaits, le vêtement ne tombe pas bien. J’aime les filles naturelles

    DGCOLCollection Denis Gagnon Hiver 2010

    Tu aimerais avoir à nouveau ta propre  boutique ?

    Oui, et j ‘aimerais que ce soit sur la rue Saint-Paul Ouest, vers chez Michel Brisson et Reborn. Ce serait fabuleux que Montréal ait sa rue avec toutes les boutiques branchées comme Soho à New-York ou le Marais à Paris.

    Ta vision de Montréal ?

    C’est une ville joyeuse avec des gens très gentils. Quand je dis « gentil » c’est pas dans le sens français mais dans le sens québécois « vraiment gentils ! ». Et puis, les appartements sont spacieux… j’aurais du mal avec les petits espaces parisiens, les petits réfrigérateurs…

    Quelques adresses de Denis Gagnon :

    Où manger?

    La terrasse de Milos dans le Mile-End : 5357 avenue Du Parc, Montreal

    Ou un barbecue chez moi. Le barbecue c’est un peu le sport national des Québécois.

    Boire un verre?

    Olive et Gourmando dans le Vieux-Montréal : 351 Rue Saint-Paul Ouest, Montréal

    Un musée ?

    Le musée des Beaux Arts : 1380, rue Sherbrooke Ouest
    Montréal – Voir L’Exposition Grandeurs natures : Peintures et Photographies des Paysages américains et canadiens de 1860 à 1918, www.mbam.qc.ca

    Un parc ?

    Le Parc du Mont-Royal le petit frère de Central Park

    Des boutiques ?

    La boutique de Michel Brisson : 384 rue Saint-Paul Ouest, Montréal, www.michelbrisson.com

    La boutique Reborn : 231 Rue Saint-Paul Ouest, Montreal

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    ERA VINTAGE WEAR ET LA MÜVBOX, MES 2 COUPS DE COEUR DE L’ÉTÉ

    Mardi, 25 août 2009

    Par Elsa Vecchi

    Pour mes chroniques quotidiennes pour le magazine en ligne www.vitamindaily.com, je parcours Montréal à la recherche des dernières trouvailles, nouveautés, lieux branchés et insolites que la ville recèle. Voici mes deux coups de coeur de l’été, qui est loin d’être terminé!

    ERA

    Et celui-ci devrait faire des émules, un peu partout en ville, quelle riche idée écolo en plus.

    MUVBOX

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    UN COIN DE PARADIS

    Lundi, 17 août 2009

    par Elsa Vecchi

    J’adore « Le Carré Blanc »:  la plage de tous les rêves et folies. C’est l’un des derniers bébés d’Olivier Chateau et des frères Pourcel, les rois de la haute gastronomie, multi-étoilés pour leur prestigieux restaurant « Le Jardin des Sens »: www.jardindessens.com

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    Elle se situe à Villeneuve-lès-Maguelone, à quelques kilomètres de Montpellier dans le Sud de la France. Ne serait-ce pas la définition même du bonheur? plage2

    C’est tout simplement le paradis des sens et un délice pour les papilles.

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    Je vous révèle un scoop: Ils ont décroché toute la restauration du Pavillon français pour  l’Exposition Universelle Shangai 2010, chapeau bas Messieurs.

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    À DÉCOUVRIR D’URGENCE: DOUBLE-ECHO

    Mercredi, 5 août 2009

    Par Elsa Vecchi

    Un gars, une fille: deux cultures, deux fois plus de créations et de bruit

    doubleecho

    J’ai repéré le travail d’Eloïse Camiré et Alexandre de Lamberterie, il y a quelques temps de cela, pour l’une de mes chroniques quotidiennes pour le site www.vitamindaily.com. Ils collent leur graphisme sur les oeuvres en pâte à modeler de l’artiste français Jacques Pelissier, cela donne de vrais petits bijoux

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    Collaboration Double-Echo et Jacques Pelissier

    Eloïse est québécoise, Alexandre est français. Il se sont rencontrés dans l’une des plus grandes agences de création de Montréal. Il y a 2 ans, ils décident de lancer leur propre studio de création: Double-Echo, aujourd’hui déjà, multi- récompensé pour le site officiel de la chanteuse québécoise Ariane Moffatt et repéré pour leurs collaborations prestigieuses et diverses (Kollontaï, Le Château, Le magazine Keith…). Leurs univers est poétique, ludique, onirique élégant et toujours rock. Rencontre avec deux designers inspirés et inspirant.

    Votre Montréal inspirant ?

    Alexandre : À peine débarqué de Paris, je passais mon temps à prendre des photos dans la rue. Au bout de 7 ans, mon œil s’est habitué. Aujourd’hui, j’aime particulièrement le stade Olympique très controversé. Il n’est pas kitsch, il est futuriste des années 60, spacial et beau, vétuste et mal aimé.

    stade_olymp

    Eloise : La vue du Belvédère du Mont-Royal et son incroyable vue sur tout Montréal Est et Sud jusqu’au fleuve St Laurent.

    Alexandre : J’aime aussi l’ancienne usine Five Roses et son enseigne qui brille la nuit.

    Eloise : Le boulevard St Laurent avec tous ces graffitis, les tags, les posters à moitié décollés

    Alexandre : En parlant de posters, ma passion, c’est les affiches de concert de rock. Je les collectionne, je les arrache dans la rue. Pour te donner un nom, j’adore l’affichiste Jack Dylan.

    pop1Création de Jack Dylan

    Eloise : Moi, ce sont les super beaux pochoirs qu’on peut voir sur les murs ou encore les « œuvres » de cet artiste dénommé Roadsworth qui fait des séries sur l’asphalte et détourne la signalitique au sol. Il y en a une que j’aime particulièrement : lorsque les lignes de la route se terminent en zipper (www.roadsworth.com).

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    Comment marche votre duo ? Et la différence de culture ?

    Alexandre : C’est le choc des cultures. Double-Echo vient de cela : faire deux fois plus de bruit. Ca parle de double, de la schizophrénie qu’il y a dans le métier qui oscille entre l’art et le business, la création et la technologie, un gars, une fille, une québécoise, un français, des regards complémentaires. Montréal, c’est par définition, la rencontre de plein de gens de pays différents. Il y a cette grande écoute dont on parle tout le temps, ce n’est pas un mythe et c’est merveilleux.

    Est-ce que c’est dur de changer de pays?

    Alexandre: Je peux te dire que de se retrouver immigré, ça replace les choses. Dans un premier temps, on n’a pas envie de faire de vagues… et en même temps c’est confortable d’être français au Québec, on continue à parler sa langue tout et gardant sa spécificité et son accent.

    Eloise : Parlons en… « Ça caille » je pensais que cela voulait dire il fait chaud alors je baissais le chauffage… Alex ne comprennait pas.

    Quelles sont les différences liées à vos deux cultures?

    Eloise : Alexandre va vers l’élégance. Tout ce qui vient de France est élégant mais moins technique, moins technologique.

    Alexandre : Les français veulent faire du spectacle mais ce n’est pas technologiquement compréhensible. Le site web idéal serait conçu par des parisiens et ensuite entièrement revu par des Montréalais mais bon cela c’est enconre trop réducteur et cliché bien-sûr : efficacité d’un côté, flamboyance de l’autre. Le tout est de prendre ce qu’il y a de bien chez l’autre.

    keith-brochure

    Réalisation Double-Echo pour le Magazine Keith

    Quel site vous ressemble le plus ?
    Eloise et Alexandre : Celui d’Ariane Moffatt : c’est assez technologique, poétique, ludique, naïf, fait à la main. J’aime les choses poétiques et incongrues comme faire une manif tout nu ou des rencontres inattendues, en résumé : l’élégance en tant que valeur.

    Votre actualité ?

    Eloise et Alexandre : L’album d’Ariane Moffatt est sorti le 4 mai en France. On a très peu refait le site pour la France. Le look est le même. En revanche, ils ont changé la pochette de l’album, les photos mais pas le site qui était la référence du brief; on en est très fiers !

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    Réalisation Double-Echo pour Ariane Moffatt

    Eloïse et Alexandre: On aime beaucoup travailler pour la marque de vêtements pour femmes Kollontaï designée par Gabrielle Tousignant. Ce sont des gens biens avec des valeurs bien. La marque existe depuis 10 ans, elle a grandi petit à petit, tout est produit ici au Québec. On s’occupe de leur site, de leur identité visuelle et de leurs catalogues.

    kollontaiRéalisation Double-Echo pour Kollontaï

    Et puis, il y a bien-sûr Jacques Pellissier, un artiste qu’on adore. Il y a beaucoup de poésie dans ce qu’il fait. On collabore avec lui en collant nos graphismes sur ses œuvres.

    Votre œuvre préférée de Jacques Pelissier ?

    Yves Saint Laurent est notre préféré. Et d’ailleurs en parlant de YSL, pour l’anecdote, sa première cliente a été Catherine Deneuve. Elle lui a demandé de faire les portraits de ses petits enfants.

    Quelques adresses d’Eloïse:

    Le restaurant Pho Bang NewYork (dans le quartier chinois) 1001, Boulevard St-Laurent , Montréal

    La bijouterie Freitag, 3762 boulevard Saint-Laurent, Montréal

    Le Caffe Italia pour ses sandwichs capicolo tout garnis: 6840 St Laurent, Montréal

    Quelques adresses d’Alexandre :

    La boutique Monastikari : 5478 St Laurent, Montréal (expositions de BD, comics, dans le genre brocante cool).

    Le Pullman Restaurant: 3424 avenue du Park, Montréal

    La boutique du Musée des Beaux Arts : la librairie est géniale

    La boutique Labyrinthe : 486 rue Ste Catherine, Montréal  (Boutique de collection de T.shirts de groupes de rock)

    Pour en savoir plus: www.double-echo.com

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