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  • Archives pour le mot-clef « une parisienne à montréal »

    Grimm », la nouvelle série de NBC est une bombe fantastique

    Vendredi 4 novembre 2011

    Par Philippe Vecchi

    Etre sur le coup: labeur passionnant, qui nous a cette fois menés au pilote de “Grimm”. Soit l’épisode originel d’une probable épopée longue comme le bras, si la suite plane au même niveau d’excellence. Rampe de lancement d’une production du network surpuissant NBC, engagé comme ses concurrents dans une baston de tous les diables sur un créneau qui exige des financements certes lourds, mais dans l’espoir légitime d’audiences importantes régulières, stables et surtout durables.

    A vue d’œil, on jurerait que “Grimm”, c’est du retour sur investissement garanti sur facture “fantastico-policière”. Une potentielle bombe à fragmentation qui pourrait commencer par “Il était deux fois”:
    1) un flic black à voix de stentor et carrure “Shaft”
    2) un flic blanc bec à visage élastique idoine, mi-Kyle Mc Lachlan mi-Clark Kent dépouillé de sa cape Superman.

    Ce duo “Arme fatale” est le facteur de modernisation qui permet à la série de “twister” immédiatement du côté des contes des frères Grimm, rapatriés du 19ème siècle berlinois dans le Portland de 2011. A signaler que sans Wilhem et Jacob Grimm, rien que Blanche-Neige, le petit Chaperon rouge, la Belle au bois dormant, Cendrillon et même Raiponce, pointeraient aux abonnés définitivement absents.

    Dans ce pilote diffusé le 21 octobre, c’est le petit Chaperon rouge qu’y s’y colle d’emblée, puisque mieux vaut ne pas arborer cette couleur dans les rues middle-class si l’on est une fille, au risque de tomber sur les “Sanguinaires” (apparence humaine avec mutation en grands méchants loups-garou), que seuls savent détecter les “Grimm”. Et c’est précisément là que déboule la première bonne idée: Nick, le flic blanc, apprend de la bouche de sa tante de passage qu’il est un “Grimm”, les deux “castes” antagonistes se reniflant à des kilomètres.

    Avec cette création vraiment originale, NBC et sa task-force réussissent un coup de maître. Modulations des lumières pour une féérisation du quotidien, mouvements de caméras sophistiqués à base de travellings compensés et autres anamorphose de l’image à coup d’effets spéciaux subtils, afin que tout nous ramène au centre de l’image – exactement comme dans les contes, quand même les arbres semblent incurvés. Oublier la dimension flippante de l’histoire, avec ces visages anonymes qui, l’espace d’un instant, deviennent monstres, ou la tuerie façon “Mon Ninja chez les bouchers” du début, reviendrait à occulter la fonction première de “Grimm”: raviver nos peurs enfantines au pays sanglant de “Law and order”, insinuer le doute en tout et à chaque instant. Autant dire, donner dans le (haut) qualitatif tout en jetant des cliffhangers de la manière la plus roublarde qui soit. Qu’il nous doit permis de saluer la performance de classe internationale, dans l’attente prégnante des prochains épisodes. Déception interdite.

    Remerciements à  teleobs.com

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    Sly Johnson à Montréal

    Jeudi 7 juillet 2011

    Rencontre avec un Soul Man accompli, un ancien roi du Beatboxing, venu se produire au cours du Festival de Jazz de Montréal. Tête-à-tête avec Sly Johnson et démonstration en live…

    Membre du Saïan Supa Crew jusqu’en 2007, Sly the Mic Buddah alias Sly Johnson met ensuite sa voix au service d’artistes aussi divers que Camille, Rokia Traoré, Oxmo Puccino ou Erik Truffaz. En 2010, il se lance dans une carrière solo avec le 5-titres The June 26th EP avec Ayo et 20Syl. Son premier album en solo intitulé « 74″ sorti à l’automne 2010 en fait un soul man accompli….

    Vidéo de Guillaume Alcaraz

    Site Officiel de Sly Johnson

    À lire aussi sur le blog de Stingray360

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    Arielle Dombasle à Montréal

    Lundi 27 juin 2011

    Par Elsa Vecchi

    Avec mon ami Guillaume Alcaraz, nous ne pouvions pas passer à côté d’une rencontre étonnante avec Arielle Dombasle – venue participer à la soirée hommage à Serge Gainsbourg lors des dernières Francofolies de Montréal. Chanteuse, comédienne, égérie… rencontre avec une divine star aux multiples casquettes.

    Vidéo Guillaume Alcaraz

    Site officiel Arielle Dombasle

    À visionner aussi sur le blog de Stingray360

     

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    Jean-Paul Gaultier à Montréal

    Mardi 21 juin 2011

    Par Elsa Vecchi

    À peine arrivé à Montréal, Jean-Paul Gaultier se pliait au jeu d’une séance de dédicaces pour le célèbre magasin multimarque Holt Renfrew. Le couturier Parisien a fait montre d’une telle gentillesse, de tant d’humour… et les deux heures initialement prévues se sont transformées en une après-midi … Un moment immortalisé par Guillaume Alcaraz pour Holt Renfrew.

    Site Officiel Holt Renfrew

    Site Guillaume Alcaraz

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    Le festival de Cannes et «Variety» contre Google Traduction

    Jeudi 12 mai 2011

    Par Philippe Vecchi

    Les Français n’ont absolument pas la facilité des Québécois en matière de pratique de la langue anglaise. Pourtant, nombre d’informations scoopesques sur le festival de Cannes figurent dans le magazine professionnel «Variety». Nous nous sommes lancés dans une périlleuse entreprise de traduction… Le festival de Cannes c’est parti et bien parti, et avec lui la prose au kilomètre de milliers de journalistes internationaux plus ou moins crédibles comme critiques, rendus au finish mi-zinzins mi-hébétés par une avalanche de longs métrages tombant en priorité de la Sélection officielle. Aux États-Unis, le magazine professionnel de référence «Variety» a comme d’usage jailli des starting-blocks en vue de sortir son édition papier et web quotidienne, très lue à Cannes, et qui n’a pas toujours fait preuve d’une infinie tendresse à l’égard du cinéma français (on se souvient de l’année 2003 par exemple, en plein bug franco-américain, quand tous nos films sans exception furent partialement laminés, la critique de «Mais qui a tué Bambi?» de Gilles Marchand se terminant par la formule «DOA» -soit… «Mort A l’Arrivée», sympa). Il nous fallait donc surfer sur le site officiel de «Variety» pour prendre la température des temps ambiants ciné-diplomatiques, lorsque surgit cette question: mais comment ferait un lecteur français non-anglophone pour accéder en cas d’urgence à ces informations cruciales? En faisant appel aux services du site Google Trad, bien sûr, logiciel de traduction du moteur de recherche vanté comme fiable. Fiable, certainement, mais jusqu’à quel point? Examinons l’affaire. Premier constat: un seul film américain en Compétition officielle cette saison, «The Tree of Life» de Terrence Malick, autant dire une peau de chagrin.

    Réaction du magazine en ligne: «Malick est le réalisateur américain en compétition seulement, si les articles se tourner vers la barre latérale caractéristique plus Yankees». Là, oui, c’est déjà plus limpide. Pour en savoir plus, «Variety» a aussi questionné le Délégué général du festival (son sélectionneur officiel depuis dix ans, en clair), Thierry Fremaux: «Fremaux a dit que, bien que de variétés, pas beaucoup de films américains ont en effet été soumis cette année, les producteurs retiré après avoir décidé d’un lancement Cannes ne serait pas bon stratégie de marketing du film». Réinventer la langue française à ce point de précision martienne laisserait pantois un grammairien de l’Académie Française… Interloqué, on poursuit, enfin rassuré, car «le festival est devenu un environnement de plus en plus généreuse et accueillante pour les billets d’Hollywood». Le climat se serait donc réchauffé, Hollywood considérant toujours Cannes comme le plus important festiv… non: «marché» du monde du cinéma, mais pas nécessairement idéal en position «rampe de lancement officielle pour gros blockbusters estivals». Ne pas oublier non plus les efforts du patron du festival Gilles Jacob: cinq des dix derniers présidents du jury cannois, pas moins, ont battu pavillon américain, Robert de Niro endossant cette année le rôle.

    Photo: Jury du 64ème Festival de Cannes avec pour président: Robert de Niro

    Entre Jude Law et Olivier Assayas, il devra sortir de son mutisme légendaire, qui le rend d’ailleurs à peu près ininterviewable (nonobstant son intelligence patente et son pur talent de metteur en scène). Pour «Variety», toujours passé à la moulinette de Google Trad, «Robert De Niro a été sollicité à servir comme président du jury, le renouvellement de sa relation de longue date à l’événement. Il a une plus grande appréciation pour le jury, qui servent, entreprise un rôle important dans le choix des films qui sont représentés dans le monde du cinéma à son plus haut niveau». Voilà chers lecteurs du blog d’Elsa. On espère que vous y voyez désormais un peu plus clair grâce à cet outil informatique fabuleux, qu’on applaudit bien fort pour sa relecture surréaliste des aventures décidément bien conventionnelles de la planète cinéma, surexposée jusqu’à l’overdose pendant douze jours et autant de nuits de folie.

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