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  • Archives pour le mot-clef « blog mode montréal »

    BONS PLANS DE SAISON

    Mardi 17 janvier 2012

    Par Elsa Vecchi

    Voici quelques-uns des billets que j’ai écrits pour Vitamin: livre, suggestions de restaurants, mode… histoire de conjurer le mauvais temps.

    DE VRAIES RÉVOLUTIONS

    100 idées qui ont transformé la mode

    Vous voyez, toutes ces inventions géniales et ces tournants stylistiques qui ont révolutionné un siècle de mode? Du premier caleçon pour femme, au talon aiguille, en passant par la jupe corolle de Christian Dior qui, à l’époque, provoqua un lever de bouclier. Comment cela? La femme ainsi vêtue dévoilait une partie jusque-là cachée de son anatomie : les genoux!  Une mine d’informations à dévorer.

    Livre 100 idées qui ont transformé la mode, aux Éditions du Seuil : 49,95 $, www.renaud-bray.com

    À LA GRECQUE

    Ce n’est pas de la cuisine méditerranéenne classique, mais plutôt des plats de l’intérieur des terres, du coeur même de la Grèce. On se délectera de délicieux souvlakis, autrement formulé : ces boulettes de veau dans une sauce infusée de tomates.

    Il y a aussi, bien sûr, ces calmars farcis, ces trempettes de tomates et fêta, ces côtelettes d’agneau…Chez Cava, tout est absolument divin! Et pour ne rien gâcher, la nouvelle formule du midi (20,11 $) comprenant une entrée et un plat est pratique et super accessible.

    Les midis chez Cava, du lundi au vendredi, de 12 h à 15 h (20,11 $) : 5551, avenue du Parc, Montréal, 514 273-7772, www.cavarestaurantmontreal.com

    JOLIE TROUVAILLE

    On a complètement craqué sur ce modèle de jean de la griffe Current Eliott, un pantalon-cigarette à l’imprimé de serpent, drôle d’animal bleu.

    Difficile à marier? Absolument pas! Un cachemire noir ample, une paire de chaussures compensées dans des nuances de camel, et l’affaire est dans le sac. On se sent d’humeur animale en ce début d’année. Et si  en 2012, nous devenions de vraies bêtes de… À vous de voir!

    Jean-cigarette Current Elliott : 245 $, www.ssense.com

    UNE PAUSE AVANT LA TEMPÊTE

    Après un après-midi shopping chargé de dernière minute, nous ne rêvons qu’à une seule chose : prendre place sur une banquette et dévorer notre chéri des yeux.

    Ça, c’est pour l’effet de style. En réalité, on ne rêve que d’une entrecôte gargantuesque! On prendra place chez Lévêque pour la formule 21 h – 21 $ (entrée + plat). Bonne idée, non? Ici, ça fleure bon les produits de qualité, le savoir-faire, l’amour de la cuisine et la tradition à la française. À nous balades revigorantes…glaciales.

    Restaurant Chez Lévêque

    VOYAGER PAR LES PAPILLES

    Coup de coeur absolu pour la cuvée exclusive de Olive & Olives : l’huile nouvelle 1.

    Elle vient d’arriver! Et tel un grand cru, cette huile, d’un vert fruité intense, gourmande et savoureuse à se damner, est produite en quantité très limitée à partir d’olives biologiques précieusement cueillies et triées à la main dès la toute première récolte, c’est-à-dire celle du 15 octobre dernier. Une simple salade de tomates agrémentée d’un filet de cet or jaune suffira pour nous transporter de l’autre côté de l’Atlantique, en Catalogne, sa terre d’origine. Et là, allongées sous les fameux oliviers, des cigales nous berceront de leurs comptines millénaires. Le rêve.

    L’Huile nouvelle 1, de Olive & Olives : 24,95 $ (bouteille de 500 ml), www.oliveolives.com

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    Dernières nouvelles mode à Montréal

    Mercredi 4 janvier 2012

    Elsa Vecchi

    Articles écrits pour le dernier Numéro du Dress to Kill Magazine

    Quai 417 : La plus branchée!

    C’est au 417 rue Saint Pierre, que la toute nouvelle boutique QUAI 417 vient d’ouvrir ses portes. Au menu: du multimarque de prêt-à-porter et d’accessoires pour femme et homme résolument haut de gamme tout en restant accessible. Dans un cadre évoquant un quai de débarquement, d’où son nom, des portants d’un jaune vif tranchent avec ces murs d’un gris minéral: “ au coeur même du design, il y a surtout cette donnée que tout, mais alors absolument tout, est en mouvement, à part les cabines d’essayage” nous explique Marie-Claude Gravel, copropriétaire aux côtés du célèbre designer de mode Philippe Dubuc et de Jean-François Bourque. Autrement formulé, ici rien n’est figé, de la caisse enregistreuse, aux vêtements qui se déplaceront au gré des installations de vidéastes, photographes et autres artistes appelés à prendre possession des lieux. “Comme le duo belge de mode AF. Vandevorst, dont les créations sont vendues à la boutique, et qui revampera les lieux en avril prochain” dixit Marie-Claude Gravel. En attendant, on se réjouit de cette sélection pointue et archi tendance: des cachemires du Français Jean Colonna, en passant par les jeans de la marque japonaise R13, quelques pièces des québécois de UNTTLD, et bien-sûr la collection du maestro Philippe Dubuc. On vous l’affirme Quai 417 est d’ores et déjà notre nouvelle destination shopping!

    Boutique Quai 417: 417 rue Saint Pierre, Montréal, www.quai417.com

    Chapeau bas

    On reste dans le même quartier pour se rendre à la boutique Cahier d’Exercices, propriété de Laura Gurantiano, pour jeter un coup d’œil aux fameux chapeaux de la maison Michel. Depuis son rachat en 2006 par Chanel, la griffe a su retrouver le chemin « fashion » tout en conservant son savoir faire légendaire. La preuve? Marc Jacobs s’est lui aussi entiché de ces délicieuses créations en les faisant défiler (PE 2009), de quoi redonner un sacré coup de booster à la griffe. Depuis, les modeuses du monde entier s’arrachent ces couvre-chefs parfaitement dans le coup. Et puis une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Cahier d’Exercices vient de lancer son site de vente en ligne. À un clic du bonheur…

     

    www.cahierdexercices.com

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    Sly Johnson à Montréal

    Jeudi 7 juillet 2011

    Rencontre avec un Soul Man accompli, un ancien roi du Beatboxing, venu se produire au cours du Festival de Jazz de Montréal. Tête-à-tête avec Sly Johnson et démonstration en live…

    Membre du Saïan Supa Crew jusqu’en 2007, Sly the Mic Buddah alias Sly Johnson met ensuite sa voix au service d’artistes aussi divers que Camille, Rokia Traoré, Oxmo Puccino ou Erik Truffaz. En 2010, il se lance dans une carrière solo avec le 5-titres The June 26th EP avec Ayo et 20Syl. Son premier album en solo intitulé « 74″ sorti à l’automne 2010 en fait un soul man accompli….

    Vidéo de Guillaume Alcaraz

    Site Officiel de Sly Johnson

    À lire aussi sur le blog de Stingray360

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    Jean-Paul Gaultier: Itinéraire d’un génie de la mode.

    Mercredi 15 juin 2011

    Elsa Vecchi

    Extrait du nouveau Kill Magazine  – un numéro en partie consacré à Jean-Paul Gaultier avec une  magnifique carte blanche de Pierre et Gilles, le duo mythique de photographes.

    Ce texte que j’ai écrit pour le Kill d’été est accompagné des photos prises lors du vernissage de l’Exposition -  sublime rétrospective à l’initiative du Musée des Beaux Arts de Montréal.

    Découpée en 5 thématiques chères au couturier, l’Exposition “De la rue aux étoiles” au Musée des Beaux Arts de Montréal retrace l’incroyable itinéraire imaginaire de l’enfant terrible de la mode. Du pavé parisien, aux films de science fiction, tout est matière à inspiration pour ce génie de la mode. Décryptage.

    Le boudoir

    Dès le tout début du commencement, Jean-Paul Gaultier affiche un goût immodéré pour le corset et la lingerie, symboles même de la féminité pleinement assumée qu’il n’aura de cesse de revisiter et de détourner à l’infini – à l’image de son inépuisable créativité. Une passion qui lui vient directement d’une grand-mère férue de mode – et du film Falbalas (1944), qu’il visionne alors qu’il est enfant, et dont l’histoire retrace l’ascension d’un jeune couturier. C’est ainsi que sous ses doigts, les classiques dessous prennent le dessus et s’affichent avec fierté. Les soutiens-gordes deviennent coniques et emblèmes de puissance affirmée – mondialement consacrés en 1990 lors de tournée de Madonna “Blond Ambition Tour”. L’emblématique corset du couturier, quintessence de la féminité, s’est ensuite tout naturellement transformé en un flacon, corps de verre à la teinte rose chair et aux courbes sensuelles, pour accueillir ses fragrances féminines.

     

    À fleur de peau

    La peau, l’enveloppe corporelle, symbole même de notre identité et de notre individualité, est une source d’inspiration infinie pour le célèbre créateur de mode. N’est-elle pas d’ailleurs le premier vêtement? Au fil des années, elle demeure un sujet d’études passionnant donnant naissance tour à tour à des vêtements littéralement seconde peau, parfois en trompe-l’oeil pour feindre la nudité, ou sous la forme de tatouages inspirés des punks tatoués de Londres… ou encore de combinaisons haute couture faite de latex, cuir, résille, lacets inspirées des sex shops de Pigalle, non loin d’où habite le créateur de mode. Ces vêtements “prêts à baisers” magnifiquement scandaleux jalonnent la carrière du couturier qui oscille avec constance entre romantisme et fétichisme. L’enfant terrible de la mode n’a pas écopé d’un tel titre pour rien!

    Punk Carcan

    Ahhh Paris… Paris, ville lumière… Paris, ville canaille, Jean-Paul Gaultier (le Parigot) n’en finit pas de sillonner les rues inspirantes de la capitale française, lorsqu’il ne franchit pas la Manche à l’assaut de Londres, pour embrasser la rock attitude de Trafalgar Square. “Parisienne ou Punk attitude?”. Entre les deux,  le coeur du couturier balance… et c’est ainsi que ses nombreux défilés sont un hommage vibrant à La Parigote – et donnent à voir des beautés singulières parfois coiffées de bérets, certaines “une clope au bec”, promenant leurs longues silhouettes, enveloppées de trench, inlassablement revisité et toujours surprenant, passé sur des tailleurs à la coupe impeccable, ou sur des robes flirtant avec la haute couture – lorsque ces amazones ne sont pas littéralement harnachées de cuir et de sangles. Sublime métissage des genres à hurler de bonheur.

    Jungle urbaine

    Le métissage des genres est à la source même de la créativité du couturier Parisien. Métissage des cultures, métissage des grandes villes, mixité des  peuples sont autant de sources d’inspiration inépuisables et d’une richesse sans pareil. Arabes de Barbès, boubous africaines, rabbins chics, Chinoises qui deviennent danseuses de flamenco, icônes russes, maharajahs de Bollywood… ces multiples tribus peuplant Paris participent à nourrir sans cesse son insatiable créativité comme en témoigne sa couture, celle d’un homme qui a érigé la “différence” au pinacle du Beau.

    Métropolis

    En référence au film mythique et futuriste « Metropolis » de Fritz Lang…  Jean-Paul Gaultier se pose en avant-gardiste, brillant, audacieux, n’hésitant pas intégrer au coeur de ses collections ces matières généralement inusitées et mal considérées. Skaï, lycra, cuir néopréné, tissus 3D, vêtements gonflables… qui prennent sous ses doigts des allures “haute-couture”. Et comme preuve magistrale, la tenue comico-surréalistico-futuriste portée par la comédienne Victoria Abril dans “Kika” (1993), est un exemple du genre. Sans oublier ses brillantes et nombreuses collaborations avec le monde des arts qui ont donné naissances à ses créations (certainement) les plus folles. On pourrait citer: Nirvana, Red Hot Chili Peppers, Depeche Mode, Cameo, Mylène Farmer, Kylie Minogue, Niagara, Les Rita Mitsouko, Madonna, Beyoncé, Boy George, Rihanna, Lady Gaga, George Michael, Neneh Cherry, Yvette Horner, Tina Turner, Prince… sans oublier les réalisateurs de cinéma: Pedro Almodòvar, Peter Greenaway, Luc Besson, Jean‐Pierre Jeunet et Marc Caro…

    Jean-Paul Gaultier, génie des temps modernes: Merci!

    Photo: Jean-Paul Gautlier avec Tanel, son égérie de toutes les époques – Magnifique Tanel – quel plaisir de t’avoir revu!

    Photos: Elsa Vecchi

    Au Musée des Beaux Arts de Montréal jusqu’au 2 octobre 2011

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    Le festival de Cannes et «Variety» contre Google Traduction

    Jeudi 12 mai 2011

    Par Philippe Vecchi

    Les Français n’ont absolument pas la facilité des Québécois en matière de pratique de la langue anglaise. Pourtant, nombre d’informations scoopesques sur le festival de Cannes figurent dans le magazine professionnel «Variety». Nous nous sommes lancés dans une périlleuse entreprise de traduction… Le festival de Cannes c’est parti et bien parti, et avec lui la prose au kilomètre de milliers de journalistes internationaux plus ou moins crédibles comme critiques, rendus au finish mi-zinzins mi-hébétés par une avalanche de longs métrages tombant en priorité de la Sélection officielle. Aux États-Unis, le magazine professionnel de référence «Variety» a comme d’usage jailli des starting-blocks en vue de sortir son édition papier et web quotidienne, très lue à Cannes, et qui n’a pas toujours fait preuve d’une infinie tendresse à l’égard du cinéma français (on se souvient de l’année 2003 par exemple, en plein bug franco-américain, quand tous nos films sans exception furent partialement laminés, la critique de «Mais qui a tué Bambi?» de Gilles Marchand se terminant par la formule «DOA» -soit… «Mort A l’Arrivée», sympa). Il nous fallait donc surfer sur le site officiel de «Variety» pour prendre la température des temps ambiants ciné-diplomatiques, lorsque surgit cette question: mais comment ferait un lecteur français non-anglophone pour accéder en cas d’urgence à ces informations cruciales? En faisant appel aux services du site Google Trad, bien sûr, logiciel de traduction du moteur de recherche vanté comme fiable. Fiable, certainement, mais jusqu’à quel point? Examinons l’affaire. Premier constat: un seul film américain en Compétition officielle cette saison, «The Tree of Life» de Terrence Malick, autant dire une peau de chagrin.

    Réaction du magazine en ligne: «Malick est le réalisateur américain en compétition seulement, si les articles se tourner vers la barre latérale caractéristique plus Yankees». Là, oui, c’est déjà plus limpide. Pour en savoir plus, «Variety» a aussi questionné le Délégué général du festival (son sélectionneur officiel depuis dix ans, en clair), Thierry Fremaux: «Fremaux a dit que, bien que de variétés, pas beaucoup de films américains ont en effet été soumis cette année, les producteurs retiré après avoir décidé d’un lancement Cannes ne serait pas bon stratégie de marketing du film». Réinventer la langue française à ce point de précision martienne laisserait pantois un grammairien de l’Académie Française… Interloqué, on poursuit, enfin rassuré, car «le festival est devenu un environnement de plus en plus généreuse et accueillante pour les billets d’Hollywood». Le climat se serait donc réchauffé, Hollywood considérant toujours Cannes comme le plus important festiv… non: «marché» du monde du cinéma, mais pas nécessairement idéal en position «rampe de lancement officielle pour gros blockbusters estivals». Ne pas oublier non plus les efforts du patron du festival Gilles Jacob: cinq des dix derniers présidents du jury cannois, pas moins, ont battu pavillon américain, Robert de Niro endossant cette année le rôle.

    Photo: Jury du 64ème Festival de Cannes avec pour président: Robert de Niro

    Entre Jude Law et Olivier Assayas, il devra sortir de son mutisme légendaire, qui le rend d’ailleurs à peu près ininterviewable (nonobstant son intelligence patente et son pur talent de metteur en scène). Pour «Variety», toujours passé à la moulinette de Google Trad, «Robert De Niro a été sollicité à servir comme président du jury, le renouvellement de sa relation de longue date à l’événement. Il a une plus grande appréciation pour le jury, qui servent, entreprise un rôle important dans le choix des films qui sont représentés dans le monde du cinéma à son plus haut niveau». Voilà chers lecteurs du blog d’Elsa. On espère que vous y voyez désormais un peu plus clair grâce à cet outil informatique fabuleux, qu’on applaudit bien fort pour sa relecture surréaliste des aventures décidément bien conventionnelles de la planète cinéma, surexposée jusqu’à l’overdose pendant douze jours et autant de nuits de folie.

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