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  • Archives pour le mot-clef « les commissaires »

    PETITS TRUCS MONTRÉALAIS

    Mercredi 16 septembre 2009

    Par Elsa Vecchi

    Les journées se succèdent et ne se ressemblent pas… New York défile, alors en attendant les défilés parisiens d’Isabel Marant, Balmain, Balenciaga… voici deux de mes coups de coeur pour le guide en ligne www.vitamindaily.com. Bonne lecture et à très vite.

    trouvailleswww.commissairesonline.com

    decouvwww.inbflat.net

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    LE CRÉATEUR PHILIPPE DUBUC: FOU DE DESIGN

    Samedi 4 juillet 2009

    Par Elsa Vecchi

    C’est le troisième volet de mon tête à tête avec le designer québécois Philippe Dubuc:
    il me confie son amour pour le design et se révèle être le meilleur ambassadeur que Montréal puisse rêver. À découvrir tout de suite sa vision de la ville et ses coups de cœur.

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    Comment vit on à Montréal ?

    On imagine Montréal comme une ville totalement nord-américaine, c’est le cas dans le centre-ville mais sur le Plateau et dans le Mile End, on retrouve une vraie vie de quartier, c’est très « famille » et résidentiel. Je te dirais, qu’on vit à Montréal comme dans les grandes villes. Je vis sur le Pateau, sors sur le Plateau, mes amis vivent sur le Plateau. À Paris, on fréquente les personnes selon les arrondissements. Je joue dans la ville à 1 km à la ronde de chez moi.

    Ton quartier préféré?

    Le Plateau. J’adore les ruelles, on y trouve des bijoux architecturaux, il y a d’ailleurs de nombreux architectes qui y vivent. J’aime aussi beaucoup la Petite Italie vers la rue Waverly.

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    Montréal a beaucoup évolué ?

    Montréal était la ville aux 100 pignons, on disait cela aux vues de toutes ses églises. Il y a eu à un moment, de grands projets urbains faits dans de très mauvaises conditions environementales. Par exemple, l’autoroute Ville-Marie a crée une grande cicatrice entre le Vieux-Montréal et le centre-ville. Avec la place Rioppelle (du nom du grand peintre québécois), le grand Palais des Congrès, on a su créer un lien entre le Vieux Montréal et le centre-ville et réussi à effacer cette cicatrice.

    Montréal est l’une des rares villes mondiales du design selon l’UNESCO…

    Le design est vraiment un monde qui est en plein émergence à Montréal, je dirais même depuis une bonne dizaine d’années. C’est une ville de design grâce à des gens comme le duo de designers Saucier+Perrotte. Ils ont réalisé la magnifique boutique de vêtements pour homme de Michel Brisson dans le Vieux-Montréal, la mienne aussi d’ailleurs. Ils font un travail absolument incroyable.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Tu as toi aussi été designer d’intérieur ?

    Oui sur le projet Oxxford. Aujourd’hui, mon métier de créateur de mode va tantôt déborder sur le métier d’ébéniste ou de décorateur d’intérieur. J’adore cela.

    Montréal t’a toujours attiré ?

    Je viens de la banlieue et devenu adolescent, j’aimais découvrir les gens du milieu underground, du milieu alternatif; j’aimais leurs attitudes vestimentaires aux allures folles. C’est vraiment cela qui m’a attiré par rapport à ma banlieue. J’adore vivre à Montréal, je ne pourrais pas vivre à Paris, je m’y sens trop grand, à l’étroit, même si j’aime beaucoup la ville.

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    Tes endroits « design » ?

    J’adore la boutique « Les Commissaires ». C’est une « boutique hybride galerie d’art » ; un vrai réseau de distribution pour le monde du design. En parlant de la boutique « Les Commissaires », j’ai envie de dire qu’on pourrait tracer un parallèle entre notre façon de voir les choses, nous les québécois, et les pays scandinaves. Il faut dire qu’ on a un climat aussi difficile par moment, cela rapproche.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Montréal ville underground encore aujourd’hui ?

    Montréal est une ville libérale avec un côté latin dans un monde anglo-saxon. Elle a toujours été perçue en Amérique du Nord comme la ville de tous les excès. On l’appelle d’ailleurs : le « Red Light de l’amérique du Nord ».  Si je remonte aux années 20, aux temps des Cabarets, la prostitution était devenue à Montréal l’une des raisons de villégiature pour les Américains.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Le côté underground a commencé dans les années 50 avec les cabarets, il y avait à ce moment là de plus en plus de travestis. Ensuite fin 70-80, avec le mouvement électro, la vie nocture est devenue extrêmement dynamique. Il y a eu également le mouvement Andy Warhol, puis new wave à New York qu’on a beaucoup ressenti ici. J’ai toujours baigné dans cette mouvance musicale et c’est là que naissent tous les nouveaux courants. Franchement, Montréal, côté musique et art, est complètement dans son temps. Côté mode, je ne pourrais pas exactement dire cela…

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