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  • EVA MAZAURIC, PAS LA DERNIÈRE SUR LA ROUTE

    Par Philippe VECCHI

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    Il y a plusieurs acceptions du terme « journalistes ». D’abord il y a ceux qui, au péril de leur vie, vont faire les cibles idéales pour « snipers » déchaînés en ex-Yougoslavie, ou  foncent au Rwanda dès que les Hutus dégainent  les machettes du génocide. Ensuite, il y a ceux qui, au seul risque de perdre leur temps, couvrent l’inauguration d’une nouvelle boîte de strip-tease, après s’être rendus à la projection privée (avec cocktaïl à la fin) d’un film de  cinéma qui sortira dans deux mois. Après avoir longuement  réfléchi, j’ai fini par trancher : décision ferme, définitive, courageuse, j’allais  dans ce métier courir le risque ultime. Celui de voir aussi des mauvais films (sauf ceux de Claude Lelouch ; ça, ce n’est pas possible), mais à condition que la fille assise à côté de moi ait de jolies jambes, et que la vodka soit de préférence à l’herbe de bison. Un métier  plus difficile qu’il n’y paraît. C’est ainsi que je me suis pointé à la projo du tout récent « le Dernier pour la route », et là, c’est le film qui s’est retourné, m’a dévisagé et  littéralement tiré dessus. A travers l’histoire d’un patron d’agence de presse télé/reporter de guerre (en l’occurrence Hervé Chavalier, de l’agence Capa, auteur du best-seller éponyme), on se retrouve tout bousculé dans ses convictions sur ce que l’on pourrait labelliser, comme le docteur Marc Valleur grand spécialiste des addictions, « les pathologies de l’excès », de la drogue à l’alcool en passant par… l’amour, sans omettre tout un tas de dérivatifs plus ou moins planants usités afin de confondre la réalité. Justement, ledit Hervé a décidé d’arrêter vins et whiskies qu’il ingurgitait comme un damné et, à cette fin, intègre à reculons un camp assez chic de désintoxication à la campagne. Un groupe d’individus aussi divers que variés, parmi lesquels émergent le héros François Cluzet (parfait, pour ne pas changer), la jeune Mélanie Thierry -qui devient de plus en plus actrice-, et celle qui, aujourd’hui, nous intéresse, Eva Mazauric.  Pour la bio, il y a le Web : pas mal de téléfilms, jolie fille, du théâtre, belle poitrine, du cinéma… Et tout cela, moins que demain. Dans « le Dernier pour la route », elle joue une « bipolaire » (« maniaco-dépressive » en vieux français), bien secouée comme fille, mais dont l’actrice sait rendre toutes les nuances (de l’hypomanie par exemple) dans une prestation super épatante. En ce moment, on parle sans arrêt de « film choral », et c’est même sacrément à la mode. Mettez Cluzet de côté et « le Dernier pour la route » devient le film choral dont on retiendra essentiellement la cantatrice en chef, Eva Mazauric : ni la Castafiore (ça ca pas non ?), ni la Callas (trop blonde, trop jeune), mais regardez la photo : et vous croyez vraiment que c’est la dernière fois que vous verrez ce visage ?

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    Un commentaire to “EVA MAZAURIC, PAS LA DERNIÈRE SUR LA ROUTE”

    1. Frédéric Delalot dit:

      Bien vu.

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