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  • « Hung »: une série américaine haut de gamme au héros singulièrement bien « outillé »

    29 novembre 2011 par Elsa

    Par Philippe Vecchi

    Étonnant de constater que certaines séries à fort charisme ne passent pas la rampe des chaînes hertziennes, pour rester cantonnées à des niches, soit pour abonnés (en l’occurrence, Orange Cinemax), soit câblées (Série Club): “Hung” n’est visible que dans ces interstices du Paf, alors qu’elle mériterait d’irradier bien plus amplement. Il faut dire aussi que sa thématique majeure n’est pas spécialement recommandée pour un prime-time sur TF1, où elle serait quoiqu’il arrive interdite à une certaine catégorie de la population, enfantine sinon pré-adolescente, car c’est bêtement et simplement l’histoire d’un gigolo, un “gigolpince” comme on en fait encore, dans l’imaginaire global pour les dames âgées en panne d’amants compétitifs. Une pute-homme pour femmes-clientes, certes, ça le ferait moyen dans l’esprit de n’importe quel programmateur soucieux de ratisser y compris parmi les accros aux vertus de la bienséance.

    Cachez ce sexe que l’on ne saurait voir: autant il est usuel de s’administrer plein pot des scènes où l’on s’envoie en l’air avec, dans l’oeil de la caméra, des filles intégralement nues  (“Californication” en tête), autant vous ne verrez jamais d’un homme que ses dorsaux ciselés ou – grand maximum – un fessier travaillé en club de sport. Mais qu’on ne se fasse pas pour autant d’idées frelatées sur la façon qu’a “Hung” de filmer son héros, Ray Drecker. Jamais au grand jamais vous ne verrez l’instrument de ses méfaits sexuels. Et si certain(e)s en rêvent, c’est bien grâce aux contre-champs sur les payeuses qui découvrent “la chose”, dont on comprend très vite qu’elle est surdimensionnée, entre matraque de flic new-yorkais et anaconda adulte.

    On pourrait d’emblée en rire mais c’est presque à en pleurer: si Ray use de ses attributs dans le cadre d’un échange commercial, c’est parce qu’il est recouvert de dettes et d’emmerdes de première catégorie.

    Apparue à l’antenne US en juin 2009 et relayée dès le mois de décembre de la même année en France par Orange, “Hung” en est à sa troisième saison; et il nous faut reconnaître que, pour la suivre à la cadence américaine (c’est-à-dire avec une dizaine d’épisodes d’avance sur nos diffuseurs nationaux), on s’est pris au jeu d’une manière tout à fait magistrale. Ceci en étant bien obligé de se forger une opinion solitaire, vu que quasiment personne ne parle jamais ici des aventures de Ray, alors que plus le temps avance, plus le tempo de “Hung” grimpe de façon exponentielle.

    Saison 1: Ray voit sa maison brûler et il mettra toute son énergie à la rebâtir avec son salaire de professeur et ses appointements d’entraîneur sportif. Métaphore d’une reconstruction personnelle laborieuse voire impossible en l’état. Il aurait même pu devenir un excellent professionnel de base-ball, si la vie ne s’était mise en tête de lui asséner une blessure barrant définitivement ses ambitions. Il aurait pu aussi rester le mari d’une jolie blonde dont il est encore fortement épris, mais madame son épouse s’est fait la malle pour rallier le lit plus tendance d’un dermatologue friqué, quoique physiquement aussi fadasse que Ray, lui, est beau, la quarantaine venue.

    Carrure d’athlète et prestance classieuse, il ne lui reste plus que ses deux jumeaux qui ont pour trait commun d’être beaucoup plus gros que la moyenne, et infiniment plus torturés que n’importe quel élève WASP de bonne facture traditionnelle. Et
    c’est donc pour s’arracher de ce marasme infernal que Ray Drecker va sortir contre quelques centaines de dollars la prestation son artillerie personnelle, dans l’unique objectif de combler épouses frustrées, nymphomanes barjots et célibataires contrariées. Certaines sont carrément belles, d’autres moches comme tout, mais il “fait le travail”, encore et toujours. A cette nuance près que les clientes ne se trouvent pas sous le sabot d’un percheron.

    Sachant qu’il souhaite conserver un certain anonymat et le secret total auprès de sa famille, il s’allie pour la juste cause avec son amie-amante Tanya, brune pas très gironde mais suffisamment maligne pour remplir la fonction, même si elle a pour sale habitude de se fourrer dans d’insondables traquenards. Ajoutez à cela une rabatteuse de riches clientes prénommée Léonore, sorte de garce finie et ordurière prête à tout pour bouffer le monde, et vous avez une vue d’avion presque complète des protagonistes en mouvement. Ce qui ne vous dit pas grand chose des multiples revers de fortunes qui viennent étayer cette fiction attachante, émouvante parfois, rigolote à ses heures et imprévisible à coup sûr.

    On ne sait jamais sur quel pied danser ni ce qui va nous tomber sur le coin de la cafetière, mais ce dont on est certain, c’est que la troisième saison de “Hung” est une réussite implacable. Ce qui relève sans doute d’une forme de logique, puisque les affaires, elles aussi, roulent pile comme il faut dans la mesure où Ray et “sa” mac ont enfin trouvé la formule qui fait tilt et permet d’engranger les dollars désormais par poignées de milliers.

    Parviendra-t-il pour autant à reconquérir son ex-femme? Sortira-t-il ses enfants de l’ornière où ils sombrent? Saura-t-il contrecarrer les plans de Léonore qui pour commencer lui colle un jeunot concurrent dans les pattes? C’est ce que vous découvrirez à la télé en temps et en heure ou sur les plateformes de streaming, qui sont devenues autant de mini-cinémathèques modernes. Et comme Ray Drecker est professeur le jour, on conclura avec une note pour “Hung” qui, espérons-le, ne sera pas enterrée en fin de saison 3: 18/20. Ce qui reste encore bien en dessous des mensurations du héros de nos promenades Web hebdomadaires.

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    Remerciements à teleobs.com

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    Ma nouvelle destination SHOPPING!

    20 novembre 2011 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    La voici: c’est la boutique Quai 417 qui vient d’ouvrir ses portes dans le Vieux-Montréal! J’y aime tout… à suivre.

    Photos: Crédit Icham Eid

    Pour lire mon article dans La Presse: ici

    Site officiel de Quai 417

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    Donatella Versace pour H&M

    15 novembre 2011 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    J’étais aux premières loges pour le lancement en grande pompe de la capsule de Donatella Versace pour H&M, à New York . Bienvenue dans le temple du luxe, de la couleur, des imprimés tropicaux-baroques et flashy…. dessinant des silhouettes comme autant de pièces iconiques de la grande époque, à la saveur très nineties et au glamour South Beach. Un peu Noël avant Noël! Et c’est devant un parterre de VIP impressionnant de Uma Thurman à Sofia Coppola, de Terry Richardson à Bruce Weber (top des photographes)…, bref « je me pince pour y croire! », que les silhouettes se sont enchaînées (40 pour femme, 20 pour homme), le tout suivi d’un concert privé de Prince,  à se damner. Cette soirée fut fastueuse comme cette capsule disponible à partir du 19 novembre prochain au Canada.

    Et pour lire mon article de la soirée de lancement dans La Presse

    Article sur la collection avec interview de Donatella Versace: ici

    Photos: Elsa Vecchi

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    SOIRÉE DE LANCEMENT VERSACE POUR H&M À NEW YORK

    9 novembre 2011 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    3 photos avant une multitude d’autres… une soirée démente!

    Photo du défilé

    Photo: Donatella Versace en extase devant Prince

    Photo: Prince

    Photos: Elsa Vecchi

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    Grimm », la nouvelle série de NBC est une bombe fantastique

    4 novembre 2011 par Elsa

    Par Philippe Vecchi

    Etre sur le coup: labeur passionnant, qui nous a cette fois menés au pilote de “Grimm”. Soit l’épisode originel d’une probable épopée longue comme le bras, si la suite plane au même niveau d’excellence. Rampe de lancement d’une production du network surpuissant NBC, engagé comme ses concurrents dans une baston de tous les diables sur un créneau qui exige des financements certes lourds, mais dans l’espoir légitime d’audiences importantes régulières, stables et surtout durables.

    A vue d’œil, on jurerait que “Grimm”, c’est du retour sur investissement garanti sur facture “fantastico-policière”. Une potentielle bombe à fragmentation qui pourrait commencer par “Il était deux fois”:
    1) un flic black à voix de stentor et carrure “Shaft”
    2) un flic blanc bec à visage élastique idoine, mi-Kyle Mc Lachlan mi-Clark Kent dépouillé de sa cape Superman.

    Ce duo “Arme fatale” est le facteur de modernisation qui permet à la série de “twister” immédiatement du côté des contes des frères Grimm, rapatriés du 19ème siècle berlinois dans le Portland de 2011. A signaler que sans Wilhem et Jacob Grimm, rien que Blanche-Neige, le petit Chaperon rouge, la Belle au bois dormant, Cendrillon et même Raiponce, pointeraient aux abonnés définitivement absents.

    Dans ce pilote diffusé le 21 octobre, c’est le petit Chaperon rouge qu’y s’y colle d’emblée, puisque mieux vaut ne pas arborer cette couleur dans les rues middle-class si l’on est une fille, au risque de tomber sur les “Sanguinaires” (apparence humaine avec mutation en grands méchants loups-garou), que seuls savent détecter les “Grimm”. Et c’est précisément là que déboule la première bonne idée: Nick, le flic blanc, apprend de la bouche de sa tante de passage qu’il est un “Grimm”, les deux “castes” antagonistes se reniflant à des kilomètres.

    Avec cette création vraiment originale, NBC et sa task-force réussissent un coup de maître. Modulations des lumières pour une féérisation du quotidien, mouvements de caméras sophistiqués à base de travellings compensés et autres anamorphose de l’image à coup d’effets spéciaux subtils, afin que tout nous ramène au centre de l’image – exactement comme dans les contes, quand même les arbres semblent incurvés. Oublier la dimension flippante de l’histoire, avec ces visages anonymes qui, l’espace d’un instant, deviennent monstres, ou la tuerie façon “Mon Ninja chez les bouchers” du début, reviendrait à occulter la fonction première de “Grimm”: raviver nos peurs enfantines au pays sanglant de “Law and order”, insinuer le doute en tout et à chaque instant. Autant dire, donner dans le (haut) qualitatif tout en jetant des cliffhangers de la manière la plus roublarde qui soit. Qu’il nous doit permis de saluer la performance de classe internationale, dans l’attente prégnante des prochains épisodes. Déception interdite.

    Remerciements à  teleobs.com

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