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    UN VRAI WEEK-END DE MONTRÉALAIS

    Mardi, 23 février 2010

    Par Jean-Sébastien Petitdemange

    Chroniqueur voyage et tourisme pour RTL

    Direction les Laurentides pour le week-end dans un joli chalet perdu au bord d’un lac gelé.

    Dès que le week-end approche, nombre de Montréalais chargent les coffres des voitures et entament une migration vers 17h. Direction par exemple les Laurentides. Nous sommes au nord-ouest de Montréal au coeur d’une région de plus de 20 000 km2. Les Laurentides tirent leur nom de la chaîne de montagnes qui sillonne sa portion nord dans le bouclier canadien, elle-même nommée ainsi pour désigner son parcours parallèle au fleuve Saint-Laurent. Une fois quitté les autoroutes de Montréal, la route est plus enneigée et prend une couleur orange a cause de la « crasse » répandue et qui permet de circuler par presque tous les temps. Et là, le charme des Laurentides commence à se dévoiler petit à petit et à faire craquer même les plus urbains avec des lacs calmes et des forêts immenses. Les Laurentides, c’est du  pur bonheur et surtout du pur bon air. Je suis à Vendée exactement.

    Photo: Jean-Pierre Vecchi

    Et la vie se déroule au rythme lent de la pendule, de celui de la cheminée qui crépite et du poêle à bois qui réchauffe la maison de bois et qui m’a permis aussi de me lancer dans une poule au pot cuite 6 heures sur le bord de ce poêle justement.

    Photo: Jean-Sébastien Petitdemange

    Dimanche, balade tranquille à Mont Tremblant , une station de ski ultra chic plutôt réservée à une clientèle américaine fortunée. En fait, ils ont suivi Michael Douglas et Catherine Zeta Jones qui ont acheté un chalet, il y a quelques années. Je ne suis pas convaincu tout de même que payer 85$ la journée pour 4 ou 5 pistes ce soit vraiment bon marché ! Mais j’ai découvert là bas les « queues de castors ». La Queue de castor (beaver tails en anglais) est une pâtisserie canadienne super traditionnelle qui a été honorée par le président Obama lors de son 1er voyage au Canada. Il a voulu manger une queue de castor à Ottawa. Belle promo pour cette spécialité un peu lourde. La pâte faite de blé entier ressemble à celle d’une gaufre de forme oblongue et sans trous. Et puis surtout, elle est frite dans de l’huile de Canola avant d’être recouverte d’un coulis de chocolat, ou d’un enrobage au sucre et à la cannelle, de beurre à l’ail et de fromage…

    Et puis, ce week end s’est achevé devant la télé pour vivre LE match de hockey des Olympiques : Canada – USA. Match d’une intensité incroyable qui s’est achevé sur la victoire des américains 5-3 mais aussi sur un record d’audience pour le diffuseur canadien. Un score au delà de celui de la finale de Salt Lake City en 2002. Un bien bon moment en tous cas. Et lundi retour retour à Montréal enneigée et sous le soleil avant de rentrer pour Paris.

    En savoir plus sur les Laurentides

    Site de RTL

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    Le pouvoir des sens

    Vendredi, 8 janvier 2010

    Par Elsa Vecchi

    Rencontre avec le pionnier du marketing sensoriel au Canada.

    Photo: Patrick Burle – Senscity – Crédit: Catherine D’amours

    Patrick Burle est un français installé depuis 8 ans à Montréal. Il a lancé sa société Senscity devenue aujourd’hui le leader du marketing sensoriel au Canada. Tête-à-tête avec un homme inspiré qui a du flair et au credo clair « le pouvoir des sens ».

    Qu’est-ce que le marketing sensoriel?

    Patrick Burle: Le marketing sensoriel a pour objet de solliciter un ou plusieurs des cinq sens du consommateur pour le séduire en accroissant son bien-être et lui faire vivre une expérience dans le lieu où il est utilisé. Si les 3 sens (la vue, le toucher et le goût) font depuis longtemps partie intégrante du marketing traditionnel, le marketing sensoriel est apparu lorsque les compagnies et les commerçants ont commencé à exploiter les deux autres sens, l’odeur et le son, sur les lieux de vente.

    Aujourd’hui, Senscity est le leader du marketing sensoriel au Canada. C’est toi qui a apporté l’idée au Canada, comment l’aventure a-t-elle débuté?

    Patrick Burle: J’avais la sensation qu’il manquait quelque chose dans les magasins au Québec. À l’époque le marché n’était pas prêt, mais lorsque des marques européennes sont venues s’implanter ici avec l’utilisation du marketing sensoriel dans leurs magasins… le moment était enfin venu.

    Photo: Les locaux de Senscity – Senscity – Crédit: Catherine D’amours

    Dans ce domaine, le Canada était à la traîne par rapport à la France, est-ce qu’il a aujourd’hui rattrapé son retard?

    Patrick Burle: Non, le Canada est toujours à la traîne par rapport à l’Europe et l’Asie. Cela dit, il ne faut pas oublier que l’Europe utilise ce moyen depuis plus de 20 ans et qu’ici au Canada la tendance se fait sentir que depuis seulement 3 ans.

    Quelle marque a été votre 1er client?

    Patrick Burle: Aldo et il l’est toujours!

    Aujourd’hui, Senscity fait l’ambiance olfactive et musicale du Sofitel, du St Paul, des magasins ALDO (1400 dans le monde)……., du ST James et son restaurant le XO. Ce que vous avez fait pour le XO est archi-tendance et précurseur à  Montréal!

    Patrick Burle: Oui, mais il faut dire que nous avons eu carte blanche et la designer Alyson Wood nous a totalement mis en confiance. Sa vision était de donner une orientation très contemporaine au lieu, cela nous a bien aidé et c’est effectivement élégant, chic, contemporain, le design met en valeur le côté historique du lieu. Il y a des ambiances qui varient tout au long de la journée. Le matin et à midi, la lumière est beaucoup plus claire, il y a beaucoup de soleil dans la salle. L’ambiance change vraiment à partir du 5à7 et après le souper. À ce moment là, la lumière se tamise. Nous projetons des films à base d’images d’archives fournies par l’ONF. Quant à la musique, c’est 2500 titres qui jouent en permanence sur une période de 24 heures, adaptés à chaque heure du jour sans oublier la subtile fragrance “poudre de riz” dans le lobby.

    Photo: Le nouveau X0: restaurant du St James à Montréal – Crédit: Catherine D’Amours

    Le marketing sensoriel est-il aujourd’hui indispensable pour les sociétés qui souhaitent se démarquer?

    Patrick Burle: Le marché est tellement concurrentiel, je pense en effet que les marques qui souhaitent se différencier et affirmer leur caractère ont besoin de s’orienter vers le marketing sensoriel…. Les consommateurs sont de plus en plus sollicités, ils ont besoins de se sentir dans un cocon différent d’une marque à l’autre, un peu comme s’ils étaient chez eux.

    Photo: Les locaux de Senscity – Senscity – Crédit: Catherine D’amours

    Tu lances sur le marché, le cube diffuseur de fragrances, destiné aux particuliers, qu’est-ce que c’est?

    Patrick Burle: C’est un petit appareil design de diffusion d’odeurs. Il suffit de le brancher et le programmer aux moments souhaités,  pour diffuser de subtiles fragrances (à partir d’huiles essentielles). Le Cube était jusque là réservé aux hôtels chics, il est maintenant adapté pour les petits espaces. Il fonctionne par nébulisation, c’est à dire que chacune des gouttelettes diffusées est 1500 fois plus petite que celles des aérosols donc très légère, invisible et ne laisse aucune trace de dépôt. Voilà, avec le cube, on vous fait entrer dans l’ère des rafraîchisseurs d’air nouvelle génération.

    Tes  projets?

    Patrick Burle: Plein la tête, ceux qui sont en cours d’élaboration vous allez en entendre parler bientôt… je vous fais une révélation, on va faire une grande fête dans nos locaux, pour le lancement du cube. (sourire)

    Tes locaux sont d’ailleurs magnifiques! Quels sont tes rêves?

    Patrick Burle: Je suis déjà dedans…( grand sourire)

    Site de Senscity

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