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  • SOIRÉE DE LANCEMENT VERSACE POUR H&M À NEW YORK

    9 novembre 2011 par Elsa

    Par Elsa Vecchi

    3 photos avant une multitude d’autres… une soirée démente!

    Photo du défilé

    Photo: Donatella Versace en extase devant Prince

    Photo: Prince

    Photos: Elsa Vecchi

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    Grimm », la nouvelle série de NBC est une bombe fantastique

    4 novembre 2011 par Elsa

    Par Philippe Vecchi

    Etre sur le coup: labeur passionnant, qui nous a cette fois menés au pilote de “Grimm”. Soit l’épisode originel d’une probable épopée longue comme le bras, si la suite plane au même niveau d’excellence. Rampe de lancement d’une production du network surpuissant NBC, engagé comme ses concurrents dans une baston de tous les diables sur un créneau qui exige des financements certes lourds, mais dans l’espoir légitime d’audiences importantes régulières, stables et surtout durables.

    A vue d’œil, on jurerait que “Grimm”, c’est du retour sur investissement garanti sur facture “fantastico-policière”. Une potentielle bombe à fragmentation qui pourrait commencer par “Il était deux fois”:
    1) un flic black à voix de stentor et carrure “Shaft”
    2) un flic blanc bec à visage élastique idoine, mi-Kyle Mc Lachlan mi-Clark Kent dépouillé de sa cape Superman.

    Ce duo “Arme fatale” est le facteur de modernisation qui permet à la série de “twister” immédiatement du côté des contes des frères Grimm, rapatriés du 19ème siècle berlinois dans le Portland de 2011. A signaler que sans Wilhem et Jacob Grimm, rien que Blanche-Neige, le petit Chaperon rouge, la Belle au bois dormant, Cendrillon et même Raiponce, pointeraient aux abonnés définitivement absents.

    Dans ce pilote diffusé le 21 octobre, c’est le petit Chaperon rouge qu’y s’y colle d’emblée, puisque mieux vaut ne pas arborer cette couleur dans les rues middle-class si l’on est une fille, au risque de tomber sur les “Sanguinaires” (apparence humaine avec mutation en grands méchants loups-garou), que seuls savent détecter les “Grimm”. Et c’est précisément là que déboule la première bonne idée: Nick, le flic blanc, apprend de la bouche de sa tante de passage qu’il est un “Grimm”, les deux “castes” antagonistes se reniflant à des kilomètres.

    Avec cette création vraiment originale, NBC et sa task-force réussissent un coup de maître. Modulations des lumières pour une féérisation du quotidien, mouvements de caméras sophistiqués à base de travellings compensés et autres anamorphose de l’image à coup d’effets spéciaux subtils, afin que tout nous ramène au centre de l’image – exactement comme dans les contes, quand même les arbres semblent incurvés. Oublier la dimension flippante de l’histoire, avec ces visages anonymes qui, l’espace d’un instant, deviennent monstres, ou la tuerie façon “Mon Ninja chez les bouchers” du début, reviendrait à occulter la fonction première de “Grimm”: raviver nos peurs enfantines au pays sanglant de “Law and order”, insinuer le doute en tout et à chaque instant. Autant dire, donner dans le (haut) qualitatif tout en jetant des cliffhangers de la manière la plus roublarde qui soit. Qu’il nous doit permis de saluer la performance de classe internationale, dans l’attente prégnante des prochains épisodes. Déception interdite.

    Remerciements à  teleobs.com

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    Siglé Silk me back

    27 octobre 2011 par Elsa

    Par Yvan Schneiderlin

     

    17 Mars 2011, premier teasing post Fukushima en provenance de Lyon (France) sur http://silkmeback.blogspot.com/ évoquant « la situation dramatique » du Japon, « les liens privilégiés et fructueux établis par la soie entre la ville de Lyon, sa région et le Japon ». Les auteurs d’un projet nommé Silk me back rappelaient alors que c’est « grâce au réapprovisionnement des vers à soie japonais, que l’industrie séricicole française, sinistrée par une épidémie en 1855, fût sauvée ; et que c’est à un français (M. Paul Brunat, natif du département de la Drôme) que revient la paternité de la première usine mécanisée du Japon au début de la restauration de Meiji (1872), ainsi que la filature, la plus grande du monde à l’époque, à Tomioka, dans la province de Gunma, frontalière de celle de Fukushima, belle province sous le soleil levant non encore fatalement pervertie par les vénéneuses extravagances nucléaires…

    Pour initier en douceur le « buzz », Silk me Back s’est tout d’abord présenté par la petite porte un peu rouillée des très institutionnelles « Journées européennes du patrimoine » dans l’ancienne usine-cité lyonnaise de soierie Tase transformée en workshop provisoire pur fil : concerts, conférences, soirée privée pour fêter le classement (partiel) de cette friche industrielle aux Monuments Historiques…

    Un faire valoir idéal pour lancer sur les ruines de la splendeur des soyeux une ligne de Kimonos et de Yukatas très couture sous le label Silk me back (pièces uniques ou séries limitées), produits d’appel à artistes et stylistes forcément happy few.

    Une fois finalisée, avec le concours tout de même de prestigieux partenaires (dont le Holding Textile Hermès), cette collection évènementielle doit s’égayer le printemps venu moyennant finances, amies et amis des podiums ; le bénéfice de la vente étant destiné à soutenir le Japon sinistré avec un joli chèque remis aux relais du projet sur place.

    Un petit –tout petit- coup d’œil en preview sur les réalisations des artistes ?

    No way, chères. Mis à part la photo ci-contre du 1er kimono de la série, crânement assumé dans les gravats de l’usine Tase par Frédéric Jacques Huet, le Musée des Tissus se réserve l’ultime exclusivité. Tout au plus, peut on écrire aujourd’hui que, aimantés par la directrice artistique et initiatrice du projet Isabelle Moulin (ex-styliste chez Lolita Lempicka et Lanvin Haute-Couture) quelques japonais se sont artistement proposés (une exposition, un défilé à Tokyo, Yokohama ou Tomioka ?) et que le nom de la fille du plus célèbre diplômé (après Paulin et Wilmotte ?) de l’upper class école d’art parisienne Camondo, Ara Starck, peintre sur grand format est avancé parmi les heureux nominés dont les kimonos et Yukatas seront exposés en majesté et pour de bon parmi les, somptueuses, collections du Musée des Tissus, à Lyon, France.

    Collection Silk me Back, visible au Musée des Tissus (Lyon), du 2 Février au 10 Mars. (renseignements & programme complet sur le blog http://iznao.blogspot.com/)

     

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    SHOPPING, SPA, DÉTENTE, QUELQUES BONS PLANS MONTRÉALAIS

    21 octobre 2011 par Elsa

    Voici quelques-unes des chroniques que j’ai écrites pour Vitamin

    Odasi: la nouvelle ligne de Denis Gagnon

    C’est l’heureuse surprise de la semaine.

    Photo: Sylvain Blais – Stylisme: Yso

    Avant même d’avoir été prévenues par quelques dossiers de presse, ODASI par Denis Gagnon avait déjà envahi une sélection de magasins BEDO. Mais qu’est-ce? C’est une nouvelle collection signée par le designer montréalais vendue exclusivement dans les boutiques de la célèbre chaîne québécoise. Au programme : robes, pantalons, manteaux… une garde-robe complète teintée de noir et enrichie de fermetures à glissière, fausse fourrure, dentelle, franges, autant de références à l’univers du créateur. On aime!

    Photo: Sylvain Blais – Stylisme: Yso

    ODASI par Denis Gagnon, collection vendue dans les magasins BEDO, www.bedo.ca

     

    CINQ SECRETS DE TAILLE

    Aujourd’hui, il est question de vous révéler ces adresses qui font le miel de notre vie…

    Avant d’atteindre le degré maximum de stress, on se précipite au spa du Docteur Hauschka. Enaam, la prêtresse des lieux, a vite fait de nous remettre sur pied grâce à ses soins d’une douceur et d’une efficacité sans pareil. www.spadrhauschka.com

    La douceur régressive? C’est la brioche nantaise de la boulangerie Les Co’Pains d’Abord. Difficile de trouver mieux, même en France!

    Pour un souper entre amis, on fonce chez Falero, notre poissonnerie préférée. Tout y est d’une fraîcheur incomparable.

    Une astuce beauté? On se fait une cure de chlorophylle pure. Le principe? Une cuillère à thé chaque matin à jeun dans un verre d’eau, rien de mieux pour se détoxifier.

    Pour se délecter d’un poulet grillé à la portugaise? Rien ne vaut le Roi du Plateau! Ici c’est chaleur et bonne humeur, à gogo!

    À LA PARISIENNE

    Après une pièce de théâtre, quoi de mieux qu’un tardif souper dans une brasserie?

    C’est au Dominion que ça se passe. Ici, à ne pas s’y tromper, il règne une ambiance très parisienne. La lumière tamisée confère aux lieux une intimité qui invite à la confidence, et, après cette longue journée mouvementée, quoi de mieux? On opte pour une assiette mixant gravlax, vieux cheddar et terrine de poisson (20 $) accompagnée d’un verre de vin, bien sûr. Le tout est parfait. Ah que la vie est belle ainsi rassasiées et accompagnées de tendres amis.

    Photo: Brasserie Dominion

    À tester d’urgence!

    On a testé pour vous le nouveau soin « Régénérant » au spa du Dr.Hauschka

    Courrez-y, c’est un pur moment de bonheur! Fidèle à la tradition de la maison, tout commence par un bain de pied aux pétales de rose permettant de faire circuler l’énergie. Vient ensuite un délicieux traitement du visage, très doux et aux fragrances envoûtantes. Si besoin est, la maîtresse des lieux, divine Enaam Takla, pourra effectuer une extraction des comédons. Au cours des deux heures (eh oui!) s’ensuivent de délicats masques et massages à l’aide de la nouvelle ligne de produits régénérants (incluant sérum et crème), cent pour cent naturels. Notre verdict? On repart avec un teint éclatant et frais comme la rosée du matin… une vraie cure de jouvence!

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    Les sosies ne sont plus ce qu’ils étaient…

    26 septembre 2011 par Elsa

    Par Philippe Vecchi

    Amis lecteurs, j’aimerais revenir sans prévenir sur un fait divers qui s’est déroulé le 23 juillet dernier en France. Vous me direz, juillet, ça fait un peu loin pour un blogueur qui se doit de rester à la pointe de l’événement, d’être en somme une sorte d’épée avec deux yeux plantés dans le cœur de l’actualité hurlante. Sauf que ce serait aller un peu vite en besogne que d’expédier ce que 100% des Québécois bien entendu ignorent, et ce que 98% des Français ont déjà oublié ou ne sauront jamais si je ne me dévoue pas corps et âme, en ce jour, pour faire éclater la vérité nue. Tout cela parce que les médias nationaux n’ont accordé qu’une importance minime à ce qui s’est passé à Epinal, ce fameux 23 juillet dernier, quand les reporters-piliers de la presse quotidienne et magazine faisaient bronzette, pendant que des stagiaires hébétés turbinaient à leur place. Car ce jour-là, oui, lisez bien ce qui suit en considérant son importance majeure: le sosie de Serge Gainsbourg a planté celui de Johnny Hallyday.

    Photo: Serge Gainsbourg

    Ce qui ne veut pas dire qu’il lui a posé un lapin, mais qu’il l’a poignardé… et de toutes ses forces! A la gorge, de surcroit, et c’est de l’ordre du miracle que Michel P. dit Johnny H. s’en soit sorti sans que son «pronostic vital» soit engagé. A un centimètre près, le sosie de Johnny partait rejoindre six pieds sous terre le vrai Gainsbourg, pendant que son meurtrier écopait direct de trente ans de prison. Reste quand même la «tentative de meurtre» et il y a peu de chances pour que l’on revoie Denis C. dit «Gainsbarre (à la barre)» dans l’un de ces concours d’imitateurs qui font la joie des comices agricoles. Vous me suivez? C’est gentil. Maintenant tout de suite, imaginez la scène. Johnny et Gainsbourg -du moins, leurs copies vaguement conformes, – habitent tous deux à Epinal, célèbre ville des Vosges située entre Chantraine et Golbley (bon, ok, ça n’éclairera pas grand monde, mais c’est au nord du pays). La querelle remonte à des lustres mais c’est au mois de juin dernier que le compte à rebours a véritablement commencé. Les deux hommes âgés de 50 ans pour Johnny (Michel P. au civil), et de 46 ans pour Gainsbourg, ne pouvaient déjà pas s’encadrer. Exactement comme deux rats de laoratoire luttant à mort, enfermés dans la même cage sans issue au sol méchamment électrifié. Et comme dans les westerns, on savait dans la ville qu’il valait mieux les tenir à distance parce qu’à chaque reprise, ça partait systématiquement en vrille, avec des dialogues dignes d’un chef-d’oeuvre à la «Cours après moi que j’t'attrappe»: «Gainsbarre-toi de là ou j’t'en colle une!». Jusqu’au jour fatal où Johnny a été embauché pour entretenir les parties communes du lotissement où habite « Gainsbarre », pile en face de la gendarmerie d’Epinal. Pincez-moi je rêve, on se croirait déjà dans le célèbre roman à clans ennemis, «Clochemerle».
    La mayonnaise de la haine réciproque montant chaque jour un peu plus, les deux sosies étaient passés sans même s’en rendre compte de «la Septième compagnie au clair de lune» à «Règlement de comptes à OK Corral». Jusqu’à l’invective de trop qui a fait sortir Gainsbourg de sa cuisine avec un couteau, histoire de l’enfoncer rageusement dans le cou de Johnny, qui a fini tout ensanglanté par se réfugier chez un riverain. Il n’y a pas de quoi rire, mais vous avouerez que c’est le genre d’histoire qui laisse quelque peu perplexe. Fin du fait divers et début des vraies questions: mais qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, tous ces cinglés? C’est quoi la vie d’une femme qui ressemble à la Reine d’Angleterre et celle des 253 amuseurs recensés qui se la jouent Michael Jackson en mieux? Ils espèrent quoi? Qu’une meute d’adolescentes va se ruer sur eux en feignant de croire à l’impossible? Le pire, c’est que ça arrive. Les boites de nuit rivalisent de soirées «Imitateurs en folie», et même le bouffon Michael Vendetta qui n’a pas besoin de sosie puisqu’il en est un lui-même (mais on ne sait toujours pas de qui), raconte à qui veut l’entendre qu’il emballe sec sur les coups de quatre heures du matin, sous les boules à facettes de discothèques provinciales, quand les filles sont exagérément pompettes.

    Photo: Michael Vendetta

    Et même à la télé française, les sosies font recette: montez un dossier «société» sur eux en remplissant le public de fausses Mylène Farmer et de Polnareff bidons, et vous aurez de fortes chances pour que l’audience fasse un bond significatif.

    Photo: Mylène Farmer

    Mais cette affaire pathétique nous conduit plus loin que le bout de son nez de clown triste. Qu’un visage s’imprime naturellement de traits familiers et c’est tout le cerveau qui est atteint. Après avoir signé un autographe à sa boulangère, la réplique de Michel Sardou s’en va rejoindre son bureau de vendeur de photocopieuses en sifflotant «les Lacs du Connemara», flatté que les passants se retournent sur sa silhouette dupliquée, au point qu’il se vit fondamentalement en Sardou Michel, le vrai.
    En pleine ère de la gloire à tout prix et à grande vitesse, c’est du pain béni, tout bien réfléchi. Ceux-là n’ont pas besoin de passer par un show de télé-réalité pour être reconnus un mois dans leur existence. C’est toute leur vie qui est une gloire par procuration, et forcément, ça perturbe le cerveau. Ils sont la preuve vivante qu’on peut n’être connu que dans son quartier et reconnu dans toute la France. Vous imaginez à quel point cette ressemblance leur dézingue les synapses, jusqu’à les rendre gagas de leur modèle qui n’a rien demandé, quitte à se faire passer pour lui dans les cas les plus limites? Un sosie frappant de Patrick Dewaere m’avait raconté qu’il s’était fait aborder puis ouvertement draguer par une femme de 40 ans, persuadée qu’il était le véritale acteur, alors que Dewaere s’était déjà suicidé depuis plusieurs années. Surréaliste.

    Photo: Patrick Dewaere

    Une plaie pour les chanteurs et les acteurs, qui doivent se coltiner ces répliquants plus ou moins officiels, puisqu’il y a même des grades dans le grand Ordre national des sosies. C’est un peu comme si existait en marge de la société une nation des sosies autorisés, un pays qui ressemblerait à un grand hopital psychiatrique mais version «le Manège enchanté», avec Pollux dans le rôle du chien méchant.
    Ne reste plus qu’à espérer que le sosie d’Hervé Vilard ne trucide pas un jour celui de David Hallyday parce que ce dernier lui a crevé les pneus de sa mobylette. On pourrait aussi imaginer un monde où la chirurgie plastique s’alignerait sur de nouvelles normes esthétiques. Au lieu d’un lifting ou d’une injection de botox, le ou la cliente lambda irait se faire faire la tête de son idole, dans l’espoir d’échapper à l’humiliation de ceux qui n’ont jamais connu que l’indifférence. Que des répliques de vedettes partout, tout le temps, plein les villes; 50 millions de célébrités, autant dire le cauchemar absolu, frôlant la crucifixion visuelle permanente.

    Alors, un dernier conseil: si vous pensez croiser mon sosie dans une rue parisienne, changez vite de trottoir. Parce qu’en définitive, le plus dangereux, c’est que ça pourrait bien être moi…

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