Martin Rondeau: ovni artistique
Lundi 17 janvier 2011Par Elsa Vecchi
J’ai envie de partager avec vous un coup de coeur artistique du nom de Martin Rondeau: artiste photographe basé à Montréal. Ces dernières années, il surfe entre campagnes publicitaires des plus prestigieuses et tableaux photographiques magistraux. Sa marque de fabrique? De grands formats de photos tressées à la main – technique qu’il est le seul à pratiquer dans le monde pour un rendu visuel absolument incroyable – sans omettre de mentionner ses expositions de Miami à Paris…
Il s’est plié au jeu du questions/réponses pour mon plus grand plaisir.
Quelles sont tes plus grandes campagnes publicitaires?
Martin Rondeau: Parasuco jeans – Philippe Dubuc – La Maison Simons – Le Chateau – Fur Council of Canada
Ta plus grande fierté / campagne publicitaire?
MR: Sans aucune hésitation, la campagne de Philippe Dubuc en collaboration avec Moet et Chandon en 2002.
Quand pour la première fois as-tu tressé une photo?
MR: C’était en octobre 2006 pour une couverture dédiée à un livre sur le tricot aux éditions Random House à NY et cela m’a fait l’effet d’une révélation…
Photographie fournie par Martin Rondeau – Crédit: Martin Rondeau
Es-tu le seul au Monde à utiliser ce procédé?
MR: Oui, à tresser de la photo entre l’art et la mode.
Où exposes-tu dans le monde?
MR: À New York, Paris, Montréal, Miami, Toronto.
Concilier les campagnes pub et l’Art, est-ce parfois compliqué?
MR: Oui, c’est difficile car je dois tenter de convaincre les clients d’aller de l’avant…et de faire des choses qu’ils n’ont pas vues ailleurs. Ils ont trop souvent tendance à suivre et à copier ce qui se fait déjà sur le marché international de la mode.
Photographie fournie par Martin Rondeau – Crédit: Martin Rondeau
Tes projets à venir?
MR: Trouver une galerie permanente à New York et Paris. Rechercher les clients qui adapteraient leurs visions à mon travail… Me remettre au portrait – et le tresser.
Quelle sera la thématique de ta prochaine exposition?
MR: Ce sera une exposition résumant de mes « 0 à 12 ans » – le souvenir de mon inconscient en images!
Montréal a-t-elle une couleur particulière quand on la photographie? Et Paris? Et New York?
MR: Montreal: RAW – Paris: CHIC. New York: VERT DE GRIS.
Photographie fournie par Martin Rondeau – Crédit: Martin Rondeau
Une confidence sur ton travail?
MR: (sourire) Mon travail à toujours été mon bébé et mon Dada – effectué avec spontanéité. C’est une recherche sans fin, un Lifestyle sans censure: VRAI.










Cette dernière année, on n’a jamais autant entendu parler de Denis Gagnon, et pourtant depuis dix ans, il crée des modèles souvent proches de la haute couture. Dix longues années qui ne ressemblent pas toujours à un long fleuve tranquille. Je ne reviendrai pas sur l’échec de son magasins et de ses années plus sombres, parce qu’aujourd’hui tout sourit au designer. Des défilés encensés par la critique -une collaboration à l’image des plus grands avec la chaîne de vêtements québécoise Bedo - un film « Je m’appelle Denis Gagnon » que le réalisateur Khoa Lê lui a consacré – et depuis quelques jours, une exposition au Musée des Beaux Arts de Montréal, faisant de lui le premier créateur de mode canadien à entrer au Musée. L’heure de gloire? Certainement, et le meilleur reste à venir.













Bonjour et bienvenue. Dans « Une Parisienne à Montréal », je vous ferai découvrir Montréal et ce qui en fait pour moi une ville unique, étonnante et surprenante. Je vais rencontrer les designers, les artistes au sens large, mais aussi tous ces Français qui se sont installés ici et qui font vibrer cette grande ville bilingue multiculturelle. Je vous révélerai leurs histoires, leurs coups de cœur, leurs bons plans, leurs bonnes adresses. De l’autre côté de l'Atlantique, Philippe Vecchi partagera avec nous ses vues de Paris.