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  • Archives pour la catégorie « GUEST STARS »

    Siglé Silk me back

    Jeudi 27 octobre 2011

    Par Yvan Schneiderlin

     

    17 Mars 2011, premier teasing post Fukushima en provenance de Lyon (France) sur http://silkmeback.blogspot.com/ évoquant « la situation dramatique » du Japon, « les liens privilégiés et fructueux établis par la soie entre la ville de Lyon, sa région et le Japon ». Les auteurs d’un projet nommé Silk me back rappelaient alors que c’est « grâce au réapprovisionnement des vers à soie japonais, que l’industrie séricicole française, sinistrée par une épidémie en 1855, fût sauvée ; et que c’est à un français (M. Paul Brunat, natif du département de la Drôme) que revient la paternité de la première usine mécanisée du Japon au début de la restauration de Meiji (1872), ainsi que la filature, la plus grande du monde à l’époque, à Tomioka, dans la province de Gunma, frontalière de celle de Fukushima, belle province sous le soleil levant non encore fatalement pervertie par les vénéneuses extravagances nucléaires…

    Pour initier en douceur le « buzz », Silk me Back s’est tout d’abord présenté par la petite porte un peu rouillée des très institutionnelles « Journées européennes du patrimoine » dans l’ancienne usine-cité lyonnaise de soierie Tase transformée en workshop provisoire pur fil : concerts, conférences, soirée privée pour fêter le classement (partiel) de cette friche industrielle aux Monuments Historiques…

    Un faire valoir idéal pour lancer sur les ruines de la splendeur des soyeux une ligne de Kimonos et de Yukatas très couture sous le label Silk me back (pièces uniques ou séries limitées), produits d’appel à artistes et stylistes forcément happy few.

    Une fois finalisée, avec le concours tout de même de prestigieux partenaires (dont le Holding Textile Hermès), cette collection évènementielle doit s’égayer le printemps venu moyennant finances, amies et amis des podiums ; le bénéfice de la vente étant destiné à soutenir le Japon sinistré avec un joli chèque remis aux relais du projet sur place.

    Un petit –tout petit- coup d’œil en preview sur les réalisations des artistes ?

    No way, chères. Mis à part la photo ci-contre du 1er kimono de la série, crânement assumé dans les gravats de l’usine Tase par Frédéric Jacques Huet, le Musée des Tissus se réserve l’ultime exclusivité. Tout au plus, peut on écrire aujourd’hui que, aimantés par la directrice artistique et initiatrice du projet Isabelle Moulin (ex-styliste chez Lolita Lempicka et Lanvin Haute-Couture) quelques japonais se sont artistement proposés (une exposition, un défilé à Tokyo, Yokohama ou Tomioka ?) et que le nom de la fille du plus célèbre diplômé (après Paulin et Wilmotte ?) de l’upper class école d’art parisienne Camondo, Ara Starck, peintre sur grand format est avancé parmi les heureux nominés dont les kimonos et Yukatas seront exposés en majesté et pour de bon parmi les, somptueuses, collections du Musée des Tissus, à Lyon, France.

    Collection Silk me Back, visible au Musée des Tissus (Lyon), du 2 Février au 10 Mars. (renseignements & programme complet sur le blog http://iznao.blogspot.com/)

     

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    Renaud Perrin, l’imagier voyageur

    Jeudi 18 novembre 2010

    Par Elsa Vecchi

    Je suis heureuse d’accueillir, pour la deuxième fois sur mon blog, Yvan Schneiderlin – magnifique plume – et ses coups de coeur multiculturels. Yvan, vous êtes ici chez vous…

    Yvan Schneiderlin

    Au fil des deux ou trois –pas plus- salons spécialisés en France et en Belgique, une génération d’illustrateurs touche-à-tout paraît et parfois brille aussi bien dans le domaine de la musique, du beau livre, du cinéma, que dans le chronophage « wild wild web »… L’illustrateur Renaud Perrin est l’un de ces drôles d’oiseaux rares.

    Photo: Renaud Perrin

    L’illustre et prestigieux aîné, l’italien Enzo Mattoti n’était pas là lors du dernier salon où l’on cause petits et grands dessins. Pleins feux donc sur le jeune auteur d’une dizaine d’albums et romans pour la jeunesse, (avec Catherine Chardonnay, « La chasse au fauve » et « les Petits mots d’Alfonso », chez Albin Michel jeunesse), d’un nombre respectable de travaux de commande et de séries personnelles, expos (en solo ou collectives, dont « La forêt de mon rêve » jusqu’au 27 février à la galerie du conseil général à Aix-en-Provence), scénographies, objets, collages, dessins (à Madrid), linogravures en microédition parfois épuisées (ou non encore éditées à ce jour, avis aux éditeurs méritants), souvent inspirées par des écrivains rares tels que Arthur Cravan (Œuvres, poèmes, articles, lettres, Editions Gérard Lebovici, Paris 1987), Georg Büchner ou Henri Michaux… à pied, à cheval sur la toile ou non ses images voyagent et, surtout font voyager.

    Photo: La forêt de mon rêve

    Installé à Marseille, diplômé de l’école des Arts décoratifs de Strasbourg (carrément sans aucun doute la meilleure des écoles d’art en France), le discret natif des Vosges apparaît aujourd’hui comme l’affranchi idéal des formats traditionnellement attribués à l’illustrateur. Parti de la peinture vers l’illustration pour la presse (Le Monde, Historia, Le Nouvel Observateur…), quand on lui demande –poliment- de préciser ses pensées, Renaud Perrin dit s’être très tôt intéressé à ce qu’il appelle « des dessins d’idées » *, idées souvent sombres et qui vont s’éclaircissant.

    Pour l’amateur de personnages qui bougent, depuis deux ans, l’imagier illustrateur Renaud Perrin a également réalisé quatre courts métrages d’animation au trait noir et poétique présentés par exemple – après l’Islande début octobre, la Sibérie, Amsterdam – début novembre in situ dans des cabanes en bois (les Vosges, toujours) au foisonnant 11ème salon de la petite édition de St Priest (Rhône) dont il était l’invité d’honneur… Quatre petites pièces animées, toutes visibles sur son site dédié où l’auteur a usé de diverses techniques :

    Devoiko ( musique du groupe Boya ) a ainsi été réalisé à partir de dessins gommés, redessinés, image par image. Tandis que les films suivants recourent aux dessins scannés puis animés à l’ordinateur ; un réel gain de temps pour quelqu’un qui travaille souvent seul, ou presque… mais toujours avec son « envie de faire autre chose » et de « bien faire des livres lisibles par tout le monde, les enfants et les adultes », petits et grands livres, rêves de poche en carton publiés depuis 2008 aux éditions Thierry Magnier.

    Le dernier en date, « Les cerveaux lents des cerfs volants » déplie des double pages d’holorimes dans un esprit très Raymond Roussel (voir Anthologie de l’humour noir, d’A.Breton, Ed. J.J. Pauvert). Dans le droit fil de l’imagier Mécamots, abécédaire raffiné de lettres et d’images, dessinées à partir des pièces du célèbre jeu Meccano. Un petit livre très soigné de 64 pages tout papier, relié, dos toilé. Le must, des 7 à 77 ans.

    Photo: Mecamots

    Impression sur un papier d’art en tirage  limité et numéroté par l’artiste

    * Voir également Site la maison en carton petite maison d’édition spécialisée qui vient d’éditer une image de R.Perrin

    Installation de Renaud Perrin et Chloé Poizat au Salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil (Seine St Denis), du 1er au 6 décembre 2010.

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    Babx en concert parisien, french blues d’automne

    Lundi 20 septembre 2010

    Note spéciale de Philippe Vecchi

    Régulièrement, vous retrouverez dans « Guest-stars » des plumes invitées, connues ou moins connues, à qui carte blanche est donnée. Aujourd’hui, Ivan Schneiderlin. Bibliomane & graphomane né à La Mulatière (Rhône), a participé à l’épopée des radios locales privées (Radio Bellevue), options jazz (tendances Creed Taylor, Herbie Mann, Art Ensemble of Chicago) et rock (Billy Preston, Screamin Lord Sutch ?). Survit actuellement de sa plume dans diverses publications, sur le web et dans le print. Dernière publication : « Les Armées de la nuit », édition rare à 30 exemplaires, un livre radical évoqué dans « Vues de Paris » (Serge Versqui Ed). Un écrivain/journaliste exceptionnel qui nous parle aujourd’hui de Babx, en concert à Paris.

    Babx en concert parisien, french blues d’automne

    Par Yvan Schneiderlin

    Photo: Yvan Schneiderlin

    D’abord un fort dossier de presse tressé en laurier au vainqueur du jour : « Musique définitivement organique, parfois tendue, parfois languide, toujours sensuelle », où « des fanfares déglinguées arpentent un monde en ruine ». Entre Monk (Thelonious), Billie Holliday, Brigitte Fontaine, la critique s’est enflammée pour Babx, le nouveau baudelairien total, « jeune homme à la voix de crooner décadent ». Voyageur désenchanté, égaré imaginaire, physique hirsute, mais propre sur lui –et quel sourire, né il y a près de trente ans, formé au piano dans le salon de musique de maman, Babx (David Babin) est issu d’une famille profondément (et professionnellement) mélomane, dit-on.

    Jeune premier déjà légendaire, chargé à bloc dès l’adolescence en disques de Brel, Tom Waits ou Ahmad Jamal, BabX s’est fait la main en composant pour la scène théâtrale. C’est en passant à la chanson, qu’il s’est entouré de deux pointures rares du métier : le magicien Oz Fritz au son (Bill Laswell, Fred Frith…), et la guitare fuligineuse de Marc Ribot, le « crazy frenchman » new-yorkais absolu des dingues de Gibson vintage (tapez « Experimental, Punk, French pop music singles » sur Google) et des meilleures productions d’Alain Bashung, Elvis Costello, Tricky, Tom Waits, Lou Reed…

    Photo: Babx

    2010 : chanteur, auteur compositeur, élégant posément déglingué, toujours très appliqué, le visionnaire Babx traîne un spleen électrique très jabots et dentelles du Japon à Islamabad ou Little Odessa, l’une des perles du somptueux « Cristal Ballroom » (chez Warner), deuxième album et stupéfiant disque de salon, riche –ne soyons pas trop vaches d’au moins trois titres sublimes à ré-écouter ad libitum. Beaux textes et arrangements musicaux savants limite saturés, Babx invite depuis à découvrir de temps à autre sur scène les sons et lumières d’un éclectique cabaret cousu main, sinistre et grandiose. Comme on l’aime, à « Little Odessa »… Pas vraiment mainstream, et déjà adoré des copines.
    I.S.

    Babx, en concert à Paris le 18/10/10, à La Maroquinerie, 19h30.

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    Bienvenue sur mon blog

    Lundi 1 juin 2009

    Cela fait maintenant presque 2 ans que je suis installée à Montréal, et au fil des mois, l’envie de lancer mon blog s’est faite de plus en plus insistante. Un blog, oui mais pour y parler de quoi ? De mode, de l’air du temps, c’est ce que je faisais à Paris. J’étais alors présentatrice de télévision et recevais designers, journalistes, auteurs pour parler tendances dans mon émission: « L’Atelier de la mode ». On le sait: Paris est la capitale mondiale de la mode mais Montréal n’a rien à lui envier sur tellement de points. J’aime les montréalais positifs et créatifs (il me faudrait tellement d’adjectifs), j’aime la ville et son côté underground, sa vitalité, ses ruelles cabossées, son architecture disparate. C’est une ville surprenante pour un Européen et sur mon blog « Une Parisienne à Montréal »,  je partagerai avec vous mes coups de cœur, mes rencontres, mes étonnements. Je vous raconterai les success-stories de ces Français qui ont décidé un jour de s’installer ici et de ne plus repartir. De l’autre côté de l’Atlantique, mon frère: Philippe Vecchi l’une des plus belles plumes en France nous confiera ses vues de Paris. Je gardais le meilleur pour la fin et pour mon plus grand plaisir, Philippe Dubuc, le célèbre designer de mode a accepté d’être mon parrain pour le blog. Je ne pouvais pas rêver mieux. Il m’a confié son amour pour sa ville, ses bons plans, son Montréal inspirant, les indispensables de l’homme glamour, et il en connaît un rayon. Je ne vous en dis pas plus, découvrez l’interview. Bienvenue sur mon blog.

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