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  • Archives pour le mot-clef « Philippe Dubuc »

    Philippe Dubuc : les dessous de la création

    Mercredi 4 avril 2012

    Par Elsa Vecchi

    Voici un article que j’ai écrit pour le dernier Dress To Kill Magazine: magnifique numéro consacré au Design.

    “Comme un bâtiment, le vêtement se construit. Tel un gratte-ciel, mon style est le reflet d’une civilisation urbaine et cosmopolite” ainsi le créateur montréalais décrit le style Philippe Dubuc. C’est à dire des modèles à la fois minimalistes et chic, toujours « rock », aux teintes minérales et brutes, à la fois structurés et (de plus en en plus ) déstructurés . “Je dois vous avouer que plus le temps passe et plus j’aime déconstruire le côté rigoureux de mes débuts”. Le reflet des vitres d’un building , la texture du  béton, l’aspect  mat du plâtre, la rigidité du métal , la luisance de l’asphalte humide sont autant de nuances inspirantes pour celui qui aime à penser des lignes – qu’elles soient droites, courbes ou angulaires – toujours déterminées par le tombé d’un tissu, d’une toile. Parlons-en justement des matières. Le designer ne cesse d’explorer les lins et les cotons enduits, qui semblent huilés ou craquants comme du papier, et désormais souvent ornés d’empiècement trompe-l’œil. Autant de petits détails, de subtilités ton sur ton, qui viennent égayer des modèles magnifiques d’intemporalité. Costards parfaitement bien coupés, fameuses chemises ajustées, l’un des “best-sellers” de la maison, pantalons classiques revisités à la fourche abaissée, sarouel relooké… « C’est par l’architecture contemporaine que je m’identifie, par la pureté de ses lignes et de ses coloris monochromes”. Et son printemps/été est une fois de plus l’illustration d’une inventivité sans cesse renouvelée – et d’un talent sans borne.

    Voici l’occasion aussi de jeter un coup d’oeil sur la très belle capsule PE 2012 du créateur montréalais pour Simons, disponible en magasin. Photo signée Jean-Claude Lussier.

     

    Photo: Collection PE 2012 Philippe Dubuc pour Simons

    Site officiel de Philippe Dubuc

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    PHILIPPE DUBUC: FOU DE DESIGN

    Jeudi 1 septembre 2011

    Par Elsa Vecchi

    À quelques jours de la Semaine de la Mode de Montréal annonciatrice du Printemps/Été 2012, il me prend l’envie de poster à nouveau ce blog-entretien avec le créateur de mode Philippe Dubuc ( sa collection femme pour Simons sera en magasin le 6 septembre prochain – le  designer nous présentera sa collection homme PE 2012 en milieu de semaine prochaine.)

    Lors d’une rencontre avec Philippe Dubuc, le célèbre designer  me confia son amour pour le design et se révèla être le meilleur ambassadeur que Montréal puisse rêver. À découvrir tout de suite sa vision de la ville et ses coups de cœur.

    phil

    Comment vit-on à Montréal ?

    Philippe Dubuc: On imagine Montréal comme une ville totalement nord-américaine, ce qui est le cas dans le centre-ville mais pas sur le Plateau et dans le Mile End, on retrouve une vraie vie de quartier. C’est franchement très « famille » et résidentiel. Je te dirais, qu’on vit à Montréal comme dans toutes les autres grandes villes. On joue à 1 km à la ronde de chez soi . Moi par exemple, je vis sur le Pateau, sors sur le Plateau, mes amis vivent sur le Plateau.

    Ton quartier préféré?

    Philippe Dubuc: Le Plateau. J’adore les ruelles, on y trouve des bijoux architecturaux. J’aime aussi beaucoup la Petite Italie vers la rue Waverly.

    plateaudef

    Montréal a-t-elle beaucoup évolué ?

    Philippe Dubuc: Montréal était la ville aux 100 pignons, en rapport aux nombreuses églises. Puis, il y a eu à un moment de grands projets urbains faits dans de très mauvaises conditions environnementales. Exemple?  L’autoroute Ville-Marie a crée une grande cicatrice entre le Vieux-Montréal et le centre-ville. En revanche, l’axe allant de la  place Riopelle (du nom du grand peintre québécois)au grand Palais des Congrès, on a su créer un lien entre le Vieux Montréal et le centre-ville…

    Montréal est l’une des rares villes mondiales du design selon l’UNESCO…

    Philippe Dubuc: Ce n’est pas pour rien, le design est un monde qui est en plein émergence à Montréal depuis une bonne dizaine d’années. Elle l’est grâce à des designers  comme Saucier+Perrotte. Ils ont réalisé la magnifique boutique de vêtements pour homme de Michel Brisson dans le Vieux-Montréal et la mienne sur St Denis. Ils font un travail absolument remarquable.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Tu as toi aussi été designer d’intérieur ?

    Philippe Dubuc: Oui sur le projet Oxxford. Aujourd’hui, mon métier de créateur de mode va tantôt déborder sur le métier d’ébéniste ou de décorateur d’intérieur. Et j’adore ça!

    Montréal t’a toujours attiré ?

    Philippe Dubuc: Oui, je suis un banlieusard… et dès que j’ai eu l’âge, je me suis mis à découvrir Montréal,  les gens du milieu underground, du milieu alternatif. Je dois t’avouer que j’aimais leurs attitudes vestimentaires aux allures folles. Et depuis, mon amour pour Montréal ne s’est jamais démenti! Sais-tu pourquoi? À Paris par exemple, je m’y sens trop grand, à l’étroit, même si j’aime toutefois beaucoup la ville.

    commissairevitrinne

     

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Montréal: ville underground encore aujourd’hui ?

    Philippe Dubuc: Montréal est une ville libérale avec un côté latin dans un monde anglo-saxon. Elle a toujours été perçue en Amérique du Nord comme la ville de tous les excès. On l’appelle d’ailleurs : le « Red Light de l’amérique du Nord ».  Si je remonte aux années 20, aux temps des Cabarets, la prostitution était devenue à Montréal l’une des raisons de villégiature pour les Américains.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Philippe Dubuc: Le côté underground a commencé dans les années 50 avec les cabarets, il y avait à ce moment là de plus en plus de travestis. Ensuite fin 70-80, avec le mouvement électro, la vie nocture est devenue extrêmement dynamique. Il y a eu également le mouvement Andy Warhol, puis new wave à New York qu’on a beaucoup ressenti ici. J’ai toujours baigné dans cette mouvance musicale et c’est là que naissent tous les nouveaux courants. Franchement, Montréal, côté musique et art, est complètement dans son temps. Côté mode, je ne pourrais pas exactement dire cela…

    Site officiel de Philippe Dubuc

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    Les dessous du shooting de Philippe Dubuc…

    Jeudi 24 mars 2011

    Par Elsa Vecchi

    Nous avons assisté avec Guillaume Alcaraz à la séance shooting de la collection homme P/E 2011 de Philippe Dubuc. C’était au Théâtre National, lisez-moi demain dans La Presse.

    Petite parenthèse sur le mannequin, égérie de ce crû printanier intitulé : « les hommes de l’avant-scène »: Taras Koltun a été repéré par Philippe Dubuc l’an dernier, depuis il ne cesse pas d’enchainer les défilés à travers le monde, pas moins de 17 (la saison dernière). Taras, on adore ton côté James Dean… Voici les dessous du shooting:

     

    Vidéo: Guillaume Alcaraz

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    Philippe Dubuc exclusif…

    Mercredi 23 mars 2011

    Par Elsa Vecchi

    Comme je l’écrivais dans La Presse (en exclusivité), à lire ici: Irina Lazareanu, la Top Model (repérée par Karl Lagerfeld) est la nouvelle égérie de la collection de Philippe Dubuc pour Simons, magnifique collection en vente dès le 11 Avril. J’ai pu assister au shooting dont je vous dévoilerai les photos d’ici quelques jours.

    Aux côtés d’Irina, magnifique, rock, énergétique… personnalité!

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    LE CRÉATEUR PHILIPPE DUBUC: FOU DE DESIGN

    Samedi 4 juillet 2009

    Par Elsa Vecchi

    C’est le troisième volet de mon tête à tête avec le designer québécois Philippe Dubuc:
    il me confie son amour pour le design et se révèle être le meilleur ambassadeur que Montréal puisse rêver. À découvrir tout de suite sa vision de la ville et ses coups de cœur.

    phil

    Comment vit on à Montréal ?

    On imagine Montréal comme une ville totalement nord-américaine, c’est le cas dans le centre-ville mais sur le Plateau et dans le Mile End, on retrouve une vraie vie de quartier, c’est très « famille » et résidentiel. Je te dirais, qu’on vit à Montréal comme dans les grandes villes. Je vis sur le Pateau, sors sur le Plateau, mes amis vivent sur le Plateau. À Paris, on fréquente les personnes selon les arrondissements. Je joue dans la ville à 1 km à la ronde de chez moi.

    Ton quartier préféré?

    Le Plateau. J’adore les ruelles, on y trouve des bijoux architecturaux, il y a d’ailleurs de nombreux architectes qui y vivent. J’aime aussi beaucoup la Petite Italie vers la rue Waverly.

    plateaudef

    Montréal a beaucoup évolué ?

    Montréal était la ville aux 100 pignons, on disait cela aux vues de toutes ses églises. Il y a eu à un moment, de grands projets urbains faits dans de très mauvaises conditions environementales. Par exemple, l’autoroute Ville-Marie a crée une grande cicatrice entre le Vieux-Montréal et le centre-ville. Avec la place Rioppelle (du nom du grand peintre québécois), le grand Palais des Congrès, on a su créer un lien entre le Vieux Montréal et le centre-ville et réussi à effacer cette cicatrice.

    Montréal est l’une des rares villes mondiales du design selon l’UNESCO…

    Le design est vraiment un monde qui est en plein émergence à Montréal, je dirais même depuis une bonne dizaine d’années. C’est une ville de design grâce à des gens comme le duo de designers Saucier+Perrotte. Ils ont réalisé la magnifique boutique de vêtements pour homme de Michel Brisson dans le Vieux-Montréal, la mienne aussi d’ailleurs. Ils font un travail absolument incroyable.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Tu as toi aussi été designer d’intérieur ?

    Oui sur le projet Oxxford. Aujourd’hui, mon métier de créateur de mode va tantôt déborder sur le métier d’ébéniste ou de décorateur d’intérieur. J’adore cela.

    Montréal t’a toujours attiré ?

    Je viens de la banlieue et devenu adolescent, j’aimais découvrir les gens du milieu underground, du milieu alternatif; j’aimais leurs attitudes vestimentaires aux allures folles. C’est vraiment cela qui m’a attiré par rapport à ma banlieue. J’adore vivre à Montréal, je ne pourrais pas vivre à Paris, je m’y sens trop grand, à l’étroit, même si j’aime beaucoup la ville.

    commissairevitrinne

    Tes endroits « design » ?

    J’adore la boutique « Les Commissaires ». C’est une « boutique hybride galerie d’art » ; un vrai réseau de distribution pour le monde du design. En parlant de la boutique « Les Commissaires », j’ai envie de dire qu’on pourrait tracer un parallèle entre notre façon de voir les choses, nous les québécois, et les pays scandinaves. Il faut dire qu’ on a un climat aussi difficile par moment, cela rapproche.

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    Photo: Guillaume Alcaraz

    Montréal ville underground encore aujourd’hui ?

    Montréal est une ville libérale avec un côté latin dans un monde anglo-saxon. Elle a toujours été perçue en Amérique du Nord comme la ville de tous les excès. On l’appelle d’ailleurs : le « Red Light de l’amérique du Nord ».  Si je remonte aux années 20, aux temps des Cabarets, la prostitution était devenue à Montréal l’une des raisons de villégiature pour les Américains.

    P1060589

    Photo: Guillaume Alcaraz

    Le côté underground a commencé dans les années 50 avec les cabarets, il y avait à ce moment là de plus en plus de travestis. Ensuite fin 70-80, avec le mouvement électro, la vie nocture est devenue extrêmement dynamique. Il y a eu également le mouvement Andy Warhol, puis new wave à New York qu’on a beaucoup ressenti ici. J’ai toujours baigné dans cette mouvance musicale et c’est là que naissent tous les nouveaux courants. Franchement, Montréal, côté musique et art, est complètement dans son temps. Côté mode, je ne pourrais pas exactement dire cela…

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