Par Elsa Vecchi

Scoop: demain à 7h20, nous entrerons de plain-pied dans l’automne. Est-ce une bonne nouvelle ? Cela dépend. Il y a toujours deux lectures possibles aux événements. Dans le cas présent, celle qui nous amène à penser à (je n’ose pas prononcer le mot, allez je me lance) l’hiver, et là, j’ai des trémolos dans la voix. Et puis, l’autre lecture, celle qui nous invite aux longues balades aux couleurs de l’été indien, « on ira où tu voudras, quand tu voudras, lalalalala ». Bref, je vous sens d’humeur bucolique, tiens, moi aussi. J’étouffe quand même un soupir en pensant aux quais de Seine, au Musée d’Orsay, à la rue Montorgueil, aux cliquetis des cuillères dans des cafés très noirs et très courts. Oui, Paris est une ville si romantique les mois d’automne… Deuxième soupir… C’est le lot de tout expatrié d’avoir des bouffées de notalgie, un peu trop envahissantes, parfois, seulement parfois. Mais reprenons nos esprits, l’heure n’est pas à la complainte. Je me projette déjà, marchant dans les sous-bois couleur de feu, ramassant les pommes dans la Vallée de Richelieu, à une poignée de minutes de Montréal. Je ne sais pas si vous le savez, mais la cueillette des pommes est après Noël, Halloween et la « Cabane à sucre »*, l’un des hits dans l’agenda des Québécois, une sorte de rendez-vous à ne pas rater comme s’il y avait urgence à profiter des derniers longs week-ends ensoleillés, sans enfiler des milliers de pulls. L’avantage d’être si proche de la nature, sera aussi d’écumer tous les vignobles du coin. Ben tiens, on ne va pas se gêner ! Je vais même en profiter pour trinquer à votre santé. Allez, tchin-tchin.
*la cabane à sucre : Au mois d’avril, on récolte la sève de l’érable pour en faire le fameux sirop du même nom. C’est aussi l’occasion de faire la fête.