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  • Archives pour février, 2010

    Renan Luce, un chanteur au succès modeste

    Vendredi 26 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Son 1er album « Repenti » a fait de lui une star de la chanson française, Renan Luce a pourtant gardé une certaine réserve et cette allure de jeune homme sage. Le chanteur au succès modeste  revient pour la quatrième fois au Québec avec un nouveau disque « Le clan des miros ».

    Photo: Renan Luce – Crédit: Jean-Baptiste Mondino

    Faute de temps, je n’ai malheureusement pas pu rencontrer l’artiste en personne, je l’ai donc interviewé par téléphone. Un entretien au saut du lit, frais et spontané. Verdict? Renan Luce est absolument délicieux.

    Allo, bonjour, comment se passe votre séjour au Québec ?

    Renan Luce : Très bien, j’étais en concert hier à Québec et ce soir à Montréal. Je suis juste un peu déçu par le manque de neige (sourire)

    Comment trouvez-vous le public québécois ?

    RL : J’avais l’appréhension de jouer devant un nouveau public mais cela s’est très bien passé. Le public québécois est très chaleureux !

    Est-ce difficile de jouer devant un nouveau public ?

    RL : J’ai un peu l’impression de redébuter ici, mais je vous avouerai que c’est aussi un vrai plaisir d’avoir l’impression de chanter les chansons pour la première fois.

    Votre premier album a été un vrai succès, à peu près 800 000 disques vendus, comment l’avez vous pris ?

    RL : À ce moment là, j’étais beaucoup sur les routes en tournée avec un quotidien très régulier. Cela m’a permis de prendre les choses avec beaucoup de recul et beaucoup de plaisir bien-sûr. Sur cette tournée, j’ai d’ailleurs commencé à écrire quelques chansons du « Clan des miros ».

    Vous êtes auteur-compositeur-interprète. Comment composez-vous ?

    RL : Cela part de quelque chose de très instinctif. Je compose quelques mélodies puis j’écris un bout de texte et ainsi de suite. Cela se fait par petites touches. Je peux écrire une chanson en quelques heures ou en quelques mois. Cet album m’a pris à peu près 8 mois de création.

    Parmi les titres, il y cette chanson « Femme à lunettes »…

    RL : (Sourire) Oui, c’est un message pour ma femme à lunettes et c’est aussi un clin d’œil au titre de l’album « Le clan des miros ». Il raconte l’histoire de quelqu’un qui n’arrive pas à prévoir les choses. Cela résume aussi parfaitement la dernière journée en studio, une journée d’hiver froide et brouillée. Le clan, c’est la famille avec laquelle on compose.

    Vous avez composé « On n’est pas à une bêtise près » , le titre de la bande-originale du film « Le petit Nicolas » de Laurent Tirard. Comment cela s’est passé ?

    RL : J’ai eu beaucoup de chance, l’équipe du film est venue me chercher ! Lorsque je composais ce titre, j’essayais de me rapprocher au maximum de mes souvenirs d’enfance, j’ai beaucoup lu « Le petit Nicolas » lorsque j’étais enfant.

    Vous avez d’ailleurs gardé une vraie fraîcheur et une vraie simplicité !

    RL : Merci, c’est une vraie facette de ma personnalité. C’est aussi une esthétique qui me plaît. Écrire des chansons est aussi un jeu!

    Site officiel Renan Luce

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    UN VRAI WEEK-END DE MONTRÉALAIS

    Mardi 23 février 2010

    Par Jean-Sébastien Petitdemange

    Chroniqueur voyage et tourisme pour RTL

    Direction les Laurentides pour le week-end dans un joli chalet perdu au bord d’un lac gelé.

    Dès que le week-end approche, nombre de Montréalais chargent les coffres des voitures et entament une migration vers 17h. Direction par exemple les Laurentides. Nous sommes au nord-ouest de Montréal au coeur d’une région de plus de 20 000 km2. Les Laurentides tirent leur nom de la chaîne de montagnes qui sillonne sa portion nord dans le bouclier canadien, elle-même nommée ainsi pour désigner son parcours parallèle au fleuve Saint-Laurent. Une fois quitté les autoroutes de Montréal, la route est plus enneigée et prend une couleur orange a cause de la « crasse » répandue et qui permet de circuler par presque tous les temps. Et là, le charme des Laurentides commence à se dévoiler petit à petit et à faire craquer même les plus urbains avec des lacs calmes et des forêts immenses. Les Laurentides, c’est du  pur bonheur et surtout du pur bon air. Je suis à Vendée exactement.

    Photo: Jean-Pierre Vecchi

    Et la vie se déroule au rythme lent de la pendule, de celui de la cheminée qui crépite et du poêle à bois qui réchauffe la maison de bois et qui m’a permis aussi de me lancer dans une poule au pot cuite 6 heures sur le bord de ce poêle justement.

    Photo: Jean-Sébastien Petitdemange

    Dimanche, balade tranquille à Mont Tremblant , une station de ski ultra chic plutôt réservée à une clientèle américaine fortunée. En fait, ils ont suivi Michael Douglas et Catherine Zeta Jones qui ont acheté un chalet, il y a quelques années. Je ne suis pas convaincu tout de même que payer 85$ la journée pour 4 ou 5 pistes ce soit vraiment bon marché ! Mais j’ai découvert là bas les « queues de castors ». La Queue de castor (beaver tails en anglais) est une pâtisserie canadienne super traditionnelle qui a été honorée par le président Obama lors de son 1er voyage au Canada. Il a voulu manger une queue de castor à Ottawa. Belle promo pour cette spécialité un peu lourde. La pâte faite de blé entier ressemble à celle d’une gaufre de forme oblongue et sans trous. Et puis surtout, elle est frite dans de l’huile de Canola avant d’être recouverte d’un coulis de chocolat, ou d’un enrobage au sucre et à la cannelle, de beurre à l’ail et de fromage…

    Et puis, ce week end s’est achevé devant la télé pour vivre LE match de hockey des Olympiques : Canada – USA. Match d’une intensité incroyable qui s’est achevé sur la victoire des américains 5-3 mais aussi sur un record d’audience pour le diffuseur canadien. Un score au delà de celui de la finale de Salt Lake City en 2002. Un bien bon moment en tous cas. Et lundi retour retour à Montréal enneigée et sous le soleil avant de rentrer pour Paris.

    En savoir plus sur les Laurentides

    Site de RTL

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    AMOUR, BIJOUX, TROC, COULEURS…

    Vendredi 19 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Amour ou bacon? Pardon? Vous allez lire, c’est l’objet d’un vrai sondage mené, il y a peu de temps pour une grande marque alimentaire, étonnant. Pour les bijoux, je vous invite à découvrir, si vous ne les connaissez pas déjà, ceux de Charlotte Hosten, de véritables sculptures…En ce mois de février plutôt clément, sortons, prenons l’air, faisons un peu de lèche-vitrine après un détour par le Musée des Beaux Arts. Allez, on y croit, en tout cas je croise les doigts, le printemps n’est plus très loin. Ah, il vient de neiger? Ce n’est rien, un dernier soubresaut avant les beaux jours… les talons et les délicieuses robes de Sonia Rykiel pour la marque H&M, mon coup de coeur absolu du mois.

    Voici quelques unes de mes chroniques pour le site Vitamin

    Bon, et vous…?

    Site de Charlottehosten

    Site Oöm

    Site du Musée des Beaux Arts

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    TENDANCES HIVER 2010-2011

    Mardi 16 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Le grand marathon des défilés annonçant l’hiver 2010-2011 a débuté la semaine dernière à New-York et oui, le printemps n’a pas pointé le bout de son nez qu’on se passionne déjà pour la mode de l’hiver prochain.

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Alexander Wang

    Les rédactrices du monde entier vont commencer à spéculer et à dégager les grandes tendances qui envahiront ensuite la rue. D’après ces premiers défilés, le vêtement semble faire écran contre le monde extérieur.

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Marc Jacobs

    Il est toujours extrêmement intéressant et instructif de voir comment les designers interprètent l’avenir. En pleine crise économique mondiale, ils prônaient les couleurs vitaminées comme un remède à la morosité. L’hiver prochain, ils nous invitent à nous cacher, nous réfugier, nous protéger, nous préserver… derrière le vêtement. Est-ce à dire que le temps est venu de ne plus « trop la ramener » ou bien au contraire de masquer sa vulnérabilité ? Les lectures sont multiples et personnelles. Une chose est sûre, je garderai un œil rivé sur les podiums du monde entier à commencer par ceux de Montréal, du 1er au 4 mars prochain. J’irai à la rencontre du designer Philippe Dubuc;  il nous réserve parait-il  une présentation très spéciale dans un lieu tout à fait inédit, je ne raterai sous aucun prétexte le défilé de Denis Gagnon…

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Hervé Léger by Max Azria

    Affaire à suivre…

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    LA GRANDE SOPHIE SE MET À NU

    Mardi 9 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’ai eu l’immense plaisir de rencontrer La Grande Sophie – la chanteuse française – le temps d’une interview décontractée dans un petit bar de Montréal. Tête-à-tête avec une jeune femme épanouie, sereine, au bonheur de vivre contagieux… et très grande comme l’annonce son nom… immortalisée par mon merveilleux acolyte Guillaume Alcaraz.


    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    La Grande Sophie est venue passer une dizaine de jours au Québec pour la promotion de son 5ème album « Des Vagues et des ruisseaux » sorti il y a déjà plus d’un an en France. Elle s’abandonne cette fois-ci dans un registre épuré et intimiste marquant une vraie rupture avec ses 4 disques précédents, clairement « électrique ». Elle ose même y faire une reprise d’un des titres de Barbara « Dis quand reviendras tu ? » merveilleusement accueillie par les fans de la Dame en noir. La lionne a fait patte de velours, un coup de maître…

    Vous commencez à être une habituée du Québec…

    LGS : Oui, je suis venue plusieurs fois l’hiver et l’été pour les Francofolies. C’était formidable mais trop court, j’aimerais vraiment revenir pour faire une grande tournée à travers tout le Québec.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Vous avez également fait les premières parties du chanteur québécois Dumas…

    LGS : Oui et j’en garde un très bon souvenir. Au départ, je l’avais invité sur mes premières parties en France et puis, il y a 2 ans, il m’a proposé à son tour de le rejoindre sur sa tournée. À l’époque, je sortais d’un Zénith à Paris (immense salle) avec tous mes musiciens, de nombreux invités sur scène et même des majorettes. Deux jours plus tard, je me retrouvais au Québec toute seule sur scène avec ma guitare et ma grosse caisse : un vrai choc ! Finalement, c’est ce qui m’a donné envie de faire l’album « Des vagues et des ruisseaux ». Après 4 disques très « électrique », j’avais soudainement envie d’épurer ma musique, de regarder les lignes principales en prenant vraiment mon temps.

    Dans cet album, vous parlez de doute, de pardon, de valse des adieux, de quotidien d’une « celibattante »… Vous vous mettez enfin à nu!

    LGS : (sourire) Quand j’ai commencé, il y a 10 ans, pour moi aller dans l’intime et l’émotion, c’était une fragilité et je ne voulais pas me présenter comme cela. Avec le temps, j’ai laissé la place à l’émotion et pour la première fois je suis allée fouiller au fond de moi, ma voix est d’ailleurs beaucoup plus présente comme si j’avais moins peur qu’on l’entende…. Oui, je me suis mise à nu.

    Vous faites une reprise de Barbara « Dis quand reviendras tu ? ». C’est s’attaquer à un monstre…


    LGS : Oui d’autant plus que Barbara a encore des forums de fans qui se déplacent lorsqu’il y a un événement en relation avec leur idole et là, ça passe ou ça casse. Ils peuvent vous démolir. La première fois que je l’ai interprété, c’était aux Francofolies de La Rochelle à l’origine de la demande et le public a été emballé. J’ai décidé de garder le titre sur « Des vagues et des ruisseaux ». Il conclue parfaitement l’album.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Dans la carrière d’un artiste, à un moment donné, on parle toujours de « l’album de la maturité », en êtes-vous là ?

    LGS : Je ne veux pas prendre la maturité comme un aboutissement en soi. Je veux la prendre comme le résultat de toute mon expérience acquise depuis le début : des années de scène et  4 albums « électrique ».

    Vous avez débuté sur scène. Est-ce toujours votre moteur?

    LGS : J’adore la scène, ces moments incroyables, avoir les yeux dans les yeux avec le public. Ce qui est fou c’est qu’on ne sait jamais ce qui va se passer. Il y a des gens qui vous découvrent, d’autres qui partent au quart de tour, ceux qui ont envie de danser, de chanter, chaque soir est unique.  Franchement, ce sont les seuls moments où l’on est vraiment ancré dans le présent.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Quels sont vos projets à venir ?

    Un showcase le 11 février à l’Astral de Montréal avec mon pianiste. Je vais aussi me produire dans la ville de Québec avec l’organisme Rideau et puis revenir dans quelque temps pour faire une vraie tournée au Québec.

    Quelles sont vos adresse coups de cœur à Montréal?

    Le Beauty’s: 93 avenue du Mont-Royal Ouest, Montreal - 514-849-8883

    Le Ginger : un restaurant japonais
    Le dépanneur – Site
    Faire du ski, la nuit: c’est génial, en France, ce n’est pas possible!!!

    Site officiel La Grande Sophie

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