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  • Archives pour le mot-clef « blog montréal »

    Montréal: ville à la pointe de l’électro grâce au MUTEK

    Vendredi 30 avril 2010

    Par Elsa Vecchi

    Montréal, c’est la ville des festivals (plus de 200 par an!) et des révélations musicales. Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du MUTEK, le festival des arts électroniques reconnu dans le monde entier. Il s’est vu décerner (il y a peu de temps)  le 25e Grand prix du Conseil des arts de Montréal. « Un prix qui témoigne de la vitalité de la métropole dans le domaine de la création numérique » comme l’écrivait le quotidien québécois La Presse.

    Je me suis empressée de prendre rendez-vous avec Alain MONGEAU, le fondateur du festival pour me parler de ce prix et de la prestigieuse affiche du prochain MUTEK dont la 11ème édition se tiendra du 2 au 6 juin prochain à Montréal, bien-sûr: À NE RATER SOUS AUCUN PRÉTEXTE CES CENTAINES D’HEURES DE MIX, DE DÉCOUVERTES ET DE FRÉNÉSIE AMBIANTE: DE QUOI PERDRE LA TÊTE.

    Vous avez reçu ce Prix symboliquement pour les 10 ans du Festival. C’est  la première fois que les arts électroniques sont ainsi récompensés ?

    Alain MONGEAU : OUI… On est très heureux, le Prix est une reconnaissance pour tout le travail accompli en une décennie. C’est un vrai sceau d’approbation et en même temps un encouragement à continuer. C’est en effet la 1ère fois que les arts numériques sont récompensés !

    Le MUTEK est aujourd’hui reconnu dans le monde entier. Il y a 11 ans, c’était une grande première en Amérique du Nord ?

    AM : Il y a 11 ans, c’était une première en Amérique du nord et dès la première édition, on a senti qu’on avait eu raison de monter ce festival… pourtant l’époque n’était pas forcément propice.

    Vidéo: Comeme – Mathias Aguayo

    Votre objectif ?

    AM : On désire attirer des gens vers Montréal mais notre travail est aussi d’aller vers l’extérieur. Par exemple, une tournée aura lieu pour la 2e année consécutive, du 1er au 18 avril dans 9 villes nord-américaines. Le festival s’est aussi étendu au Chili, en Argentine et au Mexique.

    Parlez-moi svp de l’édition 2010…

    AM : Il y aura plus d’une centaine de participants canadiens et internationaux. On va explorer les frontières de la création électronique et mettre en valeur le savoir-faire, la vitalité et la maturité des artistes les plus pertinents et excitants de l’heure. On souhaite présenter « ce qu’il y a de plus hot » !

    La programmation vient d’être  dévoilée, pourriez-vous me citer quelques soirées ?

    AM : Le mercredi soir, on a mis le focus mis sur « Comeme » de Mathias Aguayo : soirée consacrée à ce label – sonorités urbaines latino-américaines. Le samedi, ce sera une nuit blanche, plus proche des sonorités house. L’un des clous sera Guillaume & the Coutu Dumonts, il va monter un band spécialement pour le MUTEK et annoncera la sortie de son prochain album. Pour la programmation, rendez-vous sur notre site .

    Vidéo: Guillaume & the Coutu Dumonts

    Aujourd’hui à quel autre festival pourrait-on comparer le MUTEK ?

    AM : Le plus proche même s’il est beaucoup plus gros : SONAR le festival qui se tient à Barcelone.

    Site officiel du MUTEK

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    ÈVE GRAVEL: UNE CRÉATRICE DANS L’AIR DU TEMPS

    Mardi 20 avril 2010

    Par Elsa Vecchi

    À Montréal, lorsqu’on accole les mots « petite » « robe » et « chic », on pense forcément à la designer Ève Gravel, une jeune trentenaire prolifique enchainant les collections, 16 en tout (déjà!), toujours très bien accueillies par la presse. Au fil des saisons, elle oscille entre « rock » et « jeune fille en fleur » à l’image de ce qu’elle est, passant des crayons et planches à dessins à sa moto digne de « Easy Rider ». Tête-à-tête avec une créatrice dans l’air du temps sans chichi et très chic.

    Photo: Ève Gravel

    Parle-moi de ta collection du Printemps/été…

    Ève Gravel : C’est un mix entre romance et rock. Il y a des pantalons « skinny » et des robes avec beaucoup de volume, très légères. Côté couleurs, les gris, les noirs, les crèmes dominent. Il y a un vrai mélange de matières : coton, denim, lin.

    Comment travailles-tu ?

    EG : Je crée ce que j’ai envie de porter. Je suis également à l’affût de l’air du temps, je m’inspire de la rue, des gens, des voyages. J’y vais vraiment à l’instinct et selon les matières disponibles sur le marché, les créateurs, nous sommes très dépendants des matières.

    On entend dire partout «  c’est difficile d’être créateur de mode à Montréal ». Qu’en penses-tu ?

    EG : En fait… la femme québécoise n’est pas une fille qui s’habille spécialement. Pour faire un parallèle avec Toronto, là-bas tous les prétextes sont bons pour s’habiller. Au Québec, on est plus « basics », t.shirts confortables… On va se poser la question inverse des Torontoises «  à quelle occasion, vais je pouvoir porter cette robe ? » et non pas « toutes les occasions sont bonnes » …

    Photo: Défilé Ève Gravel – P/E 2010

    À quand ton magasin en nom propre?

    EG : Je n’ai pas envie de m’en occuper, mais si cela te dit (sourire)… J’aimerais ouvrir un endroit avec quelqu’un qui souhaite s’en occuper comme une sorte de franchise. Moi, je travaille déjà 70 heures par semaine, alors tu vois…

    Parle-moi stp de ta collection de l’hiver prochain…

    EG : C’est toute la garde-robe d’une femme au cours d’une même journée : des robes habillées au jean plus skinny pour le soir. Je me suis amusée à me mettre en situation du saut du lit pour aller travailler, à la soirée. Mes inspirations vont des années 40 aux années 80: sensualité – énergie et folie.

    (Pour avoir vu le défilé bien-sûr, j’ajouterai: des leggings portés simplement avec un pull ajusté, des mini robes se parant de détails de dentelles, de transparences aux évocations « panthère » ou de paillettes.  Les petites vestes de tailleur et les chemisiers aux imprimés félins prennent de la carrure pendant que les tailles se soulignent de fines ceintures – évocations des années 80.)

    Est-ce que tu dessines tous tes modèles?

    EG : Oui, en général, je m’enferme pendant une semaine dans un chalet isolé. J’apporte avec moi des images d’inspiration, des couleurs, des paysages de fleurs, d’arbres (ça c’était pour la dernière collection – même s’il n’y a au final aucun motif dans ce goût là), bref j’apporte plein de matières. La dernière fois, j’ai dessiné une 30ène de modèles ensuite, je présente le tout à l’équipe de création. Notre souci est d’essayer de toucher le plus grand nombre de personnes – puis vient le moment des patrons – les essayages. Pour finir, j’essaie tous les modèles et si je ne me sens pas bien dans l’un d’eux, je l’élimine.

    Donne-moi stp « ton top 3 SEXY » tiré de ta collection du Printemps-été ?

    EG : Un jean noir skinny et un top loose porté avec un boléro – long devant, court derrière – pour le côté rock: la silhouette se nomme MILORD. En 2, je te dirai, une petite robe à pois dont le bas est circulaire avec énormément de tissu très léger. C’est pour le côté “Pretty woman”, c’est d’ailleurs le nom de la robe. En 3, une robe très ajustée super confortable. “The Moon” est un modèle génial qui convient à toutes les silhouettes. C’est déjà un best-seller!

    Photo: Modèle Milord / Collection Ève Gravel P/E 2010

    Photo: Modèle « The Moon » – Collection Ève Gravel – P/E 2010

    Derrière une allure plutôt “fragile”, tu es une vraie bikeuse!

    EG: (Sourire) : J’ai une passion pour la moto! Je vais la sortir d’ici quelques jours. C’est d’ailleurs une histoire de famille, mon grand-père, tantes, oncles, parents font de la moto. Je vais te faire une confidence, cet été, on part tous en Virginie en moto.

    Et ton chéri?

    EG: Bien-sûr, lui aussi. J’ai commencé la moto avant lui puis il s’y est mis.

    Site officiel Ève Gravel

    Les modèles d’Ève Gravel sont disponibles chez UNICORN (très jolie boutique du Boulevard St Laurent)

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    TENDANCES PRINTEMPS 2010

    Lundi 12 avril 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’avais envie de partager avec vous mon carnet de mode pour le tout nouveau Kill Magazine – carnet réalisé avec Ewa Bilinska.

    Pour tout savoir sur les tendances du Printemps-Été, tout est dans le Kill du Printemps, un numéro TRÈS POP.

    Site du Dress to Kill Magazine

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