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  • Archives pour juin, 2010

    Sacré Christian Louboutin

    Mardi 29 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    Extrait du dernier Kill Magazine – Numéro d’été

    L’OBJET DU DÉSIR : Une paire de Louboutin

    Elle est l’incarnation même du désir, c’est le must de la haute-chaussure, la meilleure amie des princesses, des stars et de tout le gotha. Vous êtes vous déjà demandé  pourquoi? C’est chimique: les créations de Christian Louboutin rendent les femmes si belles, si sûres d’elles, si irrésistibles et le seul vermillon de leurs semelles suffirait à réveiller les ardeurs du plus endormi des amants…

    Au cours d’une de mes émissions de télévision dominicales en France, Christian Louboutin me révéla “ma vocation est née le jour où enfant, je suis tombé sur ce panneau interdisant aux femmes de porter des talons hauts pour ne pas rayer le plancher en bois du Musée National des Arts d’Afrique et d’Océanie (à Paris) ». « Folie pure » pensa à l’époque le jeune Christian. De ce jour, il n’a de cesse de dessiner à l’infini des chaussures à talons avec des boucles comprimées et des semelles. À 16 ans, à l’âge ou d’autres s’amusent à séduire les filles, lui crée pour elles. Les danseuses de cabaret sont ses sujets d’étude préférés, dessinant des modèles ayant pour seul et unique but de magnifier leurs déjà sculpturales anatomies. Puis vient le temps de l’apprentissage chez Roger Vivier, légende vivante de la chaussure, il y côtoie les plus grands de la mode et s’y fait un nom.

    Son coup de génie absolu est d’imaginer « l’envers du décor » aussi classe qu’excitant, des semelles d’un rouge vermillon comme le vernis à ongles de son assistante de l’époque, devenu la signature de sa marque, unique et reconnaissable entre toutes, extraordinaire coup marketing supplantant la plus grande campagne médiatique jamais imaginée. Aujourd’hui, consacrées universellement, les divines créations du chausseur culte sont partout. Pas un Festival de Cannes, une cérémonie des Oscars sans son défilé de « Louboutin » sublimant les jambes galbées de nos stars préférées foulant ainsi divinement les tapis rouges du monde entier. Dernier « saint » sacrement en date, le deuxième long métrage au cinéma de Sex and The City est une ode au chausseur français coiffant sur le poteau un Manolo Blahnik certainement au bord du gouffre. Carrie Bradshaw, arbitre des tendances, en a décidé ainsi.

    Saint Christian Louboutin, il est temps de vous ériger une statue virtuelle en hommage à votre géniale créativité rendant les femmes toujours plus belles et toujours plus désirables, n’est-ce pas messieurs?

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    CHANTAL THOMASS A CARTE BLANCHE DANS LE NOUVEAU KILL

    Mardi 15 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    La papesse des dessous chics, Chantal Thomass, a carte blanche dans le tout nouveau Dress to Kill Magazine d’été : un très beau numéro dédié au DÉSIR  sur lequel, j’ai eu l’immense plaisir de travailler comme rédactrice en chef mode.

    Extrait de la carte blanche de 7 pages et de mon entretien avec Chantal Thomass.

    Photo: Carte Blanche Chantal Thomass pour « Dress to Kill » Magazine, numéro d’été.

    Lorsque le thème « Désir » fut décidé, un seul nom me vint en tête : Chantal Thomass la papesse de la haute-lingerie sexy, celle qui révolutionna à tout jamais notre façon d’appréhender corsets et balconnets, porte-jarretelles et guêpières, bas et collants devenus entre ses mains les meilleurs alliés du Désir. Je m’empressais de sauter sur mon téléphone, la réponse de la créatrice fut immédiate «oui,  avec plaisir ! ».

    Tout commence dans les années 70. Alors que Mai 68 et la vague hippie ont sonné le glas du soutien-gorge, Chantal Thomass rêve secrètement de lingerie sexy et légère. Ni voyez aucune arrière-pensée politique, ni aucune provocation « les femmes portaient des modèles fonctionnels, du chair ou du blanc, quand elles en portaient, et moi je désirais créer des dessous rouges, jaunes, bleus inspirés des annés 30-40-50 ou de Pigalle ». Par désir de séduction ? « Non, par amour de la dentelle et pour que les femmes se plaisent à elles-mêmes ».

    Au tout début du commencement, elle crée un prêt-à-porter très suggestif: de délicats soutien-gorges glissés sous des blouses transparentes, de légères nuisettes et de sublimes corsets à porter au grand jour « pour moi, la lingerie est avant tout un élément de mode et cela c’était nouveau. J’ai été la première à utiliser des imprimés rigolos, de la dentelle Chantilly ou de la flanelle ». Elle est officiellement la première à faire passer les dessous dessus, une vraie révolution à l’époque, et à s’amuser du décalage masculin-féminin, imaginant des corsets en daim ou satin qu’elle fait porter sur des chemises d’hommes. Coquetterie coquine, élégante sensualité…

    Alors imaginez à la question “Et le porno-chic dans tout cela? », la réponse est ferme et sans détour : « je n’aime pas cela… à la rigueur des menottes en dentelle pour le clin d’œil. Le porno-chic dépasse totalement le désir… le désir c’est tellement plus mystérieux ! ». Si Chantal Thomass, coupe à la Louise Brooks, tailleur-pantalon noir et bouche carmin, aime se jouer des clichés de soubrette, de nurse, de playmate rétro, elle ne sombre jamais dans le vulgaire parvenant toujours à flirter avec une image sexy aux frontières du sulfureux. Une vraie performance qu’elle doit à une bonne dose de pince sans rire et d’humour, à l’image d’une Betty Boop « inspirante, mignonne et drôle ».

    Tiens, parlons en des pin-ups, les beautés callipyges de Vargas aux formes envoûtantes sont depuis toujours  ses sources d’inspiration. Il y a aussi bien-sûr « Marlene Dietrich… Dita Von Teese:  la féminité incarnée, elle adore la lingerie et c’est d’ailleurs une cliente ! Charlize Theron ou encore Marion Cottillard, la jeune comédienne française oscarisée pour «  la Môme » d’Olivier Dahan : une beauté très féminine ». Elle s’imagine habiller leurs jambes, l’une des autres passions de sa vie, « de collants, de bas opaques, de dentelle, de transparences, de trompe l’œil. Une jambe habillée est plus attirante. » En 1979, elle fait réaliser de la dentelle en Lycra pour la tenue parfaite des collants fantaisie, lançant la vogue des jambes gainées d’arabesques.

    Ainsi va la vie, la papesse des dessous chics passe la sienne à révolutionner la notre, s’attaquant désormais aussi aux objets du quotidien en les rendant irrésistiblement attirants: des accessoires de téléphone, au plus sexy des lave-linge pour Vedette, en passant par une ligne de cosmétiques pour Nivéa… Elle cultive avec passion son univers capitonné aux allures de boudoir, à l’image de sa dernière boutique-écrin de la rue Saint-Honoré à Paris, signée Christian Gion “ il y a du rose partout pour donner bonne mine et mettre le corps en valeur!».

    Chantal Thomass, je terminerai en vous citant « j’adore l’idée de ne penser qu’à soi de temps en temps !», vous qui savez si bien penser à nous et nous révéler toujours plus désirables. Merci.

    Site de Chantal Thomass

    Photo: Carte Blanche Chantal Thomass pour « Dress to Kill » Magazine, numéro d’été.

    Découvrez le Dress to Kill d’Été, un numéro hautement DÉSIRABLE.

    Site de Dress to Kill

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    Le vide-dressing

    Mercredi 9 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    Photo: Le dressing de Roxane

    Le vide-dressing: une tendance qui se confirme… Bien trop souvent, on achète sur une impulsion un pull trop petit, une jupe pas assez courte, une robe ni trop ni pas assez… bref les vêtements s’entassent dans nos tiroirs et sur nos cintres à notre grand dam. Après avoir expérimenté les week-ends “on échange nos vêtements entre copines”, les sites de ventes aux enchères, l’heure est aux “vide-dressing”. En France, ces blogues fleurissent et commencent à avoir un vrai succès. Le principe est ingénieux: revendre en ligne des vêtements que l’on a peu ou pas portés, à un prix cassé. Il n’est pas question de vendre plus cher qu’en magasin. La relation entre la vendeuse et l’acheteuse est une relation basée sur l’honnêteté et la confiance. Le vendeur envoie l’article dès réception du chèque, ici il n’est pas question de contrat ni de “satisfait ou remboursé”. On clique, on aime, on achète. Ces sites sont l’oeuvre de jeunes femmes entre 20 et 30 ans, amoureuses de la mode, acheteuses compulsives qui ont trouvé un moyen astucieux de libérer de la place sur leurs cintres et de renflouer leurs caisses à l’approche de nouvelles collections. Pour se donner une idée:  www.ledressingderoxane.blogspot.com. Une tendance montante aussi ici au Québec. À suivre…

    Annuaire des blogs vide-dressing

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    Une ébéniste qui cartonne!

    Dimanche 6 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’ai un coup de coeur pour les meubles en carton « Caprakarton » de Stéphanie Lévesque. Ce ne sont pas des accessoires de décoration mais bien des bibliothèques, des tables de chevet et autres étagères diverses et variées.

    Photo: Meuble Caprakarton

    La designer québécoise, Stéphanie Lévesque, frémit à la vue d’un carton de cuisinière ou de frigo jonchant les trottoirs lorsque d’autres se pâment pour du bois de rose. L’ébéniste-cartonniste réalise de vraies petites merveilles éthiques en donnant toutes les formes possibles et imaginables à cette matière première, habituellement peu prisée. Et pourtant, le carton, c’est résistant, extrêmement flexible et malléable quasiment à l’infini.

    Photo: Meuble Caprakarton

    Coup de chapeau à ces créations made in Québec ou comment « faire du neuf avec du vieux», tendance et pratique. Voilà une ébéniste qui cartonne!

    Site internet Caprakarton

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