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  • Archives pour le mot-clef « blog montréal »

    Avril, Chroméo, Bu sur le web

    Samedi 16 octobre 2010

    Par Elsa Vecchi

    Voici quelques unes de mes chroniques quotidiennes pour le Site Vitamindaily, des bons plans à ne pas rater!

    Avril en octobre

    C’est la fête!

    Reprenons nos esprits. Le supermarché santé Avril ouvre sa troisième succursale au Marché Dix30 avec une incroyable sélection de produits biologiques et naturels en tout genre sur plus de 20 000 pieds carrés : un vrai temple du « bien consommer ». Au moment où l’on se soucie de plus en plus de la qualité de nos aliments, il y a fort à parier que ce sera un succès. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, cette ouverture s’accompagne de celle du premier Avril Café, ou comment manger vite et très bon. « Ah, ce que la nature est belle! »

    www.avril.ca

    À la vôtre!

    N’avez-vous pas souvent l’impression de ne pas savoir quel vin choisir au moment fatidique?

    Gouleyant, rond en bouche, musclé, fruité… on ne s’improvise pas œnologue. Cliquez ici, et là « ô bonheur », Aurélia nous fait découvrir des crus du monde entier dans la joie et la bonne humeur. Cette beauté blonde n’est pas tombée de la dernière pluie : elle a fait ses armes dans un vignoble du Sud de la France avant de revenir dans son pays natal pour nous convertir à de nouveaux vins aux doux noms de Les Cailloux du Paradis ou Cuvée Barthélemy. Allez, tchin-tchin.

    Bu sur le Web : www.busurleweb.com

    Un duo de choc

    On attendait de pied ferme la sortie du deuxième album de Chroméo, Business Casual.

    Franchement? On adore toujours ce son pop-électro-funk évoquant les années 1980 qui avait révélé le groupe montréalais en 2007. Écoutez plutôt ce titre, When the night falls. Ne vous imaginez-vous pas tout d’un coup au volant d’un coupé cabriolet les cheveux au vent? C’est l’effet immédiat et persistant insufflé par la chimie de ce duo se définissant comme étant l’unique collaboration arabo-juive depuis le début des temps. Pee et Dave, on vous dit merci de nous faire surfer entre  nostalgie et furieuse envie de danser.

    Album Business Casual, de Chroméo : 11,99 $
    En vente chez Renaud-Bray : www.renaud-bray.com

    Vous ai-je dit que j’ai l’immense plaisir d’écrire pour La Presse….

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    Sacré Christian Louboutin

    Mardi 29 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    Extrait du dernier Kill Magazine – Numéro d’été

    L’OBJET DU DÉSIR : Une paire de Louboutin

    Elle est l’incarnation même du désir, c’est le must de la haute-chaussure, la meilleure amie des princesses, des stars et de tout le gotha. Vous êtes vous déjà demandé  pourquoi? C’est chimique: les créations de Christian Louboutin rendent les femmes si belles, si sûres d’elles, si irrésistibles et le seul vermillon de leurs semelles suffirait à réveiller les ardeurs du plus endormi des amants…

    Au cours d’une de mes émissions de télévision dominicales en France, Christian Louboutin me révéla “ma vocation est née le jour où enfant, je suis tombé sur ce panneau interdisant aux femmes de porter des talons hauts pour ne pas rayer le plancher en bois du Musée National des Arts d’Afrique et d’Océanie (à Paris) ». « Folie pure » pensa à l’époque le jeune Christian. De ce jour, il n’a de cesse de dessiner à l’infini des chaussures à talons avec des boucles comprimées et des semelles. À 16 ans, à l’âge ou d’autres s’amusent à séduire les filles, lui crée pour elles. Les danseuses de cabaret sont ses sujets d’étude préférés, dessinant des modèles ayant pour seul et unique but de magnifier leurs déjà sculpturales anatomies. Puis vient le temps de l’apprentissage chez Roger Vivier, légende vivante de la chaussure, il y côtoie les plus grands de la mode et s’y fait un nom.

    Son coup de génie absolu est d’imaginer « l’envers du décor » aussi classe qu’excitant, des semelles d’un rouge vermillon comme le vernis à ongles de son assistante de l’époque, devenu la signature de sa marque, unique et reconnaissable entre toutes, extraordinaire coup marketing supplantant la plus grande campagne médiatique jamais imaginée. Aujourd’hui, consacrées universellement, les divines créations du chausseur culte sont partout. Pas un Festival de Cannes, une cérémonie des Oscars sans son défilé de « Louboutin » sublimant les jambes galbées de nos stars préférées foulant ainsi divinement les tapis rouges du monde entier. Dernier « saint » sacrement en date, le deuxième long métrage au cinéma de Sex and The City est une ode au chausseur français coiffant sur le poteau un Manolo Blahnik certainement au bord du gouffre. Carrie Bradshaw, arbitre des tendances, en a décidé ainsi.

    Saint Christian Louboutin, il est temps de vous ériger une statue virtuelle en hommage à votre géniale créativité rendant les femmes toujours plus belles et toujours plus désirables, n’est-ce pas messieurs?

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    DENIS GAGNON POUR BEDO

    Vendredi 28 mai 2010

    Par Elsa Vecchi

    Cette semaine, il n’était pas question de rater la présentation de la collection de Denis Gagnon pour la marque montréalaise BEDO. À la première heure, nous fonçons avec Guillaume, mon acolyte chéri, à l’Opus dans l’une des très jolies suites de l’hôtel de la rue Sherbrooke.

    Photo: Denis Gagnon et Elsa Vecchi – Crédit: Guillaume Alcaraz.

    Je découvre avec joie une collection à l’image du travail du créateur : glamour et rock. En tout, ce sont 35 modèles super accesibles à toutes (de 30$ à 300$). Denis me confie: « C’est très intéressant de travailler avec une grosse compagnie comme BEDO et c’est franchement une autre facette de la mode. Il faut penser des modèles commerciaux, accessibles, en résumé : c’est synthétiser l’essentiel de la mode ». Et l’essentiel de sa mode, il l’a parfaitement synthétisé, renouant encore une fois avec les zippers, il se joue des noirs et vient éclairer cette magnifique collection de touches de brun et de bleu pétrole. On y retrouve sa célèbre robe en jersey déclinée sous toutes les coutures : drapée, asymétrique, seconde peau, épaulée de cuir ou de zip argenté… le blouson d’aviateur en cuir, l’une de ses pièces fétiches, des vestes très ajustées et épaulées (en cuir ou coton) à porter sur un jean slim, un manteau à la carrure masculine… des broderies brillantes et des paillettes qui viennent éclairer un pantalon smoking, sans oublier les fameux t.shirts à l’effigie du designer: un clin d’oeil sans aucune once de mégalomanie. Le designer reste égal à lui-même: modeste, drôle et « travailleur » comme il s’amuse à le répéter. Y-aura-t-il une suite? La réponse est: « nous avons signé pour une collection »… Affaire à suivre…

    En résumé: c’est du Denis Gagnon pur jus : edgy et efficace – de quoi se réjouir – à découvrir dans 14 boutiques de la chaîne au Canada, dès le jeudi 26 août.

    Photos: Guillaume Alcaraz

    À 48 ans, le designer québécois, véritable virtuose du cuir, cumule enfin les succès et les reconnaissances tant mérités. Cerise sur le gâteau d’anniversaire, il s’apprête à fêter ses 10 ans de création au Musée des Beaux Arts de Montréal, faisant de lui le premier créateur québécois à entrer au Musée (je vous l’annonçais, il y a quelques mois de cela). Nous y serons…

    Je profite de cette belle journée pour vous annoncer 2 autres infos mode. Michel Brisson ne devrait pas tarder à déménager sa boutique de la rue Laurier pour plus grand, un peu plus haut dans Outremont.

    Philippe Dubuc devrait ouvrir très prochainement une boutique à Québec.

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    Bons plans shopping

    Lundi 24 mai 2010

    Ce matin, une envie de fille irrépressible me tenaille : rafraîchir ma garde-robe à tout prix. Ni une ni deux, les cheveux au vent, je presse le pas direction la Plaza St-Hubert, l’une des incontournables rues de Montréal lorsqu’il s’agit de shopping.

    Mon premier arrêt : Belle et Rebelle. Pour Anne L’Espérance, la propriétaire des lieux, « on peut être chic en s’habillant éthique ». Ici, il n’est question que de vêtements de designers québécois fabriqués localement, de produits recyclés ou de coton bio souvent certifié équitable. Je surfe entre les marques Oöm, Ève Gravel, Message Factory, Annie 50, etc. sous le regard bienveillant des vendeuses à la joie contagieuse, faisant voler en éclats le concept « bio = grano ». Vive la mode éthique et chic ! Site de Belle et Rebelle

    Photo: Robes Ève Gravel – Collection Été 2010

    Après avoir gravi un court escalier pentu, mes pas me mènent dans l’antre du sur mesure : chez Gamache Tailleur. Messieurs, à partir de 460 $, vous pourrez vous glisser dans le complet de vos rêves environ quatre à six semaines après votre première visite. Pendant ce temps, mesdames, vous pourrez faire retoucher cette petite robe noire oubliée depuis longtemps. Une adresse à conserver précieusement. Site de Gamache Tailleur

    Vous en conviendrez, la fine lingerie a vite fait de nous rendre belle, ni vu ni connu. Chez Bas-Tique, c’est un “deux en un”. L’entrée fait la part belle à la lingerie chic à travers une sélection de dessous délicats de marques françaises comme Simone Pérèle et Lise Charmel, synonymes de sophistication et d’élégance. Plus loin dans la boutique, attention, les esprits pourraient s’échauffer. On donne dans le cuir, le latex et les plumes à volonté… Adresse de Bas-Tique

    Photo: Figaro Madame – Collection Viktor & Rolf Hiver 2010-2011

    Au cours de mes pérégrinations, je ne peux pas résister au plaisir de rêver un court instant chez Labelle Fourrure, maison centenaire dont la réputation n’est plus à faire depuis quatre générations. (Comme source d’inspiration: la collection de l’hiver prochain de Viktor & Rolf Hiver 2010-2011). Je m’imagine dans une cape cachemire et renard, un blouson en lapin au prix raisonnable ou un magistral manteau en zibeline… Site de Labelle Fourrure

    Pour finir, je fais un crochet par la Fripe-Prix Renaissance, le paradis des trouvailles vintage à petit prix comme cette chemise bûcheron ou ce treillis kaki tendance. À bon entendeur, salut ! Adresse de la Fripe-Prix Renaissance

    Site officiel de la Plaza St Hubert

    À suivre d’autres balades à travers Montréal et tous mes bons plans.

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    CINQ LIVRES POUR SE DORER LA PILULE AU SOLEIL

    Dimanche 16 mai 2010

    Par Philippe VECCHI

    De Claudia Cardinale par Moravia au grand écrivain français Bayon, des photos de Bettina Rheims à une rareté lyonnaise signée Ivan Schneiderlin, tour d’horizon de livres aussi peu chers que 100% recommandables.

    Pendant que la presse d’information quotidienne haut de gamme traverse une tempête financière dont elle ne voit pas le début de la fin, en pleine récession publicitaire et d’un lectorat ciblé CSP+ (dernier exemple: le Monde bientôt racheté par le Nouvel Observateur?), le marché de l’édition du livre se porte bien, merci pour lui. Les puissants «20 Heures» télé en qui les téléspectateurs croient comme à la parole de Moïse, la presse informative gratuite et les sites webs des grands journaux, tous ces éléments signalent que persiste parallèlement une quête d’imaginaire livresque parmi les consommateurs français de phrases écrites avec des mots. Tant mieux, disent les addicts de ma trempe au support papier, ceux qui n’ont pas envie de se coltiner tout Proust sur un écran d’ordinateur. Et si, côté télé, personne n’a encore atteint le niveau de flottabilité qualitative de Bernard Pivot comme animateur, le paf ne manque pas de talk-shows littéraires tenant la route: Taddéi dans «Ce soir (ou jamais!)» sur France 3, François Busnel et sa «Grande librairie» du côté de France 5, «Chez FOG» sur la même chaîne, ou encore «Bibliothèque Médicis», bonifiant l’antenne de Public Sénat. Du coup, on a fait un doux rêve: consacrer rien qu’une émission très spéciale à divers auteurs dans le vent porteur du moment. D’abord, Martin Monestier; souvent négligé comme l’auteur important qu’il est devenu au fil de livres exceptionnels sur «les Duels» ou «les Enfants assassins». Bravo à cet intellectuel d’avoir sorti un opus (au Cherche Midi) dont on a trop peu parlé, et qui restera l’un des plus beaux ouvrages illustrés contre toutes les guerres du monde entier: «les Gueules cassées», ou une succession commentée de photos de visages épouvantablement mutilés lors de la première guerre mondiale. Le choix des mots, l’horreur des photos. Ensuite, nous recevrions la photographe Bettina Rheims, sortant aux éditions de la Bibliothèque nationale de France (avec expo afférente sur place) un superbe livre d’images commentées par Serge Bramly («Rose, c’est Paris», 25 euros). Infiniment plus onéreux (deux versions, de 750 à 1500 euros!), son somptueux recueil éponyme de visions surréalistico-obsessionnelles en noir & blanc, paru chez Taschen, objet luxe dont on retiendra essentiellement les clichés non-clichés du plus beau modèle érotique actuel, Axelle Parker, dont nous avions fièrement parlé dans ces «Vues de Paris» avant tout le monde.

    Photo:© Playboy.fr – Photo Bettina Rheims

    Et puis, clé de voûte de notre émission littéraire idéale d’un soir très à part, il y aurait comme invité vedette Ivan Schneiderlin. Qui, dites-vous? Juste un écrivain de haute volée, sis à Lyon, et qui a décidé d’assumer son image virtuelle de «marginal», si ce n’est de «maudit volontaire». Un brillant journaliste de presse écrite culturelle passant, à ses heures gagnées, à la rédaction d’un ouvrage de… 24 pages titré «les Armées de la nuit». Accrochez vous pour le trouver: 32 exemplaires numérotés pour le monde entier! (aux éditions Serge Versqui). Si vous insistez lourdement, peut-être y aura-t-il retirage de cet OVNI captivant se refermant sur «Nous étions les armées de la nuit, et plus rien aujourd’hui». Erreur totale: avec ce livre à 230 euros -sans bénéfices pour l’auteur car «avec 3 eaux-fortes et pointes sèches (…) tirées sur sa presse taille-douce papier Velin d’Arches 250g etc»-, on atteint des sommets.
    Autre must, la réédition (chez Flammarion, 12 euros!) de «Claudia Cardinale», par Alberto Moravia.

    Photo: Claudia Cardinale

    En 1961, la revue glam «Esquire» commande au romancier italien, auteur du «Mépris» ultérieurement godardisé, une interview de l’une des plus belles femmes du monde, l’actrice «sauvage» originaire de la Goulette, à proximité de Tunis. L’entretien deviendra ce livre de feu après les tournages du «Guépard» de Visconti (Palme d’or à Cannes), et de «8 1/2» de Fellini -excusez du peu. Sur les 80 pages de cette interview à tête renversée, la Cardinale, mi-chatte mi-panthère, doit occuper approximativement 25% du territoire verbal, laissant au maître des mots aigus le soin d’analyser son interlocutrice comme un simple «objet apparaissant», méthodiquement décryptée de son divin visage à sa démarche de mannequin nature, en passant par une poitrine calibrée 95 qui fit réellement chuter à plusieurs reprises la machine à écrire de Moravia -homme à femmes porté de toute éternité sur les créatures sexy et contre les dérives sentimentales foireuses, comme en témoignent dans son oeuvre magistrale des oeuvres telles que «l’Amour conjugal» ou «la Chose».

    Enfin, et pompon sur le gâteau, j’aimerais hurler dans tous les journaux sourds et aveugles que le dernier livre de mon écrivain français contemporain préféré vient tout juste de sortir: pour seulement 15 euros, «Tourmalet», de Bayon, nous ramène à ce style reconnaissable entre deux millions, épuré jusqu’à l’os et reflétant une image toujours déflagrée d’un auteur surcultivé, découvert avec le choc «les Animals», prix Interrallié. Et puis aussi un livre exceptionnel d’entretien sorti post-mortem avec son ami Serge Gainsbourg, qui fait tout du long comme s’il était déjà mort, idée de folie, résultat à vous laisser assis. Imparablement troublant, survivant parmi les moins vivants, Bayon narre ici son fracassant cassage de gueule à vélo dans le Col du Tourmalet -bien connu des adeptes du Tour de France. Sauf que dommage, Bayon a beau être un faramineux écrivain, trop peu de lecteurs en France le savent. Jusque-là, il n’a été invité que dans la courte mais efficace séquence télé quotidienne «Dans quelle étagère?» de Monique Atlan, en attendant une fatale sous-exposition médiatique. Eh, oh, les gars de la télé, ce n’est pas parce que Bayon ne peut rien vous apporter façon «renvois d’ascenseurs» coutumiers dans ce milieu et bien d’autres… Il serait temps que le temps donne raison au grand écrivain, l’homme «d’une préfiguration hivernale suivant la nationale déserte, calfeutrement de province au détour de l’été». Comment dit-on en onze lettres, déjà? Ah oui, chef d’oeuvre -pas mieux!

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