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  • AMOUR, BIJOUX, TROC, COULEURS…

    19 février 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Amour ou bacon? Pardon? Vous allez lire, c’est l’objet d’un vrai sondage mené, il y a peu de temps pour une grande marque alimentaire, étonnant. Pour les bijoux, je vous invite à découvrir, si vous ne les connaissez pas déjà, ceux de Charlotte Hosten, de véritables sculptures…En ce mois de février plutôt clément, sortons, prenons l’air, faisons un peu de lèche-vitrine après un détour par le Musée des Beaux Arts. Allez, on y croit, en tout cas je croise les doigts, le printemps n’est plus très loin. Ah, il vient de neiger? Ce n’est rien, un dernier soubresaut avant les beaux jours… les talons et les délicieuses robes de Sonia Rykiel pour la marque H&M, mon coup de coeur absolu du mois.

    Voici quelques unes de mes chroniques pour le site Vitamin

    Bon, et vous…?

    Site de Charlottehosten

    Site Oöm

    Site du Musée des Beaux Arts

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    TENDANCES HIVER 2010-2011

    16 février 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Le grand marathon des défilés annonçant l’hiver 2010-2011 a débuté la semaine dernière à New-York et oui, le printemps n’a pas pointé le bout de son nez qu’on se passionne déjà pour la mode de l’hiver prochain.

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Alexander Wang

    Les rédactrices du monde entier vont commencer à spéculer et à dégager les grandes tendances qui envahiront ensuite la rue. D’après ces premiers défilés, le vêtement semble faire écran contre le monde extérieur.

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Marc Jacobs

    Il est toujours extrêmement intéressant et instructif de voir comment les designers interprètent l’avenir. En pleine crise économique mondiale, ils prônaient les couleurs vitaminées comme un remède à la morosité. L’hiver prochain, ils nous invitent à nous cacher, nous réfugier, nous protéger, nous préserver… derrière le vêtement. Est-ce à dire que le temps est venu de ne plus « trop la ramener » ou bien au contraire de masquer sa vulnérabilité ? Les lectures sont multiples et personnelles. Une chose est sûre, je garderai un œil rivé sur les podiums du monde entier à commencer par ceux de Montréal, du 1er au 4 mars prochain. J’irai à la rencontre du designer Philippe Dubuc;  il nous réserve parait-il  une présentation très spéciale dans un lieu tout à fait inédit, je ne raterai sous aucun prétexte le défilé de Denis Gagnon…

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Hervé Léger by Max Azria

    Affaire à suivre…

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    LA GRANDE SOPHIE SE MET À NU

    9 février 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    J’ai eu l’immense plaisir de rencontrer La Grande Sophie – la chanteuse française – le temps d’une interview décontractée dans un petit bar de Montréal. Tête-à-tête avec une jeune femme épanouie, sereine, au bonheur de vivre contagieux… et très grande comme l’annonce son nom… immortalisée par mon merveilleux acolyte Guillaume Alcaraz.


    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    La Grande Sophie est venue passer une dizaine de jours au Québec pour la promotion de son 5ème album « Des Vagues et des ruisseaux » sorti il y a déjà plus d’un an en France. Elle s’abandonne cette fois-ci dans un registre épuré et intimiste marquant une vraie rupture avec ses 4 disques précédents, clairement « électrique ». Elle ose même y faire une reprise d’un des titres de Barbara « Dis quand reviendras tu ? » merveilleusement accueillie par les fans de la Dame en noir. La lionne a fait patte de velours, un coup de maître…

    Vous commencez à être une habituée du Québec…

    LGS : Oui, je suis venue plusieurs fois l’hiver et l’été pour les Francofolies. C’était formidable mais trop court, j’aimerais vraiment revenir pour faire une grande tournée à travers tout le Québec.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Vous avez également fait les premières parties du chanteur québécois Dumas…

    LGS : Oui et j’en garde un très bon souvenir. Au départ, je l’avais invité sur mes premières parties en France et puis, il y a 2 ans, il m’a proposé à son tour de le rejoindre sur sa tournée. À l’époque, je sortais d’un Zénith à Paris (immense salle) avec tous mes musiciens, de nombreux invités sur scène et même des majorettes. Deux jours plus tard, je me retrouvais au Québec toute seule sur scène avec ma guitare et ma grosse caisse : un vrai choc ! Finalement, c’est ce qui m’a donné envie de faire l’album « Des vagues et des ruisseaux ». Après 4 disques très « électrique », j’avais soudainement envie d’épurer ma musique, de regarder les lignes principales en prenant vraiment mon temps.

    Dans cet album, vous parlez de doute, de pardon, de valse des adieux, de quotidien d’une « celibattante »… Vous vous mettez enfin à nu!

    LGS : (sourire) Quand j’ai commencé, il y a 10 ans, pour moi aller dans l’intime et l’émotion, c’était une fragilité et je ne voulais pas me présenter comme cela. Avec le temps, j’ai laissé la place à l’émotion et pour la première fois je suis allée fouiller au fond de moi, ma voix est d’ailleurs beaucoup plus présente comme si j’avais moins peur qu’on l’entende…. Oui, je me suis mise à nu.

    Vous faites une reprise de Barbara « Dis quand reviendras tu ? ». C’est s’attaquer à un monstre…


    LGS : Oui d’autant plus que Barbara a encore des forums de fans qui se déplacent lorsqu’il y a un événement en relation avec leur idole et là, ça passe ou ça casse. Ils peuvent vous démolir. La première fois que je l’ai interprété, c’était aux Francofolies de La Rochelle à l’origine de la demande et le public a été emballé. J’ai décidé de garder le titre sur « Des vagues et des ruisseaux ». Il conclue parfaitement l’album.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Dans la carrière d’un artiste, à un moment donné, on parle toujours de « l’album de la maturité », en êtes-vous là ?

    LGS : Je ne veux pas prendre la maturité comme un aboutissement en soi. Je veux la prendre comme le résultat de toute mon expérience acquise depuis le début : des années de scène et  4 albums « électrique ».

    Vous avez débuté sur scène. Est-ce toujours votre moteur?

    LGS : J’adore la scène, ces moments incroyables, avoir les yeux dans les yeux avec le public. Ce qui est fou c’est qu’on ne sait jamais ce qui va se passer. Il y a des gens qui vous découvrent, d’autres qui partent au quart de tour, ceux qui ont envie de danser, de chanter, chaque soir est unique.  Franchement, ce sont les seuls moments où l’on est vraiment ancré dans le présent.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Quels sont vos projets à venir ?

    Un showcase le 11 février à l’Astral de Montréal avec mon pianiste. Je vais aussi me produire dans la ville de Québec avec l’organisme Rideau et puis revenir dans quelque temps pour faire une vraie tournée au Québec.

    Quelles sont vos adresse coups de cœur à Montréal?

    Le Beauty’s: 93 avenue du Mont-Royal Ouest, Montreal - 514-849-8883

    Le Ginger : un restaurant japonais
    Le dépanneur – Site
    Faire du ski, la nuit: c’est génial, en France, ce n’est pas possible!!!

    Site officiel La Grande Sophie

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    TEMPS FORTS

    3 février 2010 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    Temps forts, moments choisis, instantanés de Paris à Montréal en passant par New-York, Guillaume Alcaraz s’est amusé à marier des univers… Travail sur les perspectives, montage graphique, minutie des détails, jeux de courbes, évocations, vibrations, connections… tranches de vie irrésistibles!


    Airport – Photo: Guillaume Alcaraz

    Boeing – Photo: Guillaume Alcaraz

    Movida – Photo: Guillaume Alcaraz

    Regard – Photo: Guillaume Alcaraz

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    Erotisme, cinéma porno, sexualités de foules: que faire du X en 2010?

    27 janvier 2010 par Elsa

    Par Philippe Vecchi

    En avance d’un phénomène de masse, l’écrivain André Breton écrivit, un jour d’inspiration visionnaire, que «la pornographie, c’est l’érotisme des autres».

    Photo: Philippe Vecchi – Journaliste au Nouvel Observateur

    Un aphorisme d’une éternelle justesse. Car, autant l’érotisme semble refléter un classique trip bourgeois raffiné sagement transgressif, autant le porno reste d’une impureté diabolique aux yeux des citoyens puritains. Lobbystes bien-pensants ou censeurs septuagénaires décidant arbitrairement de ce qui est bon ou pas pour nous sur cette Terre où, à ma connaissance, on ne se reproduit pas encore par l’opération du Saint Esprit. C’est que depuis la nuit des temps, l’homme dispose de trois fonctions primaires: survivre, manger, se reproduire. Point final. Traduction contemporaine néo-libérale: tout citoyen aimerait vivre riche et heureux avec, dans son lit, dans sa vie, un maximum de belles femmes, même payantes. Ah oui, André Breton pensait donc que «la pornographie, c’est l’érotisme des autres». Ainsi donc, on avouera presque toujours aimer l’érotisme, très rarement la pornographie. Même s’il faut nuancer le tableau: un récent sondage Ifop a révélé que les Français assument beaucoup plus ouvertement qu’auparavant leur consommation d’images à caractère sexuel très explicite. Y compris en couples, chaque jour plus nombreux à voir ensemble des hardeurs marteaux-pilons posséder dans tous les sens des X girls débutantes jouant les femmes de chambre soumises pour 350 euros la journée. On est loin du temps où la blonde Américaine Traci Lords (… mineure pendant les tournages: scandale!) décrochait le prix de «la Plus grande actrice X de tous les temps».

    Photo: Traci Lords

    Mais attention, achtung everybody, on y revient, beaucoup de sondés se disent encore uniquement portés sur «l’érotisme», et pas du tout sur un cinéma «classé X» encore un peu honteux, en oubliant de déclarer que leurs envies profondes ont souvent tout de… pornographique. La nuit dernière, il n’est pas exclu que Jean-Sébastien Petitbois de Narbonne ait rêvé qu’il faisait torridement l’amour avec Anna Mouglalis, alors que Jean-Google de Québec se reveillait humide d’avoir virtuellement caressé la divine Megan Fox (que «le Nouvel Observateur» comparaît récemment pour son physique à… une actrice de porno!) Eh oui, mesdames et chers amis, tout cela est bien normal. Un homme couchant -c’est notre moyenne nationale!- avec moins de cinq partenaires au cours de toute sa vie, on peut supposer qu’il accumule les frustrations. Et, du même coup, les désirs personnels majoritairement refoulés (apprendre le Kamasoutra avec la Dorcel Girl Mélanie Coste, contempler à l’écran des créatures à jamais inaccessibles, découvrir de surprenantes pratiques, etc).Avec, d’après certains scientifiques, une différence nette entre les perceptions féminine et masculine du problème. Les hommes auraient une vision «parcellaire» (par «morceaux») du corps de la femme, à la différence des filles qui fantasment sur la globalité de l’enveloppe corporelle de leurs partenaires mâles. Il n’est peut-être pas inutile de préciser non plus que la durée moyenne du rapport sexuel des Français n’excède pas… quelque chose comme sept minutes, pour faire large. Et dire que la guêpe peut s’envoyer en l’air quatre jours d’affilée sans un seul break -même pas pour fumer une clope de pollen!- vous vous rendez compte…

    Photo: Megan Fox

    Deux premières conclusions un rien sérieuses s’imposent déjà. S’adressant dans 90% des cas au public masculin, la production porno internationale (naviguant en grande majorité de «médiocre» à «nulle») est donc filmée par des mecs pour les mecs avec gros plans gynécologiques alternés de tout ce que vous pouvez imaginer -sauf, évidemment, lorsque ce sont des femmes qui réalisent. Comme c’est régulièrement le cas du côté de féministes suédoises formant un courant en vogue, où des réalisatrices «traditionnelles» françaises, telle Laetitia Masson, réunies afin de mettre chacune en boîte un court-métrage X à destination de Canal+. «La chaîne du foot et du porno» en fit des tonnes dans la presse (avec succès, tout le monde tombant dans le panneau de l’alibi intello correct canaille), alors que le programme fut dans l’ensemble d’un ennui… mais alors d’un ennui… genre dimanche pluvieux à Tourcoing, mi-novembre, avec les frères Bogdanoff qui vous parleraient pendant cinq plombes dans la boue des différences entre les protons et les neutrons. Ma, qué mal de tête!
    Et peut-on parler de réel «mal de vivre» chez ces Français pour qui la sexualité représente une fraction importante de leurs pensées fantasmatiques? Certains réalisateurs spécialisés ont bien compris qu’il leur fallait égayer, enrichir, voire pallier les manques cruels de (télé)spectateurs adultes, pas franchement épanouis dans leur vie de couple. Ce qui ne transforme pas du tout ces consommateurs de pornos en hordes immondes d’affamés en manque, mais en consommateurs… inscrits dans une nouvelle norme. Ou plutôt une nouvelle donne, celle des années 2010… A suivre…

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