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  • Archives pour mars, 2010

    Jean-Charles de Castelbajac a carte blanche dans le nouveau Kill Magazine

    Lundi 29 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    Une bonne nouvelle n’arrivant pas seule, le créateur emblématique français Jean-Charles de Castelbajac a carte blanche dans le tout nouveau Dress to Kill Magazine: un numéro très POP sur lequel, j’ai eu l’immense plaisir de travailler comme rédactrice en chef mode.

    Lorsque la thématique POP a été lancée, la carte blanche ne pouvait être offerte qu’à JCDC, le génial designer français emblématique. Je l’ai tout de suite contacté, quelques heures plus tard, la réponse arrivait :Oui Elsa, avec plaisir…

    Extrait de la carte blanche de 7 pages et de mon entretien avec Jean-Charles de Castelbajac dans le Kill Magazine du Printemps, sorti dernièrement.

    Photo: Louis Marie de Castelbajac

    « Créateur de mode français emblématique – Artiste accompli – Amoureux des femmes et de son temps – La couleur comme arme fatale. Jean-Charles de Castelbajac nous fait l’honneur d’une carte blanche tendance et pop comme un hommage aux femmes, sources de son inspiration et de son œuvre.

    Tout a commencé par un message Facebook « Bonjour Jean-Charles, accepteriez-vous de vous livrer au jeu de la carte blanche pour le magazine Kill ? ». La réponse ne tarda pas à arriver « Avec plaisir Elsa, vous ai-je dit que j’adore le Canada ? ». Un parrain à Ottawa, un défilé au Centre Eaton de Montréal dans les années 80, un coup de foudre pour les couvertures de la Compagnie de La Baie d’Hudson, et j’en passe, le créateur de mode français en a des trémolos dans la voix, comme lorsqu’il se confie sur son amour démesuré pour les femmes. Cela remonte à la petite enfance «  Imaginez 11 ans de pension et d’isolement avec des frères et la vague idée qu’au delà des murs, il y a des femmes ! Autant vous dire que depuis ce temps là, elles n’ont jamais cessé de m’inspirer».

    Comme source d’inspiration, il y aussi la musique, en témoignent ses amitiés indéfectibles depuis les années 60 avec Malcom Mac Laren des Sex Pistols, le groupe Kraftwerk – les précuseurs de l’électro, plus récemment les New York Dolls mais le centre de son imaginaire s’anime passionnément pour les chanteuses incarnées par Beth Ditto du groupe Gossip, Lady Gaga, Mia, Cœur de Pirate pour ne citer qu’elles, véritables icônes populaires venant nourrir son insatiable créativité. « Ces femmes, je les habille et je les aime. Elles et moi, nous nous ressemblons parce que nous sommes différents et  extravagants ».

    Le créateur s’interrompt, on vient de lui apporter un modèle de l’hiver 2011, une collection dédiée à deux femmes du Moyen-âge. JCDC s’exclame « génial ! ».

    « C’est comme Lady Gaga, lorsque je l’ai vue porter ma veste Kermitte sur un plateau de télévision en Allemagne, elle l’interprétait vraiment comme une œuvre. J’adore lorqu’on dépasse les cloissonements. Vous voyez, ces chanteuses ne font pas que chanter, elles sont absolument bouleversantes.».

    Toutes ces femmes sont adorées du grand public à l’image de Farrah Fawcett dans la légendaire série « Drôles de Dames », moment charnière dans la carrière du créateur et de la comédienne soudainement prômue « nouvelle icône américaine ».« J’ai mis toute la garde-robe historique américaine en taille xxxs ! Les shorts de tennis devenaient des micro-shorts, les sweat-shirts de véritables réceptacles de sensualité et, c’est cela qui a été la révolution du look de Farrah. Le plus beau cadeau que je pouvais lui faire était de lui offrir la garde-robe masculine. ».

    Et voilà des décennies passées à détourner les codes du vestiaire masculin pour les offrir aux femmes avec la couleur en prime pour arme fatale, et contre vents et marées: « pendant mes longues années de pensionnat en Normandie, il pleuvait tout le temps, j’avais le choix entre le gris du ciel ou de l’arc en ciel. Ces couleurs primaires, je les ai toujours imaginées comme des couleurs de guerre, elles ne sont pas  forcément vecteur de bonne humeur ou de joie, elles sont aussi un merveilleux camouflage. Jean-Paul II m’a fait un sublime compliment en disant que j’utilisais la couleur comme ciment de l’espérance».

    La couleur comme ciment de la foi, c’est le message de Jean-Charles de Castelbajac lors des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) en 1997 à Paris. Choisi par le Vatican, il rhabille des milliers d’évêques et de prêtres aux couleurs de l’arc en ciel ou … du drapeau gay. Polémique et énorme coup médiatique pour JCDC, homme de la couleur en opposition aux années 90 minimalistes et « pradesques », enfin remis en selle. « Dans les années 80-90, dès qu’on parlait de couleurs fortes, on accolait  les adjectifs  « criardes, vulgaires ». Aujourd’hui, c’est enfin le siècle de la couleur et le début d’une ère de partage, de générosité et de décloisonnement ».

    Le créateur en est l’illustration parfaite. Il est devenu un artiste accompli au sens large du terme. Il réinvente pour Noël le drugstore des Champs- Élysées et le BHV, crée du linge de maison pour Garnier Thiebaut, un fauteuil pour Acrila, de la vaisselle pour Deshoulieres, une lampe « disco » pour Lampe Berger… « Je suis devenu un artiste épanoui et cela me donne une autre dimension de la mode. Au fil des saisons, elle est d’ailleurs devenue de plus en plus féminine». Jean-Charles, racontez-moi s’il vous plaît votre collection P/E 2010 ? «  Cela parle métaphoriquement du monde d’aujourd’hui où tout est totalement résultante d’accidents esthétiques, d’accidents culturels ou ethniques. Vous savez,  la passion de ma vie, c’est de prendre des choses que les gens ne regardent pas forcément et de les sublimer ».

    Jean-Charles de Castelbajc, je terminerai cette interview par cette déclaration: je vous aime, j’aime votre travail, votre énergie débordante, votre regard passsionné sur le monde et votre générosité au delà des frontières. Sincèrement.

    Elsa Vecchi »

    Extrait du dernier Kill Magazine – JCDC a carte blanche – formidable numéro – à se procurer impérativement!

    Site de JCDC

    Site du Dress to Kill Magazine

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    De la lavande au Québec!

    Vendredi 26 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’adore les  produits de la marque Bleu Lavande, une vraie madeleine de Proust me rappelant cette belle et chère Provence …. Bleu Lavande est le seul et unique producteur canadien de lavande officinale certifiée ISO avec une éthique absolument formidable: tous les produits sont confectionnés à partir d’huile essentielle de lavande officinale pure à cent pour cent, sans parabènes, fragrance ou produits pétroliers, à une heure et demie de Montréal dans les Cantons de l’Est.


    J’ai eu le plaisir d’interviewer Pierre Pellerin, le président-fondateur de Bleu Lavande, un homme délicieux, au flair infaillible. Une vraie Success story.

    De la lavande qui pousse au Québec…

    Pierre Pellerin: Mes confrères de Provence n’en reviennent pas. (sourire)

    Comment l’aventure “Bleu Lavande” a-t-elle débuté?

    PP: Par hasard. À l’âge de 42 ans, j’ai dû m’arrêter de travailler suite à une maladie… J’ai vendu mes entreprises dans l’électronique, puis me suis retiré à Fitch Bay au sud de Magog après avoir acheté le vaste terrain sur lequel pousse aujourd’hui la lavande. Je me suis tout de suite dit en voyant les terres: “ c’est ici que je vais refaire ma vie”. Dans un deuxième temps, je me suis interrogé “que pourrais je faire pousser ici?”. Après de nombreuses recherches sur internet, l’idée de la lavande m’est venue pour tout ce qu’elle représente, ses vertus anti-stress, ressourçantes… toutes les raisons pour lesquelles j’avais arrêté ma précédente activité.

    L’image de la lavande poussant au Québec est assez inédite! Comment avez-vous fait?

    PP: Au départ, j’ai approché des agronomes du ministère de l’agriculture qui m’ont répondu “vous êtes fou, ça ne poussera jamais ici au Québec… essayez toujours”. Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer dans l’aventure. J’ai commencé en 1999, je suis parti d’un millier de plans à 70 000. Au Printemps 2002, je perdais toute ma production du fait d’un hiver trop rude. Et puis, j’ai décidé de réessayer et de protéger différemment la lavande de nos froids. En fait, le problème, ce n’est pas la neige mais bien l’amplitude thermique et les -30 degrés celcius. En résumé, on n’a absolument pas modifié la lavande, c’était impensable pour moi, elle est d’ailleurs certifiée ISO, mais on a adapté nos moyens aux conditions climatiques.

    Et aujourd’hui, c’est un succès. Vous avez une grande gamme de produits.

    PP: Oui, il y a la variété “Cuizine” à manger, la ligne “Comment Savon?” tous biodégradables et sans phosphates, la ligne “Être”, ce sont tous les soins du corps, la gamme “Petit Ange” pour les enfants…. la ligne “Loft” pour la maison. Tous nos produits sont bio et notre lavande pousse sans aucun pesticide, ni herbicide, le plus naturellement possible!

    Vous avez une vraie éthique “éco-responsable” et de développement durable.

    PP: C’est absolument incontournable pour moi! On est très proche de la nature. Au delà de la production très naturelle, on fait beaucoup de recyclage, du compost pour nourrir la terre.

    Vos champs de lavande sont devenus une vraie attraction dans la région?

    PP: C’est incroyable. Je vais vous donner quelques chiffres éloquents. En 2004: on avait entre 20 et 25 000 visiteurs, en 2005: 52 000 et aujourd’hui 195 000 visiteurs!

    Parlez-moi s’il vous plaît des vertus de la lavande.
    ..

    PP: Elles sont très nombreuses. C’est un relaxant naturel, un anti-stress extraordinaire, elle a des vertus ressourçantes, cicatrisantes… L’huile essentielle de lavande s’utilise au quotidien. Si vous avez des problèmes de sommeil, vous en déposez 2-3 gouttes sur le torse et vous dormirez comme un bébé. Et puis, la fragrance est formidable, la lavande est d’ailleurs à la base de la majorité des parfums.

    Comment vous sentez-vous aujourd’hui: relax?

    PP: En fait, j’ai autant de pression qu’autrefois mais je prends mon “sniff” de lavande tous les jours: c’est mon secret pour être détendu (sourire).

    Site de Bleu Lavande

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    RÊVES DE PRINTEMPS

    Lundi 22 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’avais prévu de vous parler du « Blues de l’hiver », vous voyez cette déprime poisseuse et paralysante, cette overdose de blanc après des mois de neige à en suffoquer. Je n’ai même pas eu le temps d’y penser que le printemps s’était déjà installé… On nous rebat non-stop les oreilles avec le gris de Paris, ces longs mois hivernaux et humides, il ne m’était jamais arrivé de broyer du noir avant l’hiver dernier, ma deuxième session outre-atlantique au cours de laquelle, j’ai fait les frais de cette baisse de régime anxiogène. Cette année, ce n’est pas la même histoire du tout…  j’ai mis au rencart toute la batterie de lampes et soleils artificiels, luminothérapie en tout genre et réintégré ma cape « Dubuc » préférée pour me presser en terrasse en plein Milend, au même moment, il neigeait à Perpignan, de quoi en perdre son latin.

    Je me suis surprise à fantasmer sur:

    Photo: Balmain P/E 2010 – Figaro Madame

    L’incontournable carton annoncé des beaux jours: le kaki. J’ADORE

    ou encore:

    Photo: Chloé P/E 2010 – Figaro Madame

    Le courant « épure et beauté naturelle » en toute simplicité.

    Et puis trêve de futilité essentielle, une idée en entrainant une autre, je me suis surprise à rêver à une  journée mondiale de l’eau tous les jours de l’année. C’est aujourd’hui officiellement et l’occasion annuelle de faire le point: l’eau non potable est la première cause de mortalité dans le monde ! Un milliard d’entre nous n’ont toujours pas accès à l’eau saine aujourd’hui, et des milliers d’enfants meurent chaque jour de maladies liées à l’eau non potable. Effroyable constat.

    Une journée mondiale de l’eau comme moyen de sensibilisation, c’est très bien… mais, c’est au quotidien qu’il faut agir. Par exemple: 3 minutes robinet ouvert, ce sont 12 bouteilles de 1,5 litres qui s’écoulent. À bon entendeur…

    Et pour lutter contre le manque d’eau,  pourquoi ne pas faire pipi sous la douche? Pardon?
    Voilà une initiative inédite et étonnante:

    Une campagne née d’une association brésilienne SOS Mâta Atlantica (SOS forêt Atlantique). « Faire pipi dans sa baignoire » est donc une initiative très sérieuse ayant pour but de faire de grosses économies d’eau. Imaginez:  si un citoyen au brésil fait pipi une fois dans la journée, avant de prendre sa douche, au lieu d’aller aux toilettes, ce serait 4 380 litres d’eau potable économisés par jour.

    Je vous laisse sur ces considérations… il n’y a pas de petites économies d’énergie !

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    Bonnes adresses pour se régaler…

    Mercredi 17 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    Auriez-vous imaginé un jour que l’été s’installe à partir du 16 mars à Montréal? Oulala , on ne s’emporte pas… on garde son calme… mais pour fêter cela, je vous propose de commencer avec la pub la plus provocante du moment. On le sait, le sexe, les corps « bombesques » et la provocation font vendre… Il n’y a plus rien à démontrer sur le sujet et Calvin Klein en connait un rayon. Depuis sa publicité avec Mark Wahlberg et Kate Moss, la marque américaine n’avait pas été si provocante sexuellement. Si tu veux voir ma « Bippppp »….

    C’est bien Kellan Lutz, la star de Twilight faisant claquer l’élastique de son boxer… entourés des manequins Mehcad Brooks, Fernando Verdasco et Hidetoshi Nakata. On reprend son souffle avant d’attaquer le plat de résistance… voici quelques unes de mes chroniques quotidiennes pour le site Vitamin.

    Site de la Brigade volante

    Site Point G

    Site Dégustation de vins

    Allez tchin-tchin, à l’été!!!!

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    Profession chapelière ambulante

    Vendredi 12 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    Cela ne vous a pas échappé, depuis quelques mois, les chapeaux en feutre font tourner la tête des stars et c’est tant mieux. J’adore cette tendance avec un faible pour le côté rétro années 20, ravissant sur un carré délicatement cranté. C’est la passion d’Annie Côté, chapelière ambulante, véritable artiste.

    Photo: Annie Côté

    5 QUESTIONS À ANNIE CÔTÉ

    Comment es tu devenue “chapelière ambulante”?

    Annie Côté: Je me cherchais un chapeau de feutre mais j’avais beaucoup de difficulté à en trouver un qui me plaise vraiment. Tu vois, le genre unique. Je me suis dit: “pourquoi ne pas le fabriquer moi-même?”. La deuxième question qui s’est ensuite posée: “mais comment?”. La réponse est vite arrivée. La modiste Montréalaise Lucie Grégoire partage son savoir-faire en offrant quelques ateliers de création de chapeaux. J’ai donc suivi l’atelier de moulage du feutre avec beaucoup d’attention, il y a de cela 4 ans déjà. Une chapelière en moi est née. Quel beau métier!  Quel bel univers que celui des chapeaux!

    Tu te qualifies de chapelière ambulante, pourquoi?

    AC: Mon atelier n’a malheureusement pas pignon sur rue pour le moment, je travaille de la maison.  Et comme, on ne peut pas trouver mes chapeaux en boutique, je propose de me déplacer à la demande boîtes à chapeaux en main.

    Combien de temps faut-il pour confectionner un chapeau?

    AC: Le temps de confection varie selon les modèles. Le travail s’échelonne sur 2 jours – un certain temps est nécessaire pour apprêter le feutre à être moulé – ensuite une journée de moulage sur une forme en bois est nécessaire avant la mise en pli et la finition du chapeau.

    Photo: Créations Annie Côté

    Ta passion est le feutre…

    AC: J’adore le feutre et sa façon d’être sculptable! Mes créations uniques sont rarement préméditées… j’aime créer sur l’impulsion du moment. Je peux aussi faire du sur-mesure avec une ligne conductrice à la demande d’une cliente.  Mon bonheur absolu, c’est l’heureuse rencontre d’une tête et d’un chapeau, quel bonheur de pouvoir assister à cela!

    Quelle est ta clientèle?

    AC: Ma clientèle est féminine, de tous âges et de tous styles… aussi variée que mes chapeaux.  Pour le moment, le seul moyen de se procurer l’une de mes créations est de me contacter et de prendre rendez-vous. Je vais participer au défilé P[h]assion qui aura lieu en mars prochain, où des fonds seront amassés pour l’ACCM.

    Site Annie Côté

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