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  • Archives pour la catégorie « ARTS »

    Une ébéniste qui cartonne!

    Dimanche 6 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’ai un coup de coeur pour les meubles en carton « Caprakarton » de Stéphanie Lévesque. Ce ne sont pas des accessoires de décoration mais bien des bibliothèques, des tables de chevet et autres étagères diverses et variées.

    Photo: Meuble Caprakarton

    La designer québécoise, Stéphanie Lévesque, frémit à la vue d’un carton de cuisinière ou de frigo jonchant les trottoirs lorsque d’autres se pâment pour du bois de rose. L’ébéniste-cartonniste réalise de vraies petites merveilles éthiques en donnant toutes les formes possibles et imaginables à cette matière première, habituellement peu prisée. Et pourtant, le carton, c’est résistant, extrêmement flexible et malléable quasiment à l’infini.

    Photo: Meuble Caprakarton

    Coup de chapeau à ces créations made in Québec ou comment « faire du neuf avec du vieux», tendance et pratique. Voilà une ébéniste qui cartonne!

    Site internet Caprakarton

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    Montréal: ville à la pointe de l’électro grâce au MUTEK

    Vendredi 30 avril 2010

    Par Elsa Vecchi

    Montréal, c’est la ville des festivals (plus de 200 par an!) et des révélations musicales. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du MUTEK, le festival des arts électroniques reconnu dans le monde entier. Il s’est vu décerner (il y a peu de temps)  le 25e Grand prix du Conseil des arts de Montréal. « Un prix qui témoigne de la vitalité de la métropole dans le domaine de la création numérique » comme l’écrivait le quotidien québécois La Presse.

    Je me suis empressée de prendre rendez-vous avec Alain MONGEAU, le fondateur du festival pour me parler de ce prix et de la prestigieuse affiche du prochain MUTEK dont la 11ème édition se tiendra du 2 au 6 juin prochain à Montréal, bien-sûr: À NE RATER SOUS AUCUN PRÉTEXTE CES CENTAINES D’HEURES DE MIX, DE DÉCOUVERTES ET DE FRÉNÉSIE AMBIANTE: DE QUOI PERDRE LA TÊTE.

    Vous avez reçu ce Prix symboliquement pour les 10 ans du Festival. C’est  la première fois que les arts électroniques sont ainsi récompensés ?

    Alain MONGEAU : OUI… On est très heureux, le Prix est une reconnaissance pour tout le travail accompli en une décennie. C’est un vrai sceau d’approbation et en même temps un encouragement à continuer. C’est en effet la 1ère fois que les arts numériques sont récompensés !

    Le MUTEK est aujourd’hui reconnu dans le monde entier. Il y a 11 ans, c’était une grande première en Amérique du Nord ?

    AM : Il y a 11 ans, c’était une première en Amérique du nord et dès la première édition, on a senti qu’on avait eu raison de monter ce festival… pourtant l’époque n’était pas forcément propice.

    Vidéo: Comeme – Mathias Aguayo

    Votre objectif ?

    AM : On désire attirer des gens vers Montréal mais notre travail est aussi d’aller vers l’extérieur. Par exemple, une tournée aura lieu pour la 2e année consécutive, du 1er au 18 avril dans 9 villes nord-américaines. Le festival s’est aussi étendu au Chili, en Argentine et au Mexique.

    Parlez-moi svp de l’édition 2010…

    AM : Il y aura plus d’une centaine de participants canadiens et internationaux. On va explorer les frontières de la création électronique et mettre en valeur le savoir-faire, la vitalité et la maturité des artistes les plus pertinents et excitants de l’heure. On souhaite présenter « ce qu’il y a de plus hot » !

    La programmation vient d’être  dévoilée, pourriez-vous me citer quelques soirées ?

    AM : Le mercredi soir, on a mis le focus mis sur « Comeme » de Mathias Aguayo : soirée consacrée à ce label – sonorités urbaines latino-américaines. Le samedi, ce sera une nuit blanche, plus proche des sonorités house. L’un des clous sera Guillaume & the Coutu Dumonts, il va monter un band spécialement pour le MUTEK et annoncera la sortie de son prochain album. Pour la programmation, rendez-vous sur notre site .

    Vidéo: Guillaume & the Coutu Dumonts

    Aujourd’hui à quel autre festival pourrait-on comparer le MUTEK ?

    AM : Le plus proche même s’il est beaucoup plus gros : SONAR le festival qui se tient à Barcelone.

    Site officiel du MUTEK

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    Renan Luce, un chanteur au succès modeste

    Vendredi 26 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Son 1er album « Repenti » a fait de lui une star de la chanson française, Renan Luce a pourtant gardé une certaine réserve et cette allure de jeune homme sage. Le chanteur au succès modeste  revient pour la quatrième fois au Québec avec un nouveau disque « Le clan des miros ».

    Photo: Renan Luce – Crédit: Jean-Baptiste Mondino

    Faute de temps, je n’ai malheureusement pas pu rencontrer l’artiste en personne, je l’ai donc interviewé par téléphone. Un entretien au saut du lit, frais et spontané. Verdict? Renan Luce est absolument délicieux.

    Allo, bonjour, comment se passe votre séjour au Québec ?

    Renan Luce : Très bien, j’étais en concert hier à Québec et ce soir à Montréal. Je suis juste un peu déçu par le manque de neige (sourire)

    Comment trouvez-vous le public québécois ?

    RL : J’avais l’appréhension de jouer devant un nouveau public mais cela s’est très bien passé. Le public québécois est très chaleureux !

    Est-ce difficile de jouer devant un nouveau public ?

    RL : J’ai un peu l’impression de redébuter ici, mais je vous avouerai que c’est aussi un vrai plaisir d’avoir l’impression de chanter les chansons pour la première fois.

    Votre premier album a été un vrai succès, à peu près 800 000 disques vendus, comment l’avez vous pris ?

    RL : À ce moment là, j’étais beaucoup sur les routes en tournée avec un quotidien très régulier. Cela m’a permis de prendre les choses avec beaucoup de recul et beaucoup de plaisir bien-sûr. Sur cette tournée, j’ai d’ailleurs commencé à écrire quelques chansons du « Clan des miros ».

    Vous êtes auteur-compositeur-interprète. Comment composez-vous ?

    RL : Cela part de quelque chose de très instinctif. Je compose quelques mélodies puis j’écris un bout de texte et ainsi de suite. Cela se fait par petites touches. Je peux écrire une chanson en quelques heures ou en quelques mois. Cet album m’a pris à peu près 8 mois de création.

    Parmi les titres, il y cette chanson « Femme à lunettes »…

    RL : (Sourire) Oui, c’est un message pour ma femme à lunettes et c’est aussi un clin d’œil au titre de l’album « Le clan des miros ». Il raconte l’histoire de quelqu’un qui n’arrive pas à prévoir les choses. Cela résume aussi parfaitement la dernière journée en studio, une journée d’hiver froide et brouillée. Le clan, c’est la famille avec laquelle on compose.

    Vous avez composé « On n’est pas à une bêtise près » , le titre de la bande-originale du film « Le petit Nicolas » de Laurent Tirard. Comment cela s’est passé ?

    RL : J’ai eu beaucoup de chance, l’équipe du film est venue me chercher ! Lorsque je composais ce titre, j’essayais de me rapprocher au maximum de mes souvenirs d’enfance, j’ai beaucoup lu « Le petit Nicolas » lorsque j’étais enfant.

    Vous avez d’ailleurs gardé une vraie fraîcheur et une vraie simplicité !

    RL : Merci, c’est une vraie facette de ma personnalité. C’est aussi une esthétique qui me plaît. Écrire des chansons est aussi un jeu!

    Site officiel Renan Luce

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    LA GRANDE SOPHIE SE MET À NU

    Mardi 9 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’ai eu l’immense plaisir de rencontrer La Grande Sophie – la chanteuse française – le temps d’une interview décontractée dans un petit bar de Montréal. Tête-à-tête avec une jeune femme épanouie, sereine, au bonheur de vivre contagieux… et très grande comme l’annonce son nom… immortalisée par mon merveilleux acolyte Guillaume Alcaraz.


    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    La Grande Sophie est venue passer une dizaine de jours au Québec pour la promotion de son 5ème album « Des Vagues et des ruisseaux » sorti il y a déjà plus d’un an en France. Elle s’abandonne cette fois-ci dans un registre épuré et intimiste marquant une vraie rupture avec ses 4 disques précédents, clairement « électrique ». Elle ose même y faire une reprise d’un des titres de Barbara « Dis quand reviendras tu ? » merveilleusement accueillie par les fans de la Dame en noir. La lionne a fait patte de velours, un coup de maître…

    Vous commencez à être une habituée du Québec…

    LGS : Oui, je suis venue plusieurs fois l’hiver et l’été pour les Francofolies. C’était formidable mais trop court, j’aimerais vraiment revenir pour faire une grande tournée à travers tout le Québec.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Vous avez également fait les premières parties du chanteur québécois Dumas…

    LGS : Oui et j’en garde un très bon souvenir. Au départ, je l’avais invité sur mes premières parties en France et puis, il y a 2 ans, il m’a proposé à son tour de le rejoindre sur sa tournée. À l’époque, je sortais d’un Zénith à Paris (immense salle) avec tous mes musiciens, de nombreux invités sur scène et même des majorettes. Deux jours plus tard, je me retrouvais au Québec toute seule sur scène avec ma guitare et ma grosse caisse : un vrai choc ! Finalement, c’est ce qui m’a donné envie de faire l’album « Des vagues et des ruisseaux ». Après 4 disques très « électrique », j’avais soudainement envie d’épurer ma musique, de regarder les lignes principales en prenant vraiment mon temps.

    Dans cet album, vous parlez de doute, de pardon, de valse des adieux, de quotidien d’une « celibattante »… Vous vous mettez enfin à nu!

    LGS : (sourire) Quand j’ai commencé, il y a 10 ans, pour moi aller dans l’intime et l’émotion, c’était une fragilité et je ne voulais pas me présenter comme cela. Avec le temps, j’ai laissé la place à l’émotion et pour la première fois je suis allée fouiller au fond de moi, ma voix est d’ailleurs beaucoup plus présente comme si j’avais moins peur qu’on l’entende…. Oui, je me suis mise à nu.

    Vous faites une reprise de Barbara « Dis quand reviendras tu ? ». C’est s’attaquer à un monstre…


    LGS : Oui d’autant plus que Barbara a encore des forums de fans qui se déplacent lorsqu’il y a un événement en relation avec leur idole et là, ça passe ou ça casse. Ils peuvent vous démolir. La première fois que je l’ai interprété, c’était aux Francofolies de La Rochelle à l’origine de la demande et le public a été emballé. J’ai décidé de garder le titre sur « Des vagues et des ruisseaux ». Il conclue parfaitement l’album.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Dans la carrière d’un artiste, à un moment donné, on parle toujours de « l’album de la maturité », en êtes-vous là ?

    LGS : Je ne veux pas prendre la maturité comme un aboutissement en soi. Je veux la prendre comme le résultat de toute mon expérience acquise depuis le début : des années de scène et  4 albums « électrique ».

    Vous avez débuté sur scène. Est-ce toujours votre moteur?

    LGS : J’adore la scène, ces moments incroyables, avoir les yeux dans les yeux avec le public. Ce qui est fou c’est qu’on ne sait jamais ce qui va se passer. Il y a des gens qui vous découvrent, d’autres qui partent au quart de tour, ceux qui ont envie de danser, de chanter, chaque soir est unique.  Franchement, ce sont les seuls moments où l’on est vraiment ancré dans le présent.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Quels sont vos projets à venir ?

    Un showcase le 11 février à l’Astral de Montréal avec mon pianiste. Je vais aussi me produire dans la ville de Québec avec l’organisme Rideau et puis revenir dans quelque temps pour faire une vraie tournée au Québec.

    Quelles sont vos adresse coups de cœur à Montréal?

    Le Beauty’s: 93 avenue du Mont-Royal Ouest, Montreal - 514-849-8883

    Le Ginger : un restaurant japonais
    Le dépanneur – Site
    Faire du ski, la nuit: c’est génial, en France, ce n’est pas possible!!!

    Site officiel La Grande Sophie

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    TEMPS FORTS

    Mercredi 3 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Temps forts, moments choisis, instantanés de Paris à Montréal en passant par New-York, Guillaume Alcaraz s’est amusé à marier des univers… Travail sur les perspectives, montage graphique, minutie des détails, jeux de courbes, évocations, vibrations, connections… tranches de vie irrésistibles!


    Airport – Photo: Guillaume Alcaraz

    Boeing – Photo: Guillaume Alcaraz

    Movida – Photo: Guillaume Alcaraz

    Regard – Photo: Guillaume Alcaraz

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