Temps forts, moments choisis, instantanés de Paris à Montréal en passant par New-York, Guillaume Alcaraz s’est amusé à marier des univers… Travail sur les perspectives, montage graphique, minutie des détails, jeux de courbes, évocations, vibrations, connections… tranches de vie irrésistibles!
En faisant des recherches sur internet, je suis tombée, pas tout à fait par hasard, sur cette vidéo du titre « Putain ça penche » d’Alain Souchon. Il y a 3 ans, le chanteur français a eu la bonne idée de réaliser un clip uniquement sur le net de cette chanson dédiée à une liste interminable de marques, dénonçant à sa façon la société de surconsommation.
Un matin, mon téléphone sonne donnant lieu à une conversation surréaliste sur les bords.
Le réalisateur: « Bonjour, accepteriez-vous de faire partie du prochain clip d’Alain Souchon? »
Moi: « Euh…. vous ne m’avez pas encore entendue chanter… ni jouer la comédie, vous n’allez pas être déçu! »
Le réalisateur: « Non, en fait vous n’aurez pas à chanter, juste à faire semblant. Ce sera un playback interprété par des présentateurs télé, des stylistes et designers… ça ne s’est jamais fait, un clip tourné de cette façon et diffusé uniquement sur internet. »
Moi: « C’est vrai… bon, ben… je suis flattée… alors oui… (timidement) »
Franchement, entre nous, est-ce qu’il y a quelque chose de plus flippant que le KARAOKÉ filmé??? Bon, maintenant, regardez, je suis sûre que cela vous fera au minimum sourire… mais le plus rassurant dans l’histoire, c’est qu’on est tous pas terriblement synchrone… Franchement? C’est un super souvenir!
Cette semaine, on fonce se relaxer au SPA Victoria Park, huuummmmm; on se jette sur des objets design du moment et on se crée une garde-robe sur-mesure: astucieux et relaxant. Lisez mes chroniques quotidiennes sur Vitamin Daily.
Plaisirs multisensoriels à commencer par celui des yeux.
Il m’aura fallu 2 ans pour comprendre le vrai sens de l’été indien. Et pourtant, pas de quoi couper les cheveux en quatre, l’été des indiens (en bon québécois), c’est pile en ce moment, lorsque pendant plusieurs jours consécutifs, les températures grimpent de 5 degrés (celsius) au delà des normales saisonnières, comme les derniers soubresauts de l’été avant de s’engouffrer dans le froid sidéral. Mais stop, je m’arrête là, il n’est pas question de s’attaquer à ce dossier épineux, réjouissons nous plutôt et levons nos verres à l’été indien, tant attendu. Pour vous de l’autre côté de l’Atlantique, sur le vieux continent, vous vous questionnez certainement « Mais pourquoi tant de joie ? ». C’est assez simple, ce sont certainement les derniers jours de talons vertigineux sans risquer la chute fatale, les derniers jours de robes et bas légers sans risquer une pneumonie, les derniers jours sans enfiler quinze couches de vêtements… course poursuite pour attraper le maximum de chaleur. Alors, comme ces rayons du soleil venant caresser tendrement nos longues silhouettes, le duo norvégien Kings of Convenience, cousin sur les bords de Jay-Jay Johanson, a vite a vite fait de nous envelopper de leurs voix suaves.
Photo: Album « Fancy Footwork » du duo Chroméo
D’un duo à l’autre, il n’y a qu’un pas à sauter avant de vous parler des deux Montréalais de Chroméo, groupe électrofunk jusqu’au bout des ongles. Pee et Dave se sont rencontrés sur les bancs d’école et se définissent comme l’unique collaboration musicale arabo-juive depuis le début des temps. À Londres, leur nom est sur toutes les lèvres et moi, je ne me lasse pas d’écouter en boucle « Bonafied Lovin » en sautant de joie à l’idée de porter ces « Louboutin » de 15 cm de haut!
Lorsqu’on débarque pour la première fois à Montréal, on est saisi par la beauté des tags, un peu partout à travers la ville. À Paris, ce sont souvent des mots jetés isolément, des slogans politiques à moitié effacés et très rarement des œuvres autorisées. Ici, le graffiti est une forme reconnue d’expression urbaine puisant son inspiration dans la rue, à l’image du Hip Hop.
C’est très cliché, mais en bonne européenne, encore fraîchement installée ici, j’adore ces tags parcourant les murs de la ville. Voici des photos de mon ami John Holmes.
Ce type de graffiti est né à New York à la fin des années 1960 avec l’apparition de tags, au départ dans les métros et trains de banlieue.
Jean-Michel Basquiat s’est d’ailleurs fait fait connaître comme peintre de rue, à New York…
Le graffiti, en plus de sa dimension de détournement de la publicité urbaine omniprésente, s’est généralisé en une tentative de détournement général du milieu urbain.
Bonjour et bienvenue. Dans « Une Parisienne à Montréal », je vous ferai découvrir Montréal et ce qui en fait pour moi, une ville unique, étonnante et surprenante. Je vais rencontrer les designers, les artistes au sens large mais aussi tous ces français qui se sont installés ici et qui font vibrer cette grande ville bilingue multiculturelle. Je vous révèlerai leurs histoires, leurs coups de cœur, leurs bons plans, leurs bonnes adresses. De l’autre côté de l’Atlantique, Philippe Vecchi partagera avec nous ses vues de Paris.