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  • Archives pour le mot-clef « elsa vecchi »

    «Mad Men» sur Canal+, ou l’obsession vintage des sixties new-yorkaises

    Jeudi 2 septembre 2010

    Par Philippe VECCHI

    Manhattan, une agence de publicité chic sur Madison avenue, au début de l’année 1963. Marilyn n’est plus depuis quelques mois, le président Kennedy va passer l’arme à gauche à Dallas, et la Sterling Cooper Advertising Agency est soumise à la rigueur toute capitaliste d’un nouveau directeur financier, dépêché de Londres pour faire tomber les têtes en interne. Un «cost killer» avant l’heure en guise de repoussoir pour la saison 3 (sur six prévues) de «Mad Men», diffusée dès la mi-septembre sur Canal+.

    On vous alerte pour que vous puissiez rattraper un éventuel retard (deux grandes saisons déjà dans la vue). «Mad Men» a saisi que le milieu émergent de la pub, situé à la croisée de toutes les problématiques sociétales (racisme, homophobie, sexisme ambiant…), pouvait être le creuset d’une combinaison d’intrigues plongeant dans une époque «rêvée». Prospérité économique sur fond de Guerre froide, explosion de la middle-class et expansion de la high society, l’Amérique non prolétaire s’éclate dans une ambiance saturée d’alcool et de tabac. C’est l’anti-prohibition: stupéfiant de voir à quel point les personnages s’envoient non-stop des hectolitres de Bourbon derrière la cravate, tout en décimant les paquets de cigarettes. Notamment des Lucky Strike -le logo, l’un des plus connus au monde, fut créé en quelques minutes par l’immense designer Raymond Loewy-, firme dont la Sterling s’occupe sur le terrain publicitaire.

    Photo: Série Mad Men

    L’agence ne manque pas d’annonceurs prestigieux, mais il lui faut se battre d’arrache-pied pour préserver cette masse de clientèle volatile, toujours prête à décarrer vers d’autres horizons si la moindre campagne lui déplait. C’est là que se situe la guerre externe de «Mad Men». Mais on y dénombre aussi beaucoup de conflits internes, et là, ça tire dans tous les sens. Et comme il faut toujours une figure de «parrain» dans un film où la mode est au costume-cravate et au Borsalino, celui de la série s’appelle carrément Don (fantastique Jon Hamm en patron de la «créa»). Dans un halo de fumée permanent, les stylos ont remplacé les revolvers et l’on se flingue à coups de concepts dans une atmosphère déliquescente. Au rayon «endoctrinement des citoyens à l’heure de la consommation de masse», Don est un cador à l’intransigeance moralement assassine, un mélancolique perçu surtout comme ultra cynique, roulant stricto sensu pour lui-même. Reconstruit sur des ruines à la faveur de l’arrivée prochaine d’un troisième enfant, son couple d’apparence idéale comme une gravure de mode est au bord du collapse. L’épouse de Don, Betty Draper, est interprétée par la canon January Jones, blonde délicate sapée dernier cri, mais qui vit très mal sa grossesse solitaire, durant laquelle elle fume comme un pompier (ce qui n’est pas excessivement recommandé), tout en entretenant des rapports étonnamment distants avec sa marmaille.

    Photo: Betty Draper « Mad Men »

    Il y a dans «Mad Men» une froideur inhabituelle dans les rapports familiaux, sans doute propre à énerver les lobbies américains familialistes bien-pensants. Champion du monde de l’adultère au pays des femmes belles et radieuses, Don est aussi un symbole de la réussite de ces blancs middle-class, mais cachant un passé dont son épouse ignore tout. Comme vous peut-être pour l’heure, en attendant de sauter du grand plongeoir d’un premier épisode/saison 3 tout à fait extraordinaire. On a rarement vu une entrée en matière aussi fracassante, avec d’une part un voyage sexuellement mouvementé à Baltimore, et d’autre part la nomination au même poste de directeur de clientèle de deux jeunes loups aux dents longues qui vont naturellement s’entre-déchirer. Difficile (mais possible tout de même) de voir chaque épisode au pif, dans le désordre. Il est clairement recommandé de s’accrocher au bastingage de ce bateau de croisière en suivant scrupuleusement le cours naturel des treize épisodes programmés chaque jeudi soir sur Canal+, en deuxième partie de soirée, dans la mesure où les intrigues évoluent de concert en se référant aux événements antérieurs. En résumé, il s’agit là d’un long film de 13×45 mn, toujours volontairement assez statique, dégraissé de tout artifice musical, avec des dialogues au couteau et une image somptueusement raffinée «vintage». «Mad Men» travaille dans l’épure pour la restitution d’une esthétique élégante et colorée, et ce n’est pas un hasard si la série influence aujourd’hui jusqu’aux plus grands créateurs de mode.

    Photo: Mad Men saison 3

    Chouchou absolu des magazines fashion, ce phénomène télévisuel de premier ordre a inspiré Rochas qui présenta à Paris une collection complète «Mad Men»; la marque Brooks Brothers a proposé carrément… 250 costumes différents, tous gris et coupés sixties; Prada ou encore Tom Ford, excusez du peu, ont eux subtilement intégré à leurs défilés le fameux «trading up Steve Mc Queen» de la série. Plus étonnant, il existe même un couple de poupées Barbie/Ken ajusté comme Don et Betty Draper. A quand le retour dans les rues parisiennes du total look sixties, comme si la France d’aujourd’hui plongeait en totalité dans cette nostalgie obsessionnelle d’un monde qu’elle n’a connu qu’à travers le cinéma et les images informatives en provenance de chez Tonton Sam? Tonton Sam? On devrait essayer, commencer par une journée Mad Men, et il n’est pas dit que la clientèle du fameux café de Flore reviendrait le lendemain à ses habitudes vestimentaires. Ce serait sur-réel, mais avouez-le fort branché, comme un tour de calèche à travers les âges.

    Photo: Mad Men saison 3

    Au final, le tour de force de «Mad Men», c’est d’avoir adopté un filmage lent mais dense donc non-publicitaire pour embrasser le monde de la réclame. C’est la gageure intelligente relevée avec grandeur par le «créateur» de la série, Matthew Weiner, déjà producteur et scénariste sur… les «Soprano». Avec un cursus précoce tel que le sien, et sa réussite sur toute la ligne, m’est avis qu’on n’a pas fini d’entendre parler de ce prodige de 45 ans, dont on attend encore des heures et des heures et des heures de cinéma gracieusement maquillé en production télévisuelle très haut de gamme. Pour preuve ultime: l’épisode 12 est réalisé par le grand cinéaste, Barbet Schroeder (« le Mystère von Bulow », « JF cherche appartement », « l’Avocat du diable »). Car si même les meilleurs s’y mettent, on va un jour finir par occulter les films en salles, ce qui d’ailleurs nous évitera les désagréments du pop-corn plein pot et des conversations débiles au portable.

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    BONS PLANS MONTRÉALAIS

    Lundi 30 août 2010

    Par Elsa Vecchi

    Quelques bons plans… SPA, vague, pizza, expo, de quoi se changer les idées. Voici quelques unes de mes chroniques quotidiennes pour le site Vitamindaily.

    Splash

    Vous deviendrez mi-sirène, mi-sportive, ou carrément les deux.

    On rêve d’exotisme et du grand frisson, le tout sans bouger de Montréal. On a la solution pour vous. Cliquez ici pour découvrir Montréal sous un autre jour, c’est-à-dire en kayak, en surf ou en Stand Up Paddleboard, SUP pour les habitués, un mélange de canot et de surf. Comme il n’est pas question de ramer des heures, le parc des rapides de Lachine aura vite fait de nous entraîner au beau milieu des vagues. On se sent tout d’un coup d’humeur « aventurière urbaine ». À nos maillots de bain, et splash!

    Site ksf

    Réserve de bonheur

    Cette semaine, ma devise sera « Sanitas per aquam ».

    Je file dans les Cantons de l’Est direction la réserve thermale Balnéa. C’est un spa comme il en existe peu – ou pas – avec ses saunas panoramiques, ses bains à remous extérieurs, sa chute thermale et son lac privé : le site est tout simplement exceptionnel. Pour parfaire cette journée de farniente paradisiaque, j’ai testé le soin du visage Chardonnay, à base de gelée de Rosso di Montalcino et de sérum éclaircissant d’abricot, un délice pour tous les sens et une cure de jouvence. Le comble du luxe? Une sieste bien méritée sur l’un des grands lits en pleine nature. LE BONHEUR.

    Site Balnéa

    Crédit: Martin Laporte

    Un bon cru

    Sans faire de jeu de mot.

    On ne pouvait pas passer à côté de ce tout nouveau restaurant, Le Bistro Lustucru, et son cadre simplement « cool branché » avec juste ce qu’il faut d’industriel, rien pour nous déplaire. Ensuite, on aime l’idée des menus élaborés à partir des produits de saison. On a décidé, il y a bien longtemps, de ne plus manger de fraises à Noël! Revenons à nos moutons : on craque particulièrement pour le bar à cru avec son tartare de saumon, son carpaccio de marlin bleu et son gravlax de truite au sésame, à dévorer tout cru!

    Site du Bistro Lustucru

    Rapa Nui : la mystérieuse

    Rapa Nui, ou l’île de Pâques, est au cœur de l’actualité.

    Il y a quelques semaines de cela, l’Île de Pâques était plongée dans le noir absolu suite à une éclipse solaire totale nous rappelant que le Musée Pointe-à-Callière lui consacre une très belle exposition jusqu’au 14 novembre prochain. Ce sera enfin l’occasion d’en savoir plus sur la terre habitée la plus isolée du monde et ses incroyables statues Moaïs de pierre. Ce grand voyage nous entraînera à la découverte de 200 objets, dont des bois sculptés et autres pièces uniques, témoins d’une créativité, d’une esthétique et d’une technique absolument incroyables.

    L’exposition Île de Pâques, le grand voyage, du 8 juin au 14 novembre 2010 au musée Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, Site Musée Pointe-à-Callière

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    Le vide-dressing

    Mercredi 9 juin 2010

    Par Elsa Vecchi

    Photo: Le dressing de Roxane

    Le vide-dressing: une tendance qui se confirme… Bien trop souvent, on achète sur une impulsion un pull trop petit, une jupe pas assez courte, une robe ni trop ni pas assez… bref les vêtements s’entassent dans nos tiroirs et sur nos cintres à notre grand dam. Après avoir expérimenté les week-ends “on échange nos vêtements entre copines”, les sites de ventes aux enchères, l’heure est aux “vide-dressing”. En France, ces blogues fleurissent et commencent à avoir un vrai succès. Le principe est ingénieux: revendre en ligne des vêtements que l’on a peu ou pas portés, à un prix cassé. Il n’est pas question de vendre plus cher qu’en magasin. La relation entre la vendeuse et l’acheteuse est une relation basée sur l’honnêteté et la confiance. Le vendeur envoie l’article dès réception du chèque, ici il n’est pas question de contrat ni de “satisfait ou remboursé”. On clique, on aime, on achète. Ces sites sont l’oeuvre de jeunes femmes entre 20 et 30 ans, amoureuses de la mode, acheteuses compulsives qui ont trouvé un moyen astucieux de libérer de la place sur leurs cintres et de renflouer leurs caisses à l’approche de nouvelles collections. Pour se donner une idée:  www.ledressingderoxane.blogspot.com. Une tendance montante aussi ici au Québec. À suivre…

    Annuaire des blogs vide-dressing

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    AMOUR, BIJOUX, TROC, COULEURS…

    Vendredi 19 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Amour ou bacon? Pardon? Vous allez lire, c’est l’objet d’un vrai sondage mené, il y a peu de temps pour une grande marque alimentaire, étonnant. Pour les bijoux, je vous invite à découvrir, si vous ne les connaissez pas déjà, ceux de Charlotte Hosten, de véritables sculptures…En ce mois de février plutôt clément, sortons, prenons l’air, faisons un peu de lèche-vitrine après un détour par le Musée des Beaux Arts. Allez, on y croit, en tout cas je croise les doigts, le printemps n’est plus très loin. Ah, il vient de neiger? Ce n’est rien, un dernier soubresaut avant les beaux jours… les talons et les délicieuses robes de Sonia Rykiel pour la marque H&M, mon coup de coeur absolu du mois.

    Voici quelques unes de mes chroniques pour le site Vitamin

    Bon, et vous…?

    Site de Charlottehosten

    Site Oöm

    Site du Musée des Beaux Arts

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    DÉCOUVERTE SEXY

    Dimanche 19 juillet 2009

    Coccolily: une toute jeune marque montréalaise sexy et surprenante

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    Lorsque j’ai découvert Coccolily, cette toute jeune marque montréalaise, pour mes chroniques quotidiennes dans Vitamine du jour (ci-dessous), j’ai tout de suite eu envie d’interviewer Naana Tennachie Yankey, la designer et fondatrice de cette ligne glamour. Pour vous dire la vérité, faire de nouvelles découvertes est certainement l’une des facettes les plus excitantes de mon métier de journaliste…  vous les faire partager ensuite, c’est ce qui m’anime.

    Voici mon article écrit pour le site www.vitamindaily.com:

    COCCO

    Naana Tennachie Yankey a grandi au Ghana, étudié à Londres et fait un stage chez  Marc Jacobs à New York,  la jeune créatrice a choisi Montréal pour  lancer sa marque.

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    Vous avez travaillé chez Marc Jacobs à New York, c’est cela qui vous a décidé à lancer votre marque?

    Depuis toute petite, j’ai toujours voulu avoir un label de mode mais c’est sûr que travailler chez Marc Jacobs m’a profondément incitée à me lancer.

    Qu’est-ce que vous y avez appris?

    Comment une marque se prépare à une semaine de la mode!

    Pourquoi ce nom: « Coccolily »?

    Coccolily vient des deux choses que j’aime le plus au monde. Cocco (en anglais) pour chocolat et Lily pour les lys, mes fleuves préférées. Le chocolat est sombre et les lys sont lumineux. Coccolily, c’est tout cela à la fois: un mix de différents styles: le futurisme moderne et le glamour vintage.

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    Comment définissez vous votre style

    Lorsque le vintage glamour sexy rencontre le futurisme aiguisé…

    Vos inspirations?

    Ce sont les années 40-50 aussi bien que l’architecture et de design industriel

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    C’est une collection vraiment très sexy et féminine, le travail des détails, des dentelles, les découpes ajourées et subtiles. La femme doit-être sexy, selon vous?

    Pour moi, la femme doit être sexy mais toujours en accord avec elle-même. Elle doit être avant-gardiste et classique à la fois. C’est cette dualité qui nous anime toutes.

    Pourquoi avoir choisi Montréal?

    J’ai toujours voulu vivre au Canada et j’ai choisi Montréal parce que c’est l’une des villes en Amérique du Nord les plus avant-gardistes en mode. Il y a aussi le côté européen avec cette élégance qui en font l’une de mes villes préférées dans le monde.

    Les Montréalaises sont elle particulièrement sexy?

    C’est certain, les Montréalaises sont sexy parce qu’elles ont du style  et en même temps elles semblent sûres d’elles-mêmes ; elles donnent l’impression  de vivre pleinement leur vie.

    Sont elle très différentes des New-Yorkaises?

    Les Montréalaises sont plus européennes avec l’élégance française.

    3 adresses  que vous aimez particulièrement à Montréal?

    Olive and Gourmando: 351 rue Saint-Paul Ouest Montréal, QC H2Y 2A7 – (514) 350-1083
    Cecile Jean Bijoux: 1195, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal, QC H3B 1K6, 514-288-0400
    Kaizen Sushi, 4075 rue Ste-Catherine Ouest, Montréal, QC, (514) 707-8744

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