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	<title>Elsa Vecchi - Une Parisienne à Montréal &#187; VUES DE PARIS</title>
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		<title>Après le &#171;&#160;Coeur a ses raisons&#160;&#187;,  &#171;&#160;les Bobos&#160;&#187;!</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 12:44:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi Après la série parodique démentielle «le Cœur a ses raisons», les stars québécoises Marc Labrèche et Anne Dorval reviendront à l&#8217;automne dans «les Bobos»! Photo: Anne Dorval et Marc Labrèche &#8211; &#171;&#160;Le Coeur a ses raisons&#160;&#187; Si vous avez raté l&#8217;entrée passez par la sortie: on a toujours adoré la série «le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Philippe Vecchi</p>
<p>Après la série parodique démentielle «le Cœur a ses raisons», les stars québécoises Marc Labrèche et Anne Dorval reviendront à l&#8217;automne dans «les Bobos»!</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/apres-le-coeur-a-ses-raisons-les-bobos/coeur-3/" rel="attachment wp-att-2749"><img class="aligncenter size-full wp-image-2749" title="coeur" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/04/coeur.jpg" alt="" width="420" height="300" /></a></p>
<p><em>Photo: Anne Dorval et Marc Labrèche &#8211; &laquo;&nbsp;Le Coeur a ses raisons&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Si vous avez raté l&#8217;entrée passez par la sortie: on a toujours adoré la série «le Cœur a ses raisons» (diffusée de 2005 à 2007 sur la plus riche chaîne privée québécoise, TVA, sorte de TF1). Deux des plus grandes stars comiques du Québec s&#8217;y sont brillamment illustrées, ce que vous allez revoir via notre coup dans le rétroviseur, mais la nouvelle bouillante est la suivante: les mêmes Marc Labrèche et Anne Dorval s&#8217;apprêtent à jouer dans une émission à sketchs sur Télé-Québec, assurée d&#8217;un carton événementiel national. Intitulés «les Bobos» (même signification qu&#8217;ici, «bourgeois bohèmes»), les 26 shows à venir se foutront de la gueule d&#8217;une classe sociale réplicante par le truchement d&#8217;un couple branchouille, très à l&#8217;aise financièrement, affichant des idéaux de gauche tout en pédalant dans la semoule «post-yuppie». 1) On peut s&#8217;attendre au meilleur du grand n&#8217;importe quoi, mais calibré à la virgule près; 2) peut-être y aura-t-il une reprise française sur la TNT, comme ce fut le cas pour «le Cœur a ses raisons» (NRJ 12, puis carton en prime-time sur MCM), brûlot gondolant sur lequel il nous brûle instamment de revenir&#8230;<br />
Laïus: «Amour, gloire et beauté», «les Feux de l&#8217;amour» et «Santa Barbara», de par leur infernale durée de vie et leur facture impayable, ont de tous temps été l&#8217;objet de parodies, toute la difficulté étant de repasser une couche d&#8217;absurde sur des murs dégoulinant de crétinerie risible. Là où les Nuls excellèrent, une noria d&#8217;amateurs se plantait à vouloir parodier ce qui, de façon intrinsèque, relève déjà du pastiche sirupeux. C&#8217;est d&#8217;ailleurs tout le miel des soap-operas américains que de transformer le feuilleton sentimental en fiction-purée Mousseline, dans laquelle fourrer ses doigts sans jamais tomber sur rien de consistant. Caractéristiques: les personnages y (ré)agissent en boucle, cela pourrait durer deux mille ans et on y parle un méta-langage spécifique, «le savon». Les dialogues s&#8217;envolent, éclatent en plein néant comme les bulles d&#8217;un roman-photo insane, blop-blop, et c&#8217;est bien ce qu&#8217;ont intégré les Québécois qui, eux, traduisent franco de port soap-opera par «opéra-savon». Une appellation contrôlée aujourd&#8217;hui au Canada par Marc Brunet, créateur du «Cœur a ses raisons», et cette fois scénariste des «Bobos» tant attendus. Rien, dans cette série mémorable, ne manque à l&#8217;appareillage burlesque: les frères jumeaux Brett et Brad Montgomery (interprétés par le même Marc Labrèche, absolument idéal, donc probablement trop pour le cinéma français qui l&#8217;a raté en beauté en ne lui offrant pas sa chance -pitoyable erreur ) se tirent la bourre pour le contrôle d&#8217;un empire familial fondé sur la vente de produits&#8230; cosmétiques.</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/apres-le-coeur-a-ses-raisons-les-bobos/coeur2-3/" rel="attachment wp-att-2750"><img class="aligncenter  wp-image-2750" title="coeur2" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/04/coeur2.jpg" alt="" width="431" height="323" /></a><em></em></p>
<p><em>Photo: Anne Dorval et Marc Labrèche &#8211; &laquo;&nbsp;Le Coeur a ses raisons&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>D&#8217;entrée de jeu, le serpent se mord violemment la queue, puisqu&#8217;on parle «en savon» de savonnettes et autre chirurgie esthétique, d&#8217;amours impossibles et de trahisons obligatoires. Sous-titré «Amour, Gloire et Botox», «le Cœur a ses raisons» aligne en parallèle des protagonistes féminins physiquement refaits de 20 à 100%. Imaginez maintenant que chaque séquence démarre avec une flopée de fleurs en amorce et leur muzak d&#8217;ascenseur, que les acteurs imitent la bouche en cœur ce fameux accent français «vu à la télévision», et que toutes les strates parodiques s&#8217;empilent jusqu&#8217;au fou-rire en boucles serrées. Monty Python, Nuls, gags poids-lourds à la «Police Squad» des Zucker-Abraham-Zucker, emprunts faits à Mel Brooks, pour une intrigue sans fond ni fin qui, bien entendu, compte moins que le contour caractéristique des personnages: Criquette la reporter hystero en total sur-jeu (la topissime Anne Dorval), Crystale la mère botoxée «Elephant Woman», Madge la bonniche extirpée de «la Cantatrice chauve» là pour ramasser claques sur baffes, c&#8217;est-à-dire la totale delirium tremens au pays de la surprise permanente et du délassement télévisuel. Suite à ce climax de rigolade intense, c&#8217;est peu dire qu&#8217;on fond d&#8217;avance pour «les Bobos», dont on vous signalera en temps et en heure la date de lancement précise l&#8217;automne prochain, ainsi que l&#8217;adresse du site sur lequel streamer légalement la juteuse affaire. En attendant: séance de rattrapage furieusement recommandée des trois saisons du «Cœur a ses raisons», toujours disponibles en France en coffrets DVD. Rien que du bonheur.</p>
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		<title>&#171;&#160;Work it&#160;&#187;: on a déjà marché sur la série américaine la plus nulle de l&#8217;année</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Mar 2012 18:25:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<category><![CDATA["wok it"]]></category>
		<category><![CDATA[Blog de mode montréal]]></category>
		<category><![CDATA[la pire série télé de l'année]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vecchi]]></category>
		<category><![CDATA[série télé vue par philippe vecchi]]></category>
		<category><![CDATA[série work it]]></category>
		<category><![CDATA[une parisienne à montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi C’est fait, on a trouvé la série américaine 2012 la plus fulgurante. Pas au sens où elle vous laissera à genoux, mais parce qu’elle n’aura duré que le temps éclair de… deux épisodes. Et s’il y a bien une information dont on est certain, c’est que ce “Work It”, tirant dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Par Philippe Vecchi</strong></em></p>
<p>C’est fait, on a trouvé la série américaine 2012 la plus fulgurante. Pas au sens où elle vous laissera à genoux, mais parce qu’elle n’aura duré que le temps éclair de… deux épisodes. Et s’il y a bien une information dont on est certain, c’est que ce “Work It”, tirant dans la catégorie “sitcoms” avec faux rires hystériques à baffer dialoguistes et créateurs, vous n’en verrez jamais la moindre trace à la télévision française, ni même québécoise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/work-it-on-a-deja-marche-sur-la-serie-americaine-la-plus-nulle-de-lannee/work-it/" rel="attachment wp-att-2708"><img class="wp-image-2708 aligncenter" title="work it" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/03/work-it.jpg" alt="" width="300" height="401" /></a></p>
<p>Elle aura beau faire le tour du monde des marchés de la production discount, avec ses six épisodes pourtant tournés, que personne ne s’arrêtera jamais nulle part, pas même pour marcher dedans du pied gauche. Un symptôme somme toute assez courant d’un système de création et de diffusion qui, aussi bien au cinéma (avec ses sorties directes en DVD sans passer par la case France) que dans le cadre des séries nouvelles, fournit son lot de productions directement balancées aux ordures à relents bouseux de Berezina coûteuse. Parallèlement à cette cata, on apprenait la grande nouvelle du mois: le Canadien David Cronenberg lance enfin sa propre série, &laquo;&nbsp;The Hollywood Reporter&nbsp;&raquo;, dont il sera aussi le réalisateur et le producteur exécutif, en somme l&#8217;homme-lige détenant toutes les clés de nos attentes éperdues. Après son film assez académique Freud versus Yung, on y suivra cette fois les pérégrinations du chirurgien du XVIIIème siècle, John Hunter, auteur de découvertes sur le corps humain mais avec des méthodes très hétérodoxes et pour le moins radicales. Revoir &laquo;&nbsp;Faux-semblants&nbsp;&raquo;, avec Jeremy Irons dédoublé en gynécologues jumeaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/work-it-on-a-deja-marche-sur-la-serie-americaine-la-plus-nulle-de-lannee/davidcronenberg/" rel="attachment wp-att-2709"><img class="aligncenter size-full wp-image-2709" title="davidcronenberg" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/03/davidcronenberg.jpg" alt="" width="400" height="400" /></a></p>
<p><em>Portrait de David Cronenberg</em></p>
<p>Mais revenons vite fait à notre brebis galeuse. Comme c’est notre cas, il faut être à cette heure sur le continent nord-américain pour l’avoir vue filer à la vitesse de la lumière en direction des égouts de la fabrication à la chaîne. Lancée le 3 janvier 2012, “Work It” était retirée de l’antenne le 13. Quelle performance ! Deux petits tours de piste sur ABC, l’un des plus gros networks du pays où il faut assurer d’amples audiences, et on est passé de 6 pauvres millions de téléspectateurs pour l’épisode 1, à 5 millions au compteur de l’épisode 2, les pontes du la chaîne refermant cash leur piège à grizzlis.<br />
Pas facile de s’incruster dans la masse des fictions à prétentions comiques, surtout quand on joue sur la crise économique qui déprime une ville, Saint Louis, où l’emploi revient majoritairement aux femmes, ce qui pousse le héros et son meilleur ami à se travestir en rombières pour trouver un boulot de représentantes pharmaceutiques.</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/work-it-on-a-deja-marche-sur-la-serie-americaine-la-plus-nulle-de-lannee/workit2/" rel="attachment wp-att-2710"><img class="aligncenter size-full wp-image-2710" title="Workit2" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/03/Workit2.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><em>Photo: L&#8217;acteur principal oubliable de &laquo;&nbsp;Work it&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>C’est d’un goût à peu près aussi sûr que d’envoyer des usuriers qui cognent chez des familles déjà à la rue. On sent bien que tout le monde s’est emmêlé les pinceaux, et que le responsable fiction qui a fourvoyé ABC dans cette impasse doit aujourd’hui apprendre à nager avec des chaussures en marbre. Critique impossible : c’est vraiment trop nul. Un rire toutes les sept secondes pour une réplique à pleurer : voici l’histoire édifiante du papillon éphémère qui ignore qu’il n’a qu’une journée à vivre et trouve le moyen, en plus, de se faire becqueter à 7 heures du matin. Le con&#8230;</p>
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		<title>&#171;&#160;Dexter&#160;&#187; saison 6 débarque sur Canal+ avec un duo de psychopathe et leurs démons apocalyptiques</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 17:22:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<category><![CDATA[blog mode montréal]]></category>
		<category><![CDATA[dexter saison 6]]></category>
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		<category><![CDATA[série dexter]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi Pour peu que l’on connaisse modérément la génèse de “Dexter”, on est conduit à penser qu’elle doit son existence au créateur James Manos Jr. Mais c’est en scrutant d’un peu plus près le générique, inchangé depuis le 1er octobre 2006 sur la chaîne Showtime, que l’on pointe vite du regard la réalité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Par Philippe Vecchi</strong></em></p>
<p>Pour peu que l’on connaisse modérément la génèse de “Dexter”, on est conduit à penser qu’elle doit son existence au créateur James Manos Jr. Mais c’est en scrutant d’un peu plus près le générique, inchangé depuis le 1er octobre 2006 sur la chaîne Showtime, que l’on pointe vite du regard la réalité factuelle: Manos apparaît en septième position pour avoir “développé pour la télévision”- et non “créé” – une oeuvre basée sur le roman “Darkly Dreaming Dexter”, signé de celui dont le patronyme apparaît immédiatement après, l’écrivain de polars Jeff Lindsay. Ce rafraîchissement de mémoire ayant permis de rendre à César ce qui, dans l’esprit du public, reste prêté à Césarion, un point sur l’aspect littéraire des opérations : sans Jeff Lindsay, pas de Dexter Morgan sur petit écran (et, si tout se passe bien, dans un long-métrage de cinéma prévu au terme de la huitième et dernière saison).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a><img class="wp-image-2699 aligncenter" title="Dexter-Season-6-Poster" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/03/Dexter-Season-6-Poster.jpg" alt="" width="458" height="611" /></a><br />
Dexter, ce personnage de serial-killer multifacettes, appointé par la police criminelle de Miami en qualité d’expert en médecine légale, spécialisé dans l’analyse des traces de sang. Pas celui qu’il fait jaillir du corps de ses victimes coupables d’actes abjects, ensuite découpés hors champ puis balancés dans l’océan Pacifique au large de Miami dans des sacs-poubelle. Dexter Morgan, c’est la perfection du monstre glacial et du professionnel imprenable, capable de retracer en quelques minutes les derniers instants de vie des victimes des serial-killers qu’il pourchasse sans relâche, au motif qu’ils ont l’impolitesse de venir hanter chaque saison de 12 épisodes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/dexter-saison-6-debarque-sur-canal-avec-un-duo-de-psychopathe-et-leurs-demons-apocalyptiques/dexter-elsa/" rel="attachment wp-att-2700"><img class="wp-image-2700 aligncenter" title="dexter elsa" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/03/dexter-elsa.jpg" alt="" width="571" height="756" /></a><br />
Une pointure telle que l’a fait apparaître Jeff Lindsay un beau jour de 2004 dans “Ce cher Dexter” (traduction non littérale du titre sus-mentionné), sans préjuger le moins du monde que le prénom de son héros deviendrait une marque télévisuelle indélébile. Alors quand, comme nous, on est totalement toqués de cette série sans équivalent dans l’histoire, rencontrer Jeff Lindsay, c’est un peu, a priori, comme tenter le concours d’entrée à Normale Sup en sortant directement du CM2: soudain survient l’angoisse de radoter des questions-balivernes posées un milliard de fois, jusqu’à le rendre furax au point de finir bouffé tout cru dans son assiette. Confusion spatio-temporelle d’un instant entre l’inventeur d’un personnage d’une puissance morbide absolue, et l’artiste de grande taille à corpulence de bon vivant qui nous fait face, ne demandant qu’à déconner plein pot. Jeff Lindsay nous apparaît relax et hâlé comme le citoyen de Miami qu’il est depuis sa naissance, le 14 juillet 1952. Cet écrivain de grand talent, aujourd’hui édité en France par Michel Lafon (1), n’affichera pas une once de prétention : il ne demande d’ailleurs qu’à passer inaperçu, lui qui naguère soupa de sa notoriété de présentateur de télévision. Son plaisir se trouve ailleurs, à Miami, sa ville de coeur et de sang, où il vit heureux en famille, répondant à la question “Etes-vous riche?” d’un “Non, pas vraiment” sincère. En remontant le cours de l’histoire, on apprend qu’il a vendu les droits d’exploitation du personnage, ainsi que les deux premiers romans d’une série de six, best-sellers sur le continent américain – et ce sans pouvoir exercer le moindre droit de regard sur la série, dont vous allez découvrir sur Canal+ la saison 6. Le débat fera fureur entre exégètes pour savoir si la saison 4 (avec l’assassinat éprouvant de l’épouse de Dexter) est meilleure que cette dernière fournée, entièrement axée sur un duo masculin de psychopathes fous furieux, rivés à l’idée de fin du monde et gavés de préceptes apocalyptiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://elsavecchi.com/dexter-saison-6-debarque-sur-canal-avec-un-duo-de-psychopathe-et-leurs-demons-apocalyptiques/dexter-elsa-3-2/" rel="attachment wp-att-2702"><img class="aligncenter size-full wp-image-2702" title="dexter elsa 3" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2012/03/dexter-elsa-31.jpg" alt="" width="595" height="435" /></a><br />
Ils commettent leurs forfaits ignobles, mais lavés de tout scrupule par leur réinterprétation orientée de la Bible. Plus immondes les uns que les autres, les assassinats sont mis en scène selon un ordre scrupuleux que Dexter va entreprendre de décoder, en même temps qu’il se rapproche, pour la première fois déstabilisé, de la question du christianisme, par l’intermédiaire d’un ancien voyou devenu pasteur, interprété par le remarquable rappeur Mos Def. 2012, c’est donc l’année de toutes les questions métaphysiques et mystiques pour celui qui ne “ressent” rien d’humain, hormis l’amour qu’il porte à son fils Harrison et celui de sa soeur, promue lieutenant à la surprise générale. On ne vous gâchera pas le suspense en poussant le bouchon plus loin, pour vous laisser découvrir ce que nous considérons comme le nouveau climax d’une série qui ne lasse pas de surprendre, avec ses cliffhangers de choc et un Michael C. Hall (Dexter) plus impressionnant que jamais. Après sa performance dans la série “Six Feet Under”, en patron gay d’une entreprise de pompes funèbres, il se situe désormais pour nous à la même hauteur que les plus grands acteurs hollywoodiens, pas très loin d’un Christopher Walken, c’est dire… Un rôle duel, d’ailleurs, puisque rien ne saurait exister sans la double lecture apportée par la voix off de Dexter – qui contredit sans cesse son attitude placide -, cette face noire et tranchante d’un discours public dénué d’aspérités autres qu’un vague sourire arboré mécaniquement. Et c’est pris en étau entre un personnage de serial-killer justicier sans pitié et son inventeur débonnaire, homme de plume qui n’a jamais écrit autre chose que “du Dexter”, que nous terminons cet inventaire par quelques propos apéritifs sur le choix prodigieux de Michael C. Hall. Jeff Lindsay : &laquo;&nbsp;Quand j’ai appris, à l’époque, que Michael C. Hall incarnerait Dexter, j’étais littéralement effondré… Bien entendu, je l’avais vu jouer David Fisher dans “Six Feet Under”. Je l’avais trouvé parfait, mais ce qui émanait de lui ne me semblait pas du tout correspondre à l’ultraviolence intrinsèque du personnage de Dexter. Il y était assez fluet, timide, et je m’étais déjà fait à l’idée que le rôle irait comme un gant à Johnny Depp. Dexter, c’est l’innocence perdue depuis la prime enfance, un homme qui navigue entre deux mondes, le réel qui l’accable et le sien, fantômatique, horrifique, où il dialogue avec son père décédé. Un serial-killer sympathique, je précise: Dexter ne pouvait pas tuer des agents immobiliers ou des huissiers, la pilule ne serait jamais passée. Il fallait donc qu’il élimine des criminels. Puis je me suis rendu sur le tournage de la série. J’ai alors vu un Michael transformé, qui avait fait de la musculation. Scié par cette métamorphose et ce regard terrifiant, j’étais là, avec ma fille de 8 ans. Elle jouait sur le plateau, et elle est revenue en courant vers moi pour me dire: “Papa, j’ai eu de la chance, Dexter ne m’a pas mangée! C’est là que j’ai compris que le choix de Michael était idéal, ce que la suite a confirmé.” Fin de la conversation, avec cette hypothèse plausible : et si Michael C. Hall décrochait un jour un oscar ? Rendez-vous dans quelques années, quand le très grand public aura intégré qu’il tient, avec cet homme ambivalent, un king of comedy absolument grandiose.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171;&#160;Episodes&#160;&#187;, la série festive qui ressuscite enfin Joey de &#171;&#160;Friends&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Dec 2011 18:04:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[par Philippe Vecchi Photo: Série &#171;&#160;Épisodes&#160;&#187; Inutile de tourner autour du pot, autant torpiller direct tout le miel: cette série que la France découvre est un enchantement. A l’extrême limite, on pourrait concéder que le premier épisode d&#8217;«Épisodes» (rigolo, non?) n’est pas exempt de langueurs monotones, motivées par une mise en place très collet-monté, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>par Philippe Vecchi</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2636" href="http://elsavecchi.com/episodes-la-serie-festive-qui-ressuscite-enfin-joey-de-friends/episodes/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2636" title="episodes" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/12/episodes.jpg" alt="" width="604" height="354" /></a></p>
<p>Photo: Série &laquo;&nbsp;Épisodes&nbsp;&raquo;</p>
<p>Inutile de tourner autour du pot, autant torpiller direct tout le miel: cette série que la France découvre est un enchantement. A l’extrême limite, on pourrait concéder que le premier épisode d&#8217;«Épisodes» (rigolo, non?) n’est pas exempt de langueurs monotones, motivées par une mise en place très collet-monté, au pays de Queen Mother. Un contraste vite bienvenu puisque &laquo;&nbsp;Episodes&nbsp;&raquo; va fissa changer de braquet pour mener au choc frontal, faux-cul, gondolant, vulgaire mais finaud, d&#8217;un couple de créateurs d&#8217;une série britannique à succès, les Lincoln, avec l&#8217;ex-star américaine des 236 épisodes du mythe de poche «Friends»: Joey -ou plutôt l&#8217;acteur Matt le Blanc (qu&#8217;on adore) dans son propre rôle, mais doté d’une morale foireuse et d’un sexe à mortifier Rocco Siffredi. Avec le héros de &laquo;&nbsp;Hung&nbsp;&raquo; (cf. nos &laquo;&nbsp;archives&nbsp;&raquo; récentes), la mode semble décidément à la fantasmatique éléphantesque. Imposé comme héros de l’adaptation américaine de la série british par un diffuseur aussi cinglé que puissant, Matt n&#8217;a accepté que pour l’argent. Autant dire qu&#8217;il ment comme un arracheur de dents sur ses motivations réelles, qui le poussent parallèlement à culbuter dans son intérêt propre toute femme à velléités sexuelles. La production invite donc le couple upper-middle-class droit dans ses bottes à Beverly Hills, afin de couder son concept aux habitudes des téléspectateurs du Minnesota, du Texas et de Plouc-Land, où il faut bien que le très grand public percute lui aussi, même avec un QI pointure 38.<br />
En somme, sous couvert d&#8217;être accueillis comme les nouveaux rois du monde, hébergés dans une demeure rococo frimeuse, ils seront les pigeons crétinisés d&#8217;un traquenard en 3D. Et c’est le coup d&#8217;envoi d&#8217; une très drôle première salve de 7 épisodes (à retrouver pour l&#8217;heure en streaming), désossant avec finesse et vice le pire système hollywoodien, celui qui vous dénature tragiquement votre fiction en vous expliquant avec un sourire de hyène ultra-bright que: 1) il serait tellement mieux que le personnage de la lesbienne ne le soit plus et tombe amoureuse de Matt; 2) que la bibliothécaire censément (f)rigide se transforme en bimbo &laquo;&nbsp;open bar&nbsp;&raquo;, avec total look Miami de fausse blonde botoxée. «Episodes», c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une montée en vrille jubilatoire et clairvoyante sur ce qui opposera toujours la mécanique des studios aux auteurs indépendants, rituellement dépouillés de leurs idées et floués en profondeur.<br />
La chaîne britannique BBC 2 et l&#8217;Américaine Showtime se sont associées pour le meilleur (la saison 2 alignera, elle, 9 épisodes), signant par là-même le retour fracassant de Matt le Blanc à la télévision, les cheveux grisonnants, touchant d’intelligence fourbe plaquée sur un mur d’idiotie rustique. Présentée en septembre 2011 au festival de Deauville par la société française Orange de et son bouquet télé, cette oeuvre a été créée par… la co-inventrice de « Friends », épaulée par un scénariste hors-pair de l’inoubliable série 90&#8242;s « Dream On ». Et soudain, voilà que tout s’éclaire…</p>
<p>Joyeux Noël à tous!</p>
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		<title>&#171;&#160;Hung&#160;&#187;: une série américaine haut de gamme au héros singulièrement bien &#171;&#160;outillé&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 20:18:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
				<category><![CDATA[VUES DE PARIS]]></category>
		<category><![CDATA[HUNG SAISON 2]]></category>
		<category><![CDATA[HUNG SÉRIE]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vecchi]]></category>
		<category><![CDATA[PHILIPPE VECCHI TÉLÉOBS]]></category>
		<category><![CDATA[SÉRIE AMÉRICAINE]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi Étonnant de constater que certaines séries à fort charisme ne passent pas la rampe des chaînes hertziennes, pour rester cantonnées à des niches, soit pour abonnés (en l’occurrence, Orange Cinemax), soit câblées (Série Club): “Hung” n’est visible que dans ces interstices du Paf, alors qu’elle mériterait d’irradier bien plus amplement. Il faut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Par Philippe Vecchi </em></strong></p>
<p><strong>Étonnant de constater que certaines séries à fort charisme ne passent pas la rampe des chaînes hertziennes</strong>, pour rester cantonnées à des niches, soit pour abonnés (en l’occurrence, Orange Cinemax), soit câblées (Série Club): “Hung” n’est visible que dans ces interstices du Paf, alors qu’elle mériterait d’irradier bien plus amplement. Il faut dire aussi que sa thématique majeure n’est pas spécialement recommandée pour un prime-time sur TF1, où elle serait quoiqu’il arrive interdite à une certaine catégorie de la population, enfantine sinon pré-adolescente, car c’est bêtement et simplement l’histoire d’un gigolo, un “gigolpince” comme on en fait encore, dans l’imaginaire global pour les dames âgées en panne d’amants compétitifs. Une pute-homme pour femmes-clientes, certes, ça le ferait moyen dans l’esprit de n’importe quel programmateur soucieux de ratisser y compris parmi les accros aux vertus de la bienséance.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2628" href="http://elsavecchi.com/hung-une-serie-americaine-haut-de-gamme-au-heros-singulierement-bien-outille/hung-serie-dvd/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2628" title="hung-serie-DVD" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/11/hung-serie-DVD.jpg" alt="" width="540" height="405" /></a></p>
<p><strong>Cachez ce sexe que l’on ne saurait voir:</strong> autant il est usuel de s’administrer plein pot des scènes où l’on s’envoie en l’air avec, dans l’oeil de la caméra, des filles intégralement nues  (“Californication” en tête), autant vous ne verrez jamais d’un homme que ses dorsaux ciselés ou – grand maximum – un fessier travaillé en club de sport. Mais qu’on ne se fasse pas pour autant d’idées frelatées sur la façon qu’a “Hung” de filmer son héros, Ray Drecker. Jamais au grand jamais vous ne verrez l’instrument de ses méfaits sexuels. Et si certain(e)s en rêvent, c’est bien grâce aux contre-champs sur les payeuses qui découvrent “la chose”, dont on comprend très vite qu’elle est surdimensionnée, entre matraque de flic new-yorkais et anaconda adulte.</p>
<p><strong>On pourrait d’emblée en rire mais c’est presque à en pleurer:</strong> si Ray use de ses attributs dans le cadre d’un échange commercial, c’est parce qu’il est recouvert de dettes et d’emmerdes de première catégorie.</p>
<p><strong>Apparue à l’antenne US en juin 2009 et relayée </strong>dès le mois de décembre de la même année en France par Orange, “Hung” en est à sa troisième saison; et il nous faut reconnaître que, pour la suivre à la cadence américaine (c’est-à-dire avec une dizaine d’épisodes d’avance sur nos diffuseurs nationaux), on s’est pris au jeu d’une manière tout à fait magistrale. Ceci en étant bien obligé de se forger une opinion solitaire, vu que quasiment personne ne parle jamais ici des aventures de Ray, alors que plus le temps avance, plus le tempo de “Hung” grimpe de façon exponentielle.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2629" href="http://elsavecchi.com/hung-une-serie-americaine-haut-de-gamme-au-heros-singulierement-bien-outille/hung-picture/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2629" title="hung-picture" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/11/hung-picture.jpg" alt="" width="600" height="480" /></a></p>
<p><strong>Saison 1: Ray voit sa maison brûler et il mettra toute son énergie</strong> à la rebâtir avec son salaire de professeur et ses appointements d’entraîneur sportif. Métaphore d’une reconstruction personnelle laborieuse voire impossible en l’état. Il aurait même pu devenir un excellent professionnel de base-ball, si la vie ne s’était mise en tête de lui asséner une blessure barrant définitivement ses ambitions. Il aurait pu aussi rester le mari d’une jolie blonde dont il est encore fortement épris, mais madame son épouse s’est fait la malle pour rallier le lit plus tendance d’un dermatologue friqué, quoique physiquement aussi fadasse que Ray, lui, est beau, la quarantaine venue.</p>
<p><strong>Carrure d’athlète et prestance classieuse,</strong> il ne lui reste plus que ses deux jumeaux qui ont pour trait commun d’être beaucoup plus gros que la moyenne, et infiniment plus torturés que n’importe quel élève WASP de bonne facture traditionnelle. Et<br />
c’est donc pour s’arracher de ce marasme infernal que Ray Drecker va sortir contre quelques centaines de dollars la prestation son artillerie personnelle, dans l’unique objectif de combler épouses frustrées, nymphomanes barjots et célibataires contrariées. Certaines sont carrément belles, d’autres moches comme tout, mais il “fait le travail”, encore et toujours. A cette nuance près que les clientes ne se trouvent pas sous le sabot d’un percheron.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>Sachant qu’il souhaite conserver un certain anonymat et le secret total auprès de sa famille,</strong> il s’allie pour la juste cause avec son amie-amante Tanya, brune pas très gironde mais suffisamment maligne pour remplir la fonction, même si elle a pour sale habitude de se fourrer dans d’insondables traquenards. Ajoutez à cela une rabatteuse de riches clientes prénommée Léonore, sorte de garce finie et ordurière prête à tout pour bouffer le monde, et vous avez une vue d’avion presque complète des protagonistes en mouvement. Ce qui ne vous dit pas grand chose des multiples revers de fortunes qui viennent étayer cette fiction attachante, émouvante parfois, rigolote à ses heures et imprévisible à coup sûr.</p>
<p><strong>On ne sait jamais sur quel pied danser ni ce qui va nous tomber sur le coin de la cafetière,</strong> mais ce dont on est certain, c’est que la troisième saison de “Hung” est une réussite implacable. Ce qui relève sans doute d’une forme de logique, puisque les affaires, elles aussi, roulent pile comme il faut dans la mesure où Ray et “sa” mac ont enfin trouvé la formule qui fait tilt et permet d’engranger les dollars désormais par poignées de milliers.</p>
<p><strong>Parviendra-t-il pour autant à reconquérir son ex-femme? Sortira</strong>-t-il ses enfants de l’ornière où ils sombrent? Saura-t-il contrecarrer les plans de Léonore qui pour commencer lui colle un jeunot concurrent dans les pattes? C’est ce que vous découvrirez à la télé en temps et en heure ou sur les plateformes de streaming, qui sont devenues autant de mini-cinémathèques modernes. Et comme Ray Drecker est professeur le jour, on conclura avec une note pour “Hung” qui, espérons-le, ne sera pas enterrée en fin de saison 3: 18/20. Ce qui reste encore bien en dessous des mensurations du héros de nos promenades Web hebdomadaires.</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=F85UwQ6j4kQ&amp;feature=player_embedded">watch?v=F85UwQ6j4kQ&amp;feature=player_embedded</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Remerciements à <a href="www.teleobs.com">teleobs.com</a></p>
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		<title>Grimm&#160;&#187;, la nouvelle série de NBC est une bombe fantastique</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Nov 2011 11:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi Etre sur le coup: labeur passionnant, qui nous a cette fois menés au pilote de “Grimm”. Soit l’épisode originel d’une probable épopée longue comme le bras, si la suite plane au même niveau d’excellence. Rampe de lancement d’une production du network surpuissant NBC, engagé comme ses concurrents dans une baston de tous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Par Philippe Vecchi</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2562" href="http://elsavecchi.com/grimm-la-nouvelle-serie-de-nbc-est-une-bombe-fantastique/grimm/"></a><a rel="attachment wp-att-2563" href="http://elsavecchi.com/grimm-la-nouvelle-serie-de-nbc-est-une-bombe-fantastique/n/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2563" title="n" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/11/grimm-nbc-logo.jpg" alt="" width="570" height="320" /></a></p>
<p><strong>Etre sur le coup: labeur passionnant, qui nous a cette fois menés au pilote de “Grimm”</strong>. Soit l’épisode originel d’une probable épopée longue comme le bras, si la suite plane au même niveau d’excellence. Rampe de lancement d’une production du network surpuissant NBC, engagé comme ses concurrents dans une baston de tous les diables sur un créneau qui exige des financements certes lourds, mais dans l’espoir légitime d’audiences importantes régulières, stables et surtout durables.</p>
<p><strong>A vue d’œil, on jurerait que “Grimm”, c’est du retour sur investissement garanti</strong> sur facture “fantastico-policière”. Une potentielle bombe à fragmentation qui pourrait commencer par “Il était deux fois”:<br />
1) un flic black à voix de stentor et carrure “Shaft”<br />
2) un flic blanc bec à visage élastique idoine, mi-Kyle Mc Lachlan mi-Clark Kent dépouillé de sa cape Superman.</p>
<p><strong>Ce duo “Arme fatale”</strong> est le facteur de modernisation qui permet à la série de “twister” immédiatement du côté des contes des frères Grimm, rapatriés du 19ème siècle berlinois dans le Portland de 2011. A signaler que sans Wilhem et Jacob Grimm, rien que Blanche-Neige, le petit Chaperon rouge, la Belle au bois dormant, Cendrillon et même Raiponce, pointeraient aux abonnés définitivement absents.</p>
<div><object id="wat_6187235" width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.wat.tv/swf2/623938nIc0K116187235" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.wat.tv/swf2/623938nIc0K116187235" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<div class="watlinks" style="width: 480px; font-size: 11px; background: #CCCCCC; padding: 2px 0 4px 0; text-align: center;"><a class="waturl" title="Vidéo Grimm - Bande-annonce de 4 minutes sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/video/grimm-bande-annonce-minutes-3om3n_2exyz_.html" target="_blank"><strong>Grimm &#8211; Bande-annonce de 4 minutes</strong></a> Vidéo <a class="waturl altuser" title="Retrouvez toutes les vidéos cinetvbuzz sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/cinetvbuzz">cinetvbuzz</a> sélectionnée dans <a class="waturl alttheme" title="Toutes les vidéos Séries sont sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/theme/serie/recent">Séries</a></div>
<p><strong>Dans ce pilote diffusé le 21 octobre, c’est le petit Chaperon rouge qu’y s’y colle</strong> d’emblée, puisque mieux vaut ne pas arborer cette couleur dans les rues middle-class si l’on est une fille, au risque de tomber sur les “Sanguinaires” (apparence humaine avec mutation en grands méchants loups-garou), que seuls savent détecter les “Grimm”. Et c’est précisément là que déboule la première bonne idée: Nick, le flic blanc, apprend de la bouche de sa tante de passage qu’il est un “Grimm”, les deux “castes” antagonistes se reniflant à des kilomètres.<a href="http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/cote-series/articles/grimm-la-nouvelle-serie-de-nbc-est-une-bombe-fantastique?page=2">…</a></p>
<p><strong>Avec cette création vraiment originale, </strong><strong>NBC</strong><strong> et sa task-force réussissent un coup de maître</strong>. Modulations des lumières pour une féérisation du quotidien, mouvements de caméras sophistiqués à base de travellings compensés et autres anamorphose de l’image à coup d’effets spéciaux subtils, afin que tout nous ramène au centre de l’image – exactement comme dans les contes, quand même les arbres semblent incurvés. Oublier la dimension flippante de l’histoire, avec ces visages anonymes qui, l’espace d’un instant, deviennent monstres, ou la tuerie façon “Mon Ninja chez les bouchers” du début, reviendrait à occulter la fonction première de “Grimm”: raviver nos peurs enfantines au pays sanglant de “Law and order”, insinuer le doute en tout et à chaque instant. Autant dire, donner dans le (haut) qualitatif tout en jetant des cliffhangers de la manière la plus roublarde qui soit. Qu’il nous doit permis de saluer la performance de classe internationale, dans l’attente prégnante des prochains épisodes. Déception interdite.</p>
<p>Remerciements à  teleobs.com</p>
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		<title>Les sosies ne sont plus ce qu&#8217;ils étaient&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Sep 2011 13:05:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
				<category><![CDATA[VUES DE PARIS]]></category>
		<category><![CDATA[johnny hallyday]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi Amis lecteurs, j&#8217;aimerais revenir sans prévenir sur un fait divers qui s&#8217;est déroulé le 23 juillet dernier en France. Vous me direz, juillet, ça fait un peu loin pour un blogueur qui se doit de rester à la pointe de l&#8217;événement, d&#8217;être en somme une sorte d&#8217;épée avec deux yeux plantés dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Philippe Vecchi</strong></p>
<p>Amis lecteurs, j&#8217;aimerais revenir sans prévenir sur un fait divers qui s&#8217;est déroulé le 23 juillet dernier en France. Vous me direz, juillet, ça fait un peu loin pour un blogueur qui se doit de rester à la pointe de l&#8217;événement, d&#8217;être en somme une sorte d&#8217;épée avec deux yeux plantés dans le cœur de l&#8217;actualité hurlante. Sauf que ce serait aller un peu vite en besogne que d&#8217;expédier ce que 100% des Québécois bien entendu ignorent, et ce que 98% des Français ont déjà oublié ou ne sauront jamais si je ne me dévoue pas corps et âme, en ce jour, pour faire éclater la vérité nue. Tout cela parce que les médias nationaux n&#8217;ont accordé qu&#8217;une importance minime à ce qui s&#8217;est passé à Epinal, ce fameux 23 juillet dernier, quand les reporters-piliers de la presse quotidienne et magazine faisaient bronzette, pendant que des stagiaires hébétés turbinaient à leur place. Car ce jour-là, oui, lisez bien ce qui suit en considérant son importance majeure: le sosie de Serge Gainsbourg a planté celui de Johnny Hallyday.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2529" href="http://elsavecchi.com/les-sosies-ne-sont-plus-ce-quils-etaient/serge-gainsbourg-jpg_6171/"><img class="size-full wp-image-2529 aligncenter" title="serge-gainsbourg-jpg_6171" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/09/serge-gainsbourg-jpg_6171.jpg" alt="" width="436" height="327" /></a></p>
<p><em>Photo: Serge Gainsbourg</em></p>
<p>Ce qui ne veut pas dire qu&#8217;il lui a posé un lapin, mais qu&#8217;il l&#8217;a poignardé&#8230; et de toutes ses forces! A la gorge, de surcroit, et c&#8217;est de l&#8217;ordre du miracle que Michel P. dit Johnny H. s&#8217;en soit sorti sans que son «pronostic vital» soit engagé. A un centimètre près, le sosie de Johnny partait rejoindre six pieds sous terre le vrai Gainsbourg, pendant que son meurtrier écopait direct de trente ans de prison. Reste quand même la «tentative de meurtre» et il y a peu de chances pour que l&#8217;on revoie Denis C. dit «Gainsbarre (à la barre)» dans l&#8217;un de ces concours d&#8217;imitateurs qui font la joie des comices agricoles. Vous me suivez? C&#8217;est gentil. Maintenant tout de suite, imaginez la scène. Johnny et Gainsbourg -du moins, leurs copies vaguement conformes, &#8211; habitent tous deux à Epinal, célèbre ville des Vosges située entre Chantraine et Golbley (bon, ok, ça n&#8217;éclairera pas grand monde, mais c&#8217;est au nord du pays). La querelle remonte à des lustres mais c&#8217;est au mois de juin dernier que le compte à rebours a véritablement commencé. Les deux hommes âgés de 50 ans pour Johnny (Michel P. au civil), et de 46 ans pour Gainsbourg, ne pouvaient déjà pas s&#8217;encadrer. Exactement comme deux rats de laoratoire luttant à mort, enfermés dans la même cage sans issue au sol méchamment électrifié. Et comme dans les westerns, on savait dans la ville qu&#8217;il valait mieux les tenir à distance parce qu&#8217;à chaque reprise, ça partait systématiquement en vrille, avec des dialogues dignes d&#8217;un chef-d&#8217;oeuvre à la «Cours après moi que j&#8217;t'attrappe»: «Gainsbarre-toi de là ou j&#8217;t'en colle une!». Jusqu&#8217;au jour fatal où Johnny a été embauché pour entretenir les parties communes du lotissement où habite &laquo;&nbsp;Gainsbarre&nbsp;&raquo;, pile en face de la gendarmerie d&#8217;Epinal. Pincez-moi je rêve, on se croirait déjà dans le célèbre roman à clans ennemis, «Clochemerle».<br />
La mayonnaise de la haine réciproque montant chaque jour un peu plus, les deux sosies étaient passés sans même s&#8217;en rendre compte de «la Septième compagnie au clair de lune» à «Règlement de comptes à OK Corral». Jusqu&#8217;à l&#8217;invective de trop qui a fait sortir Gainsbourg de sa cuisine avec un couteau, histoire de l&#8217;enfoncer rageusement dans le cou de Johnny, qui a fini tout ensanglanté par se réfugier chez un riverain. Il n&#8217;y a pas de quoi rire, mais vous avouerez que c&#8217;est le genre d&#8217;histoire qui laisse quelque peu perplexe. Fin du fait divers et début des vraies questions: mais qu&#8217;est-ce qu&#8217;ils ont dans la tête, tous ces cinglés? C&#8217;est quoi la vie d&#8217;une femme qui ressemble à la Reine d&#8217;Angleterre et celle des 253 amuseurs recensés qui se la jouent Michael Jackson en mieux? Ils espèrent quoi? Qu&#8217;une meute d&#8217;adolescentes va se ruer sur eux en feignant de croire à l&#8217;impossible? Le pire, c&#8217;est que ça arrive. Les boites de nuit rivalisent de soirées «Imitateurs en folie», et même le bouffon Michael Vendetta qui n&#8217;a pas besoin de sosie puisqu&#8217;il en est un lui-même (mais on ne sait toujours pas de qui), raconte à qui veut l&#8217;entendre qu&#8217;il emballe sec sur les coups de quatre heures du matin, sous les boules à facettes de discothèques provinciales, quand les filles sont exagérément pompettes.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2532" href="http://elsavecchi.com/les-sosies-ne-sont-plus-ce-quils-etaient/michael-vendetta-1/"><img class="size-full wp-image-2532 aligncenter" title="michael-vendetta-1" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/09/michael-vendetta-1.jpg" alt="" width="505" height="378" /></a></p>
<p><em>Photo: Michael Vendetta</em></p>
<p>Et même à la télé française, les sosies font recette: montez un dossier «société» sur eux en remplissant le public de fausses Mylène Farmer et de Polnareff bidons, et vous aurez de fortes chances pour que l&#8217;audience fasse un bond significatif.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2530" href="http://elsavecchi.com/les-sosies-ne-sont-plus-ce-quils-etaient/mylene-farmer/"><img class="size-full wp-image-2530 aligncenter" title="mylene farmer" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/09/mylene-farmer.jpg" alt="" width="400" height="397" /></a></p>
<p><em>Photo: Mylène Farmer</em></p>
<p>Mais cette affaire pathétique nous conduit plus loin que le bout de son nez de clown triste. Qu&#8217;un visage s&#8217;imprime naturellement de traits familiers et c&#8217;est tout le cerveau qui est atteint. Après avoir signé un autographe à sa boulangère, la réplique de Michel Sardou s&#8217;en va rejoindre son bureau de vendeur de photocopieuses en sifflotant «les Lacs du Connemara», flatté que les passants se retournent sur sa silhouette dupliquée, au point qu&#8217;il se vit fondamentalement en Sardou Michel, le vrai.<br />
En pleine ère de la gloire à tout prix et à grande vitesse, c&#8217;est du pain béni, tout bien réfléchi. Ceux-là n&#8217;ont pas besoin de passer par un show de télé-réalité pour être reconnus un mois dans leur existence. C&#8217;est toute leur vie qui est une gloire par procuration, et forcément, ça perturbe le cerveau. Ils sont la preuve vivante qu&#8217;on peut n&#8217;être connu que dans son quartier et reconnu dans toute la France. Vous imaginez à quel point cette ressemblance leur dézingue les synapses, jusqu&#8217;à les rendre gagas de leur modèle qui n&#8217;a rien demandé, quitte à se faire passer pour lui dans les cas les plus limites? Un sosie frappant de Patrick Dewaere m&#8217;avait raconté qu&#8217;il s&#8217;était fait aborder puis ouvertement draguer par une femme de 40 ans, persuadée qu&#8217;il était le véritale acteur, alors que Dewaere s&#8217;était déjà suicidé depuis plusieurs années. Surréaliste.<br />
<a rel="attachment wp-att-2531" href="http://elsavecchi.com/les-sosies-ne-sont-plus-ce-quils-etaient/patrickdewaere/"><img class="size-full wp-image-2531 aligncenter" title="patrickdewaere" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/09/patrickdewaere.jpg" alt="" width="507" height="390" /></a></p>
<p><em>Photo: Patrick Dewaere</em></p>
<p>Une plaie pour les chanteurs et les acteurs, qui doivent se coltiner ces répliquants plus ou moins officiels, puisqu&#8217;il y a même des grades dans le grand Ordre national des sosies. C&#8217;est un peu comme si existait en marge de la société une nation des sosies autorisés, un pays qui ressemblerait à un grand hopital psychiatrique mais version «le Manège enchanté», avec Pollux dans le rôle du chien méchant.<br />
Ne reste plus qu&#8217;à espérer que le sosie d&#8217;Hervé Vilard ne trucide pas un jour celui de David Hallyday parce que ce dernier lui a crevé les pneus de sa mobylette. On pourrait aussi imaginer un monde où la chirurgie plastique s&#8217;alignerait sur de nouvelles normes esthétiques. Au lieu d&#8217;un lifting ou d&#8217;une injection de botox, le ou la cliente lambda irait se faire faire la tête de son idole, dans l&#8217;espoir d&#8217;échapper à l&#8217;humiliation de ceux qui n&#8217;ont jamais connu que l&#8217;indifférence. Que des répliques de vedettes partout, tout le temps, plein les villes; 50 millions de célébrités, autant dire le cauchemar absolu, frôlant la crucifixion visuelle permanente.</p>
<p>Alors, un dernier conseil: si vous pensez croiser mon sosie dans une rue parisienne, changez vite de trottoir. Parce qu&#8217;en définitive, le plus dangereux, c&#8217;est que ça pourrait bien être moi&#8230;</p>
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		<title>Le triomphe-surprise de «Glee» marque l&#8217;année 2011 à la télévision française</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 18:25:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
				<category><![CDATA[VUES DE PARIS]]></category>
		<category><![CDATA[audience w9]]></category>
		<category><![CDATA[carton d'audience séries américaines]]></category>
		<category><![CDATA[glee]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vecchi]]></category>
		<category><![CDATA[séries américaines en france]]></category>
		<category><![CDATA[télévision française 2011]]></category>
		<category><![CDATA[tendances séries télévisées france]]></category>
		<category><![CDATA[TNT FRANCE]]></category>

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		<description><![CDATA[par Philippe Vecchi En France, c&#8217;est une chaîne de la TNT, W9, qui remporte cette saison la bataille des séries avec le phénomène «Glee». Records d&#8217;audience et gros buzz internet, la nouvelle production de l&#8217;inventeur de «Nip/Tuck» a tapé dans le mille. Entre pom-pom girls et rivalités de clubs de chant, mais façon «American Idol/Star [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Philippe Vecchi</strong><br />
En  France, c&#8217;est une chaîne de la TNT, W9, qui remporte cette saison la  bataille des séries avec le phénomène «Glee». Records d&#8217;audience et gros  buzz internet, la nouvelle production de l&#8217;inventeur de «Nip/Tuck» a  tapé dans le mille. Entre pom-pom girls et rivalités de clubs de chant,  mais façon «American Idol/Star Academy», «Glee» prouve sympathiquement  la suprématie mondiale des formats fictionnels «tellement» américains.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2437" href="http://elsavecchi.com/le-triomphe-surprise-de-%c2%abglee%c2%bb-marque-lannee-2011-a-la-television-francaise/glee-logo/"><img class="size-full wp-image-2437 aligncenter" title="glee-logo" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/06/glee-logo.jpg" alt="" width="515" height="300" /></a><br />
Vu  de ce côté-ci de l&#8217;Atlantique, la ronde des séries nord-américaines n&#8217;a  pas grand chose à voir avec ce qui est proposé au Canada. Là où les  Québécois accèdent vite via la télévision aux productions émergentes, il  nous faut poireauter ici patiemment, dans l&#8217;espoir que telle ou telle  chaîne hertzienne (avec Canal+, M6 et TF1 en pointe -dans l&#8217;ordre) ou de  la TNT (toutes dotées de moyens moindres) daigne porter son attention  sur les hits d&#8217;audience ou de prestige américains du moment. Avec,  ensuite, des délais d&#8217;attente avant la mise à l&#8217;antenne qui nous collent  facile un métro et demi de retard dans la vue, jusqu&#8217;au cas extrême de  «Dexter» qui mit&#8230; quatre ans avant de commencer à sortir en DVD.  Cauchemar! C&#8217;est ainsi, enfin, que le brillant «opéra-savon» québécois,  «le Cœur a ses raisons», avec la diva de la déconnade parodique Anne  Dorval et le fantastique Marc Labrèche, n&#8217;a positivement explosé &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo;  cette année en France sur la chaîne du câble MCM, alors que la messe  (hilarante) est dite quasi partout ailleurs dans le monde.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2438" href="http://elsavecchi.com/le-triomphe-surprise-de-%c2%abglee%c2%bb-marque-lannee-2011-a-la-television-francaise/coeur-2/"><img class="size-full wp-image-2438 aligncenter" title="COEUR" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/06/COEUR.jpg" alt="" width="468" height="300" /></a><br />
A notre  grand regret également, certaines séries américaines de valeur passent à  côté de leur public potentiel, par exemple en raison d&#8217;une  programmation sur une grille peu en vue, tel le sensas&#8217; «Cleveland Show»  récupéré par la chaîne des DOM-TOM France Ô -qui mérite quand même un  gros bon point pour cette initiative. Quand ce n&#8217;est pas carrément le  public qui rejette des productions pourtant remarquablement  divertissantes, telle que «Entourage» (la vie cool avec ses up &amp;  down d&#8217;une jeune star de cinéma à Los Angeles, Vincent Chase -avec en  bonus-rigolade l&#8217;agent d&#8217;acteurs ultracynique, Ari Gold). Bombardée sur  W9 -qui appartient au groupe M6-, «Entourage» est complètement passée à  travers, puis à la trappe. Mais la saison télé française 2010/2011  restera en définitive celle du contre-exemple retentissant, en quatre  lettres alignées comme un logo qui claque: «GLEE». Un triomphe  instantané, alors même que les dirigeants de la chaîne tremblaient de  peur que la greffe ne prenne pas sur un public français imprévisible  dans ses choix. Avant l&#8217;envolée immédiate, strictement rien n&#8217;était  gagné; aujourd&#8217;hui, tout vaut donc qu&#8217;on s&#8217;y attarde.<br />
Pas loin de  deux mois après la fin de la diffusion de la 1ère saison de «Glee» sur  la même W9 (deuxième chaîne de la TNT derrière TMC en audience, pour  info), la télévision d&#8217;Orange, plus confidentielle, elle (mais détenue  par un énorme groupe, soit France Télécoms rebaptisé) a embrayé sur la  saison 2 depuis le 16 juin. Ceci bien sûr en attendant que le groupe M6  entérine de son côté une stratégie très grand public pour bombarder à  son tour cette même suite à succès (probablement sur W9 encore, mais  quand?)</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2439" href="http://elsavecchi.com/le-triomphe-surprise-de-%c2%abglee%c2%bb-marque-lannee-2011-a-la-television-francaise/glee/"><img class="size-full wp-image-2439 aligncenter" title="glee" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/06/glee.jpg" alt="" width="728" height="454" /></a>Plus qu&#8217;une série musicale dans un lycée de l&#8217;Ohio, «Glee» s&#8217;est  imposée sur ses terres et à l&#8217;international en tant que massif carton  d&#8217;audience et phénomène sociologique à rallonges. Pour ceux qui  n&#8217;auraient pas tout à fait suivi l&#8217;affaire de près, alors même que des  millions d&#8217;Américain(e)s se ruent sur les disques générés par ce  feuilleton ado reprenant les standards de la variété américaine, les  meilleures ventes du Top 40, du rap à la guimauve, tout en sanctifiant  parfois un seul artiste par épisode (Madonna, Britney Spears&#8230;), «Glee»  présente deux particularités. Il s&#8217;agit de la première série à  phagocyter le schéma de la télé-réalité chantante («American Idol»  là-bas, «Star Academy» ici) pour le reformater en fiction compétitive  (luttes plus ou moins réglos entre clubs de chant d&#8217;écoles, avec  éliminations humiliantes, bouh la vilaine&#8230;). Par ailleurs, «Glee» est  une «création» de Ryan Murphy, l&#8217;inventeur de «Nip/Tuck». Autant  stipuler que le cerveau malin de ce casse télévisuel n&#8217;est pas tombé  hier matin de l&#8217;arbre à séries américaines, et que sa double qualité de  producteur exécutif en fait le mirador d&#8217;un produit audiovisuel miracle:  gros coût de fabrication (Fox TV présente&#8230;) mais culbute financière  et impact sociétal phénoménaux. En France, W9 a décroché la timbale  du succès grâce à une tactique marketing inédite: diffusion des trois  premiers épisodes fin mars sur M6 et passage de témoin dès le lendemain  en prime-time sur sa succursale W9. Joli coup de billard. Du 30 mars au  11 mai, W9 s&#8217;est classée chaque mercredi 3ème chaîne nationale sur la  cible numéro 1 des publicitaires -les ménagères de moins de 50 ans- et  deuxième sur la population des 15/24 ans, grimpant jusqu&#8217;à 1,3 millions  de téléspectateurs, score considérable pour la TNT. Non seulement W9,  chaîne des «Simpson», trouve enfin là sa première série emblématique  originale, mais aussi un booster pour l&#8217;ensemble de sa grille.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2440" href="http://elsavecchi.com/le-triomphe-surprise-de-%c2%abglee%c2%bb-marque-lannee-2011-a-la-television-francaise/matt-morrison-matthew-morrison-9090284-300-400/"><img class="size-full wp-image-2440 aligncenter" title="Matt-Morrison-matthew-morrison-9090284-300-400" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/06/Matt-Morrison-matthew-morrison-9090284-300-400.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a></p>
<p><em>Photo: Mathew Morrison</em></p>
<p>Maintenant,  scrutez ci-contre la photo de Mathew Morrison: cet acteur/chanteur  renommé à physique de prince-playboy Disney est le pivot de «Glee», le  prof cool mais à qui on ne la fait pas, chaperonnant une douzaine  d&#8217;élèves dont la diversité Benetton passe étonnamment comme une lettre à  la Poste. Web aidant, «Glee» saison 2 a suscité un énorme buzz en  reprenant toujours, par l&#8217;entremise d&#8217;une chorale de lycée axée  mi-Broadway mi-«Star Academy», les tubes increvables du répertoire  américain, des années 50 (parfois) à nos jours siglés Lady Gaga  (souvent). Mon tout se déroulant dans un bahut où la hiérarchie est  simple: le footballeur y est le roi et la pom-pom girl, sa reine,  pendant que les petits chanteurs à la voix de choix se ramassent toutes  les humiliations possibles, des jets de gobelets au visage à  l&#8217;homophobie traumatisante. Le créateur Ryan Murphy s&#8217;y entend question  phénomènes de masses. Et il a mis le paquet pour ratisser le plus large  possible: conflits intra-scolaires permanents, trahisons et revirements  amoureux (mais sans coucheries, souvenez-vous: public jeune et féminin),  guerres à rebondissements inter-profs, et surtout, une palette  représentative de toutes les couches de la société à faire pâlir un  défenseur professionnel des quotas de minorités dans les séries  américaines. Tout y est, du gay rusé au top de la mode à la jeune juive  qui se demande si une réduction nasale défriserait sa déesse Barbra  Streisand; de la Black format diva à la fille obèse et fière de l&#8217;être  (soit éxagérément enrobée comme un tiers des Américains); à noter aussi  deux Chinois, une paire de bimbos bisexuelles respectivement latino et  néerlandaise, un hémiplégique chantant, une trisomique et deux cas  sociaux&#8230; Mais cet aréopage de jeunes talents, sur le papier  archi-caricatural, a pour fonction de s&#8217;agiter plein pot comme des  atomes se télescopant dans un ballet de crises (dramatiques, joyeuses),  afin d&#8217;épaissir le fond de sauce d&#8217;un spectacle essentiellement musical.  Et c&#8217;est sur ce point précis que «Glee» remporte la bataille des ventes  (aux chaînes étrangères, en disques et en DVD pour la saison 1, sortie  en France chez Fox Vidéo), ainsi que celle des audiences (10 millions de  téléspectateurs par épisode en moyenne aux États-Unis): cette manière  talentueuse d&#8217;être toujours dans le(s) temps, pile même dans le tempo  générationnel en place, dans la mesure où les épisodes collent aux hits  conjoncturels, sachant que certaines reprises de clips célèbres plan par  plan apparaissent vraiment bluffantes.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2443" href="http://elsavecchi.com/le-triomphe-surprise-de-%c2%abglee%c2%bb-marque-lannee-2011-a-la-television-francaise/glee4-3/"><img class="size-full wp-image-2443 aligncenter" title="glee4" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/06/glee42.jpg" alt="" width="389" height="576" /></a><br />
En somme, que l&#8217;on goûte ou  pas ce type de performances vocales, du solo susurré au ballet  hystéro-moderniste, force est d&#8217;admettre que l&#8217;on ne navigue pas ici au  pays des losers de Broadway, cet absolu des prétendants à la gloire  scénique. Les acteurs sont bons, le filmage impeccable pour une série  consensuelle, le son assure et il faudrait être de très mauvaise foi  pour hurler au navet moralisant brossant le tableau d&#8217;une Amérique  gentille-cucul. Pas de notre point de vue: sympathique plaisir des yeux,  «Glee», ou l&#8217;édification en live d&#8217;un classique instantané de  «l&#8217;American Dream» enchanté. Alors, réponse au prochain chapitre: oui ou  non, êtes-vous «Glee»?</p>
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		<title>Le festival de Cannes et «Variety» contre Google Traduction</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 16:06:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Philippe Vecchi Les Français n&#8217;ont absolument pas la facilité des Québécois en matière de pratique de la langue anglaise. Pourtant, nombre d&#8217;informations scoopesques sur le festival de Cannes figurent dans le magazine professionnel «Variety». Nous nous sommes lancés dans une périlleuse entreprise de traduction&#8230; Le festival de Cannes c&#8217;est parti et bien parti, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Philippe Vecchi</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2398" href="http://elsavecchi.com/le-festival-de-cannes-et-%c2%abvariety%c2%bb-contre-google-traduction/festival-cannes-2011-selection-films/"><img class="size-full wp-image-2398 aligncenter" title="festival-cannes-2011-selection-films" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/05/festival-cannes-2011-selection-films.jpg" alt="" width="596" height="357" /></a></p>
<p>Les  Français n&#8217;ont absolument pas la facilité des Québécois en matière de  pratique de la langue anglaise. Pourtant, nombre d&#8217;informations  scoopesques sur le festival de Cannes figurent dans le magazine  professionnel «Variety». Nous nous sommes lancés dans une périlleuse  entreprise de traduction&#8230; Le festival de Cannes c&#8217;est parti et bien  parti, et avec lui la prose au kilomètre de milliers de journalistes  internationaux plus ou moins crédibles comme critiques, rendus au finish  mi-zinzins mi-hébétés par une avalanche de  longs métrages tombant en  priorité de la Sélection officielle. Aux États-Unis, le magazine  professionnel de référence «Variety» a comme d&#8217;usage jailli des  starting-blocks en vue de sortir son édition papier et web quotidienne,  très lue à Cannes, et qui n&#8217;a pas toujours fait preuve d&#8217;une infinie  tendresse à l&#8217;égard du cinéma français (on se souvient de l&#8217;année 2003  par exemple, en plein bug franco-américain, quand tous nos films sans  exception furent partialement laminés, la critique de «Mais qui a tué  Bambi?» de Gilles Marchand se terminant par la formule «DOA» -soit&#8230;  «Mort A l&#8217;Arrivée», sympa). Il nous fallait donc surfer sur le site  officiel de «Variety» pour prendre la température des temps ambiants  ciné-diplomatiques, lorsque surgit cette question: mais comment ferait  un lecteur français non-anglophone pour accéder en cas d&#8217;urgence à ces  informations cruciales? En faisant appel aux services du site Google  Trad, bien sûr, logiciel de traduction du moteur de recherche vanté  comme fiable. Fiable, certainement, mais jusqu&#8217;à quel point? Examinons  l&#8217;affaire. Premier constat: un seul film américain en Compétition  officielle cette saison, «The Tree of Life» de Terrence Malick, autant  dire une peau de chagrin.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2399" href="http://elsavecchi.com/le-festival-de-cannes-et-%c2%abvariety%c2%bb-contre-google-traduction/tree-of-life/"><img class="size-full wp-image-2399 aligncenter" title="Tree-of-Life" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/05/Tree-of-Life.jpg" alt="" width="435" height="602" /></a></p>
<p>Réaction du magazine en ligne: «Malick est le  réalisateur américain en compétition seulement, si les articles se  tourner vers la barre latérale caractéristique plus Yankees». Là, oui,  c&#8217;est déjà plus limpide. Pour en savoir plus, «Variety» a aussi  questionné le Délégué général du festival (son sélectionneur officiel  depuis dix ans, en clair), Thierry Fremaux: «Fremaux a dit que, bien que  de variétés, pas beaucoup de films américains ont en effet été soumis  cette année, les producteurs retiré après avoir décidé d&#8217;un lancement  Cannes ne serait pas bon stratégie de marketing du film». Réinventer la  langue française à ce point de précision martienne laisserait pantois un  grammairien de l&#8217;Académie Française&#8230; Interloqué, on poursuit, enfin  rassuré, car «le festival est devenu un environnement de plus en plus  généreuse et accueillante pour les billets d&#8217;Hollywood». Le climat se  serait donc réchauffé, Hollywood considérant toujours Cannes comme le  plus important festiv&#8230; non: «marché» du monde du cinéma, mais pas  nécessairement idéal en position «rampe de lancement officielle pour  gros blockbusters estivals». Ne pas oublier non plus les efforts du  patron du festival Gilles Jacob: cinq des dix derniers présidents du  jury cannois, pas moins, ont battu pavillon américain, Robert de Niro  endossant cette année le rôle.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-2400" href="http://elsavecchi.com/le-festival-de-cannes-et-%c2%abvariety%c2%bb-contre-google-traduction/64th-annual-cannes-film-festival-jury-photocall/"><img class="size-full wp-image-2400 aligncenter" title="64th Annual Cannes Film Festival - Jury Photocall" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2011/05/jl.jpg" alt="" width="500" height="333" /></a><em></em></p>
<p><em>Photo: Jury du 64ème Festival de Cannes avec pour président: Robert de Niro</em></p>
<p>Entre Jude Law et Olivier Assayas, il  devra sortir de son mutisme légendaire, qui le rend d&#8217;ailleurs à peu  près ininterviewable (nonobstant son intelligence patente et son pur  talent de metteur en scène). Pour «Variety», toujours passé à la  moulinette de Google Trad, «Robert De Niro a été sollicité à servir  comme président du jury, le renouvellement de sa relation de longue date  à l&#8217;événement. Il a une plus grande appréciation pour le jury, qui  servent, entreprise un rôle important dans le choix des films qui sont  représentés dans le monde du cinéma à son plus haut niveau». Voilà chers  lecteurs du blog d&#8217;Elsa. On espère que vous y voyez désormais un peu  plus clair grâce à cet outil informatique fabuleux, qu&#8217;on applaudit bien  fort pour sa relecture surréaliste des aventures décidément bien  conventionnelles de la planète cinéma, surexposée jusqu&#8217;à l&#8217;overdose  pendant douze jours et autant de nuits de folie.</p>
<p><a class="a2a_button_facebook_like addtoany_special_service" data-href="http://elsavecchi.com/le-festival-de-cannes-et-%c2%abvariety%c2%bb-contre-google-traduction/"></a><a class="a2a_button_twitter_tweet addtoany_special_service" data-count="none" data-url="http://elsavecchi.com/le-festival-de-cannes-et-%c2%abvariety%c2%bb-contre-google-traduction/" data-text="Le festival de Cannes et «Variety» contre Google Traduction"></a><a class="a2a_button_google_plusone addtoany_special_service" data-annotation="none" data-href="http://elsavecchi.com/le-festival-de-cannes-et-%c2%abvariety%c2%bb-contre-google-traduction/"></a><a class="a2a_button_pinterest" href="http://www.addtoany.com/add_to/pinterest?linkurl=http%3A%2F%2Felsavecchi.com%2Fle-festival-de-cannes-et-%25c2%25abvariety%25c2%25bb-contre-google-traduction%2F&amp;linkname=Le%20festival%20de%20Cannes%20et%20%C2%ABVariety%C2%BB%20contre%20Google%20Traduction" title="Pinterest" rel="nofollow" target="_blank"><img src="http://elsavecchi.com/wp-content/plugins/add-to-any/icons/pinterest.png" width="16" height="16" alt="Pinterest"/></a><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Felsavecchi.com%2Fle-festival-de-cannes-et-%25c2%25abvariety%25c2%25bb-contre-google-traduction%2F&amp;title=Le%20festival%20de%20Cannes%20et%20%C2%ABVariety%C2%BB%20contre%20Google%20Traduction" id="wpa2a_18"><img src="http://elsavecchi.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		<title>«Mad Men» sur Canal+, ou l&#8217;obsession vintage des sixties new-yorkaises</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 23:55:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Philippe VECCHI Manhattan, une agence de publicité chic sur Madison avenue, au début de l&#8217;année 1963. Marilyn n&#8217;est plus depuis quelques mois, le président Kennedy va passer l&#8217;arme à gauche à Dallas, et la Sterling Cooper Advertising Agency est soumise à la rigueur toute capitaliste d&#8217;un nouveau directeur financier, dépêché de Londres pour faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Philippe VECCHI</strong></p>
<p>Manhattan, une agence de publicité chic sur Madison avenue, au début de l&#8217;année 1963. Marilyn n&#8217;est plus depuis quelques mois, le président Kennedy va passer l&#8217;arme à gauche à Dallas, et la Sterling Cooper Advertising Agency est soumise à la rigueur toute capitaliste d&#8217;un nouveau directeur financier, dépêché de Londres pour faire tomber les têtes en interne. Un «cost killer» avant l&#8217;heure en guise de repoussoir pour la saison 3 (sur six prévues) de «Mad Men», diffusée dès la mi-septembre sur Canal+.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1801" href="http://elsavecchi.com/%c2%abmad-men%c2%bb-sur-canal-ou-lobsession-vintage-des-sixties-new-yorkaises/mad_men_saison_3/"><img class="size-full wp-image-1801 aligncenter" title="mad_men_saison_3" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2010/09/mad_men_saison_3.jpg" alt="" width="349" height="515" /></a></p>
<p>On vous alerte pour que vous puissiez rattraper un éventuel retard (deux grandes saisons déjà dans la vue). «Mad Men» a saisi que le milieu émergent de la pub, situé à la croisée de toutes les problématiques sociétales (racisme, homophobie, sexisme ambiant&#8230;), pouvait être le creuset d&#8217;une combinaison d&#8217;intrigues plongeant dans une époque «rêvée». Prospérité économique sur fond de Guerre froide, explosion de la middle-class et expansion de la high society, l&#8217;Amérique non prolétaire s&#8217;éclate dans une ambiance saturée d&#8217;alcool et de tabac. C&#8217;est l&#8217;anti-prohibition: stupéfiant de voir à quel point les personnages s&#8217;envoient non-stop des hectolitres de Bourbon derrière la cravate, tout en décimant les paquets de cigarettes. Notamment des Lucky Strike -le logo, l&#8217;un des plus connus au monde, fut créé en quelques minutes par l&#8217;immense designer Raymond Loewy-, firme dont la Sterling s&#8217;occupe sur le terrain publicitaire.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1803" href="http://elsavecchi.com/%c2%abmad-men%c2%bb-sur-canal-ou-lobsession-vintage-des-sixties-new-yorkaises/mad_men_2-2/"><img class="size-full wp-image-1803 aligncenter" title="mad_men_2" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2010/09/mad_men_21.jpg" alt="" width="560" height="363" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>Photo: Série Mad Men</em></p>
<p>L&#8217;agence ne manque pas d&#8217;annonceurs prestigieux, mais il lui faut se battre d&#8217;arrache-pied pour préserver cette masse de clientèle volatile, toujours prête à décarrer vers d&#8217;autres horizons si la moindre campagne lui déplait. C&#8217;est là que se situe la guerre externe de «Mad Men». Mais on y dénombre aussi beaucoup de conflits internes, et là, ça tire dans tous les sens. Et comme il faut toujours une figure de «parrain» dans un film où la mode est au costume-cravate et au Borsalino, celui de la série s&#8217;appelle carrément Don (fantastique Jon Hamm en patron de la «créa»). Dans un halo de fumée permanent, les stylos ont remplacé les revolvers et l&#8217;on se flingue à coups de concepts dans une atmosphère déliquescente. Au rayon «endoctrinement des citoyens à l&#8217;heure de la consommation de masse», Don est un cador à l&#8217;intransigeance moralement assassine, un mélancolique perçu surtout comme ultra cynique, roulant stricto sensu pour lui-même. Reconstruit sur des ruines à la faveur de l&#8217;arrivée prochaine d&#8217;un troisième enfant, son couple d&#8217;apparence idéale comme une gravure de mode est au bord du collapse. L&#8217;épouse de Don, Betty Draper, est interprétée par la canon January Jones, blonde délicate sapée dernier cri, mais qui vit très mal sa grossesse solitaire, durant laquelle elle fume comme un pompier (ce qui n&#8217;est pas excessivement recommandé), tout en entretenant des rapports étonnamment distants avec sa marmaille.</p>
<p style="text-align: left;"><a rel="attachment wp-att-1804" href="http://elsavecchi.com/%c2%abmad-men%c2%bb-sur-canal-ou-lobsession-vintage-des-sixties-new-yorkaises/betty-draper/"><img class="size-full wp-image-1804 aligncenter" title="betty-draper" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2010/09/betty-draper.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a><em>Photo: Betty Draper &laquo;&nbsp;Mad Men&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Il y a dans «Mad Men» une froideur inhabituelle dans les rapports familiaux, sans doute propre à énerver les lobbies américains familialistes bien-pensants. Champion du monde de l&#8217;adultère au pays des femmes belles et radieuses, Don est aussi un symbole de la réussite de ces blancs middle-class, mais cachant un passé dont son épouse ignore tout. Comme vous peut-être pour l&#8217;heure, en attendant de sauter du grand plongeoir d&#8217;un premier épisode/saison 3 tout à fait extraordinaire. On a rarement vu une entrée en matière aussi fracassante, avec d&#8217;une part un voyage sexuellement mouvementé à Baltimore, et d&#8217;autre part la nomination au même poste de directeur de clientèle de deux jeunes loups aux dents longues qui vont naturellement s&#8217;entre-déchirer. Difficile (mais possible tout de même) de voir chaque épisode au pif, dans le désordre. Il est clairement recommandé de s&#8217;accrocher au bastingage de ce bateau de croisière en suivant scrupuleusement le cours naturel des treize épisodes programmés chaque jeudi soir sur Canal+, en deuxième partie de soirée, dans la mesure où les intrigues évoluent de concert en se référant aux événements antérieurs. En résumé, il s&#8217;agit là d&#8217;un long film de 13&#215;45 mn, toujours volontairement assez statique, dégraissé de tout artifice musical, avec des dialogues au couteau et une image somptueusement raffinée «vintage». «Mad Men» travaille dans l&#8217;épure pour la restitution d&#8217;une esthétique élégante et colorée, et ce n&#8217;est pas un hasard si la série influence aujourd&#8217;hui jusqu&#8217;aux plus grands créateurs de mode.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1817" href="http://elsavecchi.com/%c2%abmad-men%c2%bb-sur-canal-ou-lobsession-vintage-des-sixties-new-yorkaises/madmen/"><img class="size-full wp-image-1817 aligncenter" title="madmen" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2010/09/madmen.jpg" alt="" width="382" height="322" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>Photo: Mad Men saison 3</em></p>
<p>Chouchou absolu des magazines fashion, ce phénomène télévisuel de premier ordre a inspiré Rochas qui présenta à Paris une collection complète «Mad Men»; la marque Brooks Brothers a proposé carrément&#8230; 250 costumes différents, tous gris et coupés sixties; Prada ou encore Tom Ford, excusez du peu, ont eux subtilement intégré à leurs défilés le fameux «trading up Steve Mc Queen» de la série. Plus étonnant, il existe même un couple de poupées Barbie/Ken ajusté comme Don et Betty Draper. A quand le retour dans les rues parisiennes du total look sixties, comme si la France d&#8217;aujourd&#8217;hui plongeait en totalité dans cette nostalgie obsessionnelle d&#8217;un monde qu&#8217;elle n&#8217;a connu qu&#8217;à travers le cinéma et les images informatives en provenance de chez Tonton Sam? Tonton Sam? On devrait essayer, commencer par une journée Mad Men, et il  n&#8217;est pas dit que la clientèle du fameux café de Flore reviendrait le  lendemain à ses habitudes vestimentaires. Ce serait sur-réel, mais  avouez-le fort branché, comme un tour de calèche à travers les âges.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-1805" href="http://elsavecchi.com/%c2%abmad-men%c2%bb-sur-canal-ou-lobsession-vintage-des-sixties-new-yorkaises/mad_men_season3_promo2/"><img class="size-full wp-image-1805 aligncenter" title="mad_men_season3_promo2" src="http://elsavecchi.com/wp-content/2010/09/mad_men_season3_promo2.jpg" alt="" width="499" height="346" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><em>Photo: Mad Men saison 3</em></p>
<p style="text-align: left;">Au final, le tour de force de «Mad Men», c&#8217;est d&#8217;avoir adopté un filmage lent mais dense donc non-publicitaire pour embrasser le monde de la réclame. C&#8217;est la gageure intelligente relevée avec grandeur par le «créateur» de la série, Matthew Weiner, déjà producteur et scénariste sur&#8230; les «Soprano». Avec un cursus précoce tel que le sien, et sa réussite sur toute la ligne, m&#8217;est avis qu&#8217;on n&#8217;a pas fini d&#8217;entendre parler de ce prodige de 45 ans, dont on attend encore des heures et des heures et des heures de cinéma gracieusement maquillé en production télévisuelle très haut de gamme. Pour preuve ultime: l&#8217;épisode 12 est réalisé par le grand cinéaste, Barbet Schroeder (&laquo;&nbsp;le Mystère von Bulow&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;JF cherche appartement&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;l&#8217;Avocat du diable&nbsp;&raquo;). Car si même les meilleurs s&#8217;y mettent, on va un jour finir par occulter les films en salles, ce qui d&#8217;ailleurs nous évitera les désagréments du pop-corn plein pot et des conversations débiles au portable.</p>
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