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  • Archives pour le mot-clef « Blog de mode montréal »

    Chanel: une Marie-Antoinette futuriste à Versailles pour la ligne « Croisière »

    Samedi 19 mai 2012

    Cruise de Chanel

    Quel privilège de faire partie de ces  300 invités triés sur le volet (entre Tilda Swinton et Emmanuelle Alt (Vogue France))… pour assister au prestigieux défilé Croisière de Chanel! Je prends place sous l’une des  tentes “royales”, dressées au célèbre bosquet des Trois Fontaines dans les somptueux jardins du château de Versailles. Décor sublime caressé par le soleil.  Le coeur palpitant, j’attends…. et là sous nos yeux ébahis, une Marie-Antoinette futuriste -et  rock aussi – en bleu denim délavé (jean ou faux jean) ouvre le show. Génial mix des genres de ces drôles de robes « crinoline associées à des “tennis” creepers rockabilly compensées, de couleurs or ou argent. Iconique, la fameuse veste de tweed ajustée  se décline dans de douces nuances pastels, elle se marie à d’amples pantalons et jupes-culottes. Cette palette façon « macarons « Ladurée »" fait place aux noirs et blancs. Le show s’achève magistralement sur de merveilleuses robes du soir blanches et brodées d’or.  Au premier rang, Vanessa Paradis, Tilda Swinton, Inès de La Fressange… applaudirent « généreusement » cette démonstration de mode…royale! Génial Karl Lagerfeld!

    Photos: Chanel

    À lire en anglais ici Blog Creeds

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    Après le « Coeur a ses raisons », « les Bobos »!

    Lundi 23 avril 2012

    Par Philippe Vecchi

    Après la série parodique démentielle «le Cœur a ses raisons», les stars québécoises Marc Labrèche et Anne Dorval reviendront à l’automne dans «les Bobos»!

    Photo: Anne Dorval et Marc Labrèche – « Le Coeur a ses raisons »

    Si vous avez raté l’entrée passez par la sortie: on a toujours adoré la série «le Cœur a ses raisons» (diffusée de 2005 à 2007 sur la plus riche chaîne privée québécoise, TVA, sorte de TF1). Deux des plus grandes stars comiques du Québec s’y sont brillamment illustrées, ce que vous allez revoir via notre coup dans le rétroviseur, mais la nouvelle bouillante est la suivante: les mêmes Marc Labrèche et Anne Dorval s’apprêtent à jouer dans une émission à sketchs sur Télé-Québec, assurée d’un carton événementiel national. Intitulés «les Bobos» (même signification qu’ici, «bourgeois bohèmes»), les 26 shows à venir se foutront de la gueule d’une classe sociale réplicante par le truchement d’un couple branchouille, très à l’aise financièrement, affichant des idéaux de gauche tout en pédalant dans la semoule «post-yuppie». 1) On peut s’attendre au meilleur du grand n’importe quoi, mais calibré à la virgule près; 2) peut-être y aura-t-il une reprise française sur la TNT, comme ce fut le cas pour «le Cœur a ses raisons» (NRJ 12, puis carton en prime-time sur MCM), brûlot gondolant sur lequel il nous brûle instamment de revenir…
    Laïus: «Amour, gloire et beauté», «les Feux de l’amour» et «Santa Barbara», de par leur infernale durée de vie et leur facture impayable, ont de tous temps été l’objet de parodies, toute la difficulté étant de repasser une couche d’absurde sur des murs dégoulinant de crétinerie risible. Là où les Nuls excellèrent, une noria d’amateurs se plantait à vouloir parodier ce qui, de façon intrinsèque, relève déjà du pastiche sirupeux. C’est d’ailleurs tout le miel des soap-operas américains que de transformer le feuilleton sentimental en fiction-purée Mousseline, dans laquelle fourrer ses doigts sans jamais tomber sur rien de consistant. Caractéristiques: les personnages y (ré)agissent en boucle, cela pourrait durer deux mille ans et on y parle un méta-langage spécifique, «le savon». Les dialogues s’envolent, éclatent en plein néant comme les bulles d’un roman-photo insane, blop-blop, et c’est bien ce qu’ont intégré les Québécois qui, eux, traduisent franco de port soap-opera par «opéra-savon». Une appellation contrôlée aujourd’hui au Canada par Marc Brunet, créateur du «Cœur a ses raisons», et cette fois scénariste des «Bobos» tant attendus. Rien, dans cette série mémorable, ne manque à l’appareillage burlesque: les frères jumeaux Brett et Brad Montgomery (interprétés par le même Marc Labrèche, absolument idéal, donc probablement trop pour le cinéma français qui l’a raté en beauté en ne lui offrant pas sa chance -pitoyable erreur ) se tirent la bourre pour le contrôle d’un empire familial fondé sur la vente de produits… cosmétiques.

    Photo: Anne Dorval et Marc Labrèche – « Le Coeur a ses raisons »

    D’entrée de jeu, le serpent se mord violemment la queue, puisqu’on parle «en savon» de savonnettes et autre chirurgie esthétique, d’amours impossibles et de trahisons obligatoires. Sous-titré «Amour, Gloire et Botox», «le Cœur a ses raisons» aligne en parallèle des protagonistes féminins physiquement refaits de 20 à 100%. Imaginez maintenant que chaque séquence démarre avec une flopée de fleurs en amorce et leur muzak d’ascenseur, que les acteurs imitent la bouche en cœur ce fameux accent français «vu à la télévision», et que toutes les strates parodiques s’empilent jusqu’au fou-rire en boucles serrées. Monty Python, Nuls, gags poids-lourds à la «Police Squad» des Zucker-Abraham-Zucker, emprunts faits à Mel Brooks, pour une intrigue sans fond ni fin qui, bien entendu, compte moins que le contour caractéristique des personnages: Criquette la reporter hystero en total sur-jeu (la topissime Anne Dorval), Crystale la mère botoxée «Elephant Woman», Madge la bonniche extirpée de «la Cantatrice chauve» là pour ramasser claques sur baffes, c’est-à-dire la totale delirium tremens au pays de la surprise permanente et du délassement télévisuel. Suite à ce climax de rigolade intense, c’est peu dire qu’on fond d’avance pour «les Bobos», dont on vous signalera en temps et en heure la date de lancement précise l’automne prochain, ainsi que l’adresse du site sur lequel streamer légalement la juteuse affaire. En attendant: séance de rattrapage furieusement recommandée des trois saisons du «Cœur a ses raisons», toujours disponibles en France en coffrets DVD. Rien que du bonheur.

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    « Work it »: on a déjà marché sur la série américaine la plus nulle de l’année

    Lundi 19 mars 2012

    Par Philippe Vecchi

    C’est fait, on a trouvé la série américaine 2012 la plus fulgurante. Pas au sens où elle vous laissera à genoux, mais parce qu’elle n’aura duré que le temps éclair de… deux épisodes. Et s’il y a bien une information dont on est certain, c’est que ce “Work It”, tirant dans la catégorie “sitcoms” avec faux rires hystériques à baffer dialoguistes et créateurs, vous n’en verrez jamais la moindre trace à la télévision française, ni même québécoise.

     

    Elle aura beau faire le tour du monde des marchés de la production discount, avec ses six épisodes pourtant tournés, que personne ne s’arrêtera jamais nulle part, pas même pour marcher dedans du pied gauche. Un symptôme somme toute assez courant d’un système de création et de diffusion qui, aussi bien au cinéma (avec ses sorties directes en DVD sans passer par la case France) que dans le cadre des séries nouvelles, fournit son lot de productions directement balancées aux ordures à relents bouseux de Berezina coûteuse. Parallèlement à cette cata, on apprenait la grande nouvelle du mois: le Canadien David Cronenberg lance enfin sa propre série, « The Hollywood Reporter », dont il sera aussi le réalisateur et le producteur exécutif, en somme l’homme-lige détenant toutes les clés de nos attentes éperdues. Après son film assez académique Freud versus Yung, on y suivra cette fois les pérégrinations du chirurgien du XVIIIème siècle, John Hunter, auteur de découvertes sur le corps humain mais avec des méthodes très hétérodoxes et pour le moins radicales. Revoir « Faux-semblants », avec Jeremy Irons dédoublé en gynécologues jumeaux.

     

    Portrait de David Cronenberg

    Mais revenons vite fait à notre brebis galeuse. Comme c’est notre cas, il faut être à cette heure sur le continent nord-américain pour l’avoir vue filer à la vitesse de la lumière en direction des égouts de la fabrication à la chaîne. Lancée le 3 janvier 2012, “Work It” était retirée de l’antenne le 13. Quelle performance ! Deux petits tours de piste sur ABC, l’un des plus gros networks du pays où il faut assurer d’amples audiences, et on est passé de 6 pauvres millions de téléspectateurs pour l’épisode 1, à 5 millions au compteur de l’épisode 2, les pontes du la chaîne refermant cash leur piège à grizzlis.
    Pas facile de s’incruster dans la masse des fictions à prétentions comiques, surtout quand on joue sur la crise économique qui déprime une ville, Saint Louis, où l’emploi revient majoritairement aux femmes, ce qui pousse le héros et son meilleur ami à se travestir en rombières pour trouver un boulot de représentantes pharmaceutiques.

    Photo: L’acteur principal oubliable de « Work it »

    C’est d’un goût à peu près aussi sûr que d’envoyer des usuriers qui cognent chez des familles déjà à la rue. On sent bien que tout le monde s’est emmêlé les pinceaux, et que le responsable fiction qui a fourvoyé ABC dans cette impasse doit aujourd’hui apprendre à nager avec des chaussures en marbre. Critique impossible : c’est vraiment trop nul. Un rire toutes les sept secondes pour une réplique à pleurer : voici l’histoire édifiante du papillon éphémère qui ignore qu’il n’a qu’une journée à vivre et trouve le moyen, en plus, de se faire becqueter à 7 heures du matin. Le con…

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    2011 en 10 temps mode

    Vendredi 30 décembre 2011

    Elsa Vecchi

    Voici 10 des grands moments mode de l’année qui s’achève. Pour lire mon article dans La Presse: ici

    L’affaire Galliano


    Le 24 février 2011, à la suite d’une altercation à la terrasse d’un café parisien, le directeur artistique de la maison Dior déclaré coupable pour fait de violences et d’insultes à caractère racial et antisémite est LICENCIÉ. C’est la fin d’un règne.

    La fin des créateurs vedettes?


    2 mois après l’affaire Galliano, Christophe Decarnin, directeur artistique de Balmain, est évincé de la carte mode…

    Kate Middleton: icône de mode


    Cinq designers québécois mis à nu

    Anastasia Lomonova, Philippe Dubuc, Denis Gagnon, Simon Bélanger et José Manuel se sont dévoilés  et magnifiquement  sous l’objectif de La Presse. Voir la photo et mon article pour La Presse: ici

    Marie Saint Pierre pour Reitmans: un carton!

     

    La capsule de la créatrice Montréalaise pour la chaîne de vêtements s’est envolée en quelques heures. Mon article pour La Presse: ici

    Victoria Beckham: oscarisée marque montante


    Aux  British Fashion Awards, sorte d’Oscars de la mode, Victoria Beckham a décroché le prix de la marque montante.

    Anais Pouliot: une Québécoise au top


    Anais Poulio incarne la campagne mondiale de Louis Vuitton  depuis la rentrée.

    Record pour Taylor


    C’est collection privée de bijoux la plus chère jamais vendue aux enchères.

    La folie Jean-Paul Gaultier à Montréal


    « La planète mode de Jean-Paul Gaultier », l’exposition consacrée au couturier français au Musée des Beaux Arts de Montréal, a électrisé la ville tout l’été!

    Loulou de la Falaise n’est plus


    Muse du vénéré couturier disparu Yves Saint Laurent, grand personnage de mode, Loulou s’est éteinte. Tristesse.

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    Donatella Versace pour H&M

    Mardi 15 novembre 2011

    Par Elsa Vecchi

    J’étais aux premières loges pour le lancement en grande pompe de la capsule de Donatella Versace pour H&M, à New York . Bienvenue dans le temple du luxe, de la couleur, des imprimés tropicaux-baroques et flashy…. dessinant des silhouettes comme autant de pièces iconiques de la grande époque, à la saveur très nineties et au glamour South Beach. Un peu Noël avant Noël! Et c’est devant un parterre de VIP impressionnant de Uma Thurman à Sofia Coppola, de Terry Richardson à Bruce Weber (top des photographes)…, bref « je me pince pour y croire! », que les silhouettes se sont enchaînées (40 pour femme, 20 pour homme), le tout suivi d’un concert privé de Prince,  à se damner. Cette soirée fut fastueuse comme cette capsule disponible à partir du 19 novembre prochain au Canada.

    Et pour lire mon article de la soirée de lancement dans La Presse

    Article sur la collection avec interview de Donatella Versace: ici

    Photos: Elsa Vecchi

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