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    DENIS GAGNON HIVER 2011

    Vendredi, 5 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    Et Denis Gagnon défila!

    Photo: Collection Denis Gagnon – Hiver 2011

    Merveilleux Denis Gagnon à la créativité débordante, génial couturier et virtuose du cuir…

    Pour l’hiver 2011, Denis Gagnon pousse d’un cran son exploration sur le zipper amorcée la saison précédente. Il tisse un vestiaire à la dégaine toujours rock métissé de subtiles évocations des années 20 pour des silhouettes sculptées au plus près dans des matières aériennes et délicates… presque en suspension. Il se joue des franges soyeuses, de subtils crochets ajourés quant il ne s’adonne pas à sa passion de toujours: l’incroyable travail du cuir donnant vie à ces robes « seconde peau » éclairées de zips couleur « or » ou ces vestes à l’effet « bikeuses chic affûtées à l’extrême ». Au noir éternel succèdent les bruns et bronzes, lumineux et enchanteurs, chaleureuse palette automnale divine pour le teint comme cette somptueuse « robe zipper », le clou du spectacle flirtant tout simplement avec la haute couture. Denis, je t’aime!

    Je vous propose de découvrir en exclusivité les backstages très fermés du défilé de Denis Gagnon, magnifiques photos shootées par Guillaume Alcaraz.

    Crédits: Guillaume Alcaraz

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    Philippe Dubuc Hiver 2011

    Mardi, 2 mars 2010

    Par Elsa Vecchi

    La semaine de la mode de Montréal s’est ouverte hier après-midi de façon peu conventionnelle avec la présentation de la collection du designer Philippe Dubuc pour l’hiver 2011. Je faisais partie des rares privilégiés invités…

    Photo: Philippe Dubuc

    Rendez-vous à bord de l’immense Gordon C.Leitch au Quai Alexandria de Montréal. Après l’ascension d’une échelle (infinie, avec des talons), Marie-Claude Gravel la businesswoman de la griffe nous guide à travers les entrailles du paquebot jusqu’aux vêtements suspendus au milieu de la machinerie. Je découvre avec joie une garde-robe intitulée « Marin du Nord », logique…

    Photo: Présentation Collection Philippe Dubuc – Hiver 2011

    Ce sont à la fois des vêtements ergonomiques et géométriques, dominés par des tons bruts : béton, acier, cuivre, météorite. J’aime les canadiennes revisitées, les cabans lourds, les vestons en twill et les pantalons ornés de nervures… les détails en trompe-l’oeil, les fermetures à glissières voyantes formant une très belle collection. Retour sur le quai pour découvrir une séance shooting pour l’hiver prochain dirigée par le photographe Martin Rondeau.

    Photo: Shooting Martin Rondeau pour la Collection Philippe Dubuc – Hiver 2011

    Le créateur a su nous faire rêver le temps d’une escale à bord de son univers, cassant le cérémonial d’une semaine de la mode trop souvent convenue. Merci  Philippe, je t’aime!

    Dès demain, vous pourrez découvrir le reportage photos de l’événement par Guillaume Alcaraz.

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    Renan Luce, un chanteur au succès modeste

    Vendredi, 26 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Son 1er album « Repenti » a fait de lui une star de la chanson française, Renan Luce a pourtant gardé une certaine réserve et cette allure de jeune homme sage. Le chanteur au succès modeste  revient pour la quatrième fois au Québec avec un nouveau disque « Le clan des miros ».

    Photo: Renan Luce – Crédit: Jean-Baptiste Mondino

    Faute de temps, je n’ai malheureusement pas pu rencontrer l’artiste en personne, je l’ai donc interviewé par téléphone. Un entretien au saut du lit, frais et spontané. Verdict? Renan Luce est absolument délicieux.

    Allo, bonjour, comment se passe votre séjour au Québec ?

    Renan Luce : Très bien, j’étais en concert hier à Québec et ce soir à Montréal. Je suis juste un peu déçu par le manque de neige (sourire)

    Comment trouvez-vous le public québécois ?

    RL : J’avais l’appréhension de jouer devant un nouveau public mais cela s’est très bien passé. Le public québécois est très chaleureux !

    Est-ce difficile de jouer devant un nouveau public ?

    RL : J’ai un peu l’impression de redébuter ici, mais je vous avouerai que c’est aussi un vrai plaisir d’avoir l’impression de chanter les chansons pour la première fois.

    Votre premier album a été un vrai succès, à peu près 800 000 disques vendus, comment l’avez vous pris ?

    RL : À ce moment là, j’étais beaucoup sur les routes en tournée avec un quotidien très régulier. Cela m’a permis de prendre les choses avec beaucoup de recul et beaucoup de plaisir bien-sûr. Sur cette tournée, j’ai d’ailleurs commencé à écrire quelques chansons du « Clan des miros ».

    Vous êtes auteur-compositeur-interprète. Comment composez-vous ?

    RL : Cela part de quelque chose de très instinctif. Je compose quelques mélodies puis j’écris un bout de texte et ainsi de suite. Cela se fait par petites touches. Je peux écrire une chanson en quelques heures ou en quelques mois. Cet album m’a pris à peu près 8 mois de création.

    Parmi les titres, il y cette chanson « Femme à lunettes »…

    RL : (Sourire) Oui, c’est un message pour ma femme à lunettes et c’est aussi un clin d’œil au titre de l’album « Le clan des miros ». Il raconte l’histoire de quelqu’un qui n’arrive pas à prévoir les choses. Cela résume aussi parfaitement la dernière journée en studio, une journée d’hiver froide et brouillée. Le clan, c’est la famille avec laquelle on compose.

    Vous avez composé « On n’est pas à une bêtise près » , le titre de la bande-originale du film « Le petit Nicolas » de Laurent Tirard. Comment cela s’est passé ?

    RL : J’ai eu beaucoup de chance, l’équipe du film est venue me chercher ! Lorsque je composais ce titre, j’essayais de me rapprocher au maximum de mes souvenirs d’enfance, j’ai beaucoup lu « Le petit Nicolas » lorsque j’étais enfant.

    Vous avez d’ailleurs gardé une vraie fraîcheur et une vraie simplicité !

    RL : Merci, c’est une vraie facette de ma personnalité. C’est aussi une esthétique qui me plaît. Écrire des chansons est aussi un jeu!

    Site officiel Renan Luce

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    TENDANCES HIVER 2010-2011

    Mardi, 16 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    Le grand marathon des défilés annonçant l’hiver 2010-2011 a débuté la semaine dernière à New-York et oui, le printemps n’a pas pointé le bout de son nez qu’on se passionne déjà pour la mode de l’hiver prochain.

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Alexander Wang

    Les rédactrices du monde entier vont commencer à spéculer et à dégager les grandes tendances qui envahiront ensuite la rue. D’après ces premiers défilés, le vêtement semble faire écran contre le monde extérieur.

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Marc Jacobs

    Il est toujours extrêmement intéressant et instructif de voir comment les designers interprètent l’avenir. En pleine crise économique mondiale, ils prônaient les couleurs vitaminées comme un remède à la morosité. L’hiver prochain, ils nous invitent à nous cacher, nous réfugier, nous protéger, nous préserver… derrière le vêtement. Est-ce à dire que le temps est venu de ne plus « trop la ramener » ou bien au contraire de masquer sa vulnérabilité ? Les lectures sont multiples et personnelles. Une chose est sûre, je garderai un œil rivé sur les podiums du monde entier à commencer par ceux de Montréal, du 1er au 4 mars prochain. J’irai à la rencontre du designer Philippe Dubuc;  il nous réserve parait-il  une présentation très spéciale dans un lieu tout à fait inédit, je ne raterai sous aucun prétexte le défilé de Denis Gagnon…

    Photo: Figaro Madame – Défilé AH 2010-2011 Hervé Léger by Max Azria

    Affaire à suivre…

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    LA GRANDE SOPHIE SE MET À NU

    Mardi, 9 février 2010

    Par Elsa Vecchi

    J’ai eu l’immense plaisir de rencontrer La Grande Sophie – la chanteuse française – le temps d’une interview décontractée dans un petit bar de Montréal. Tête-à-tête avec une jeune femme épanouie, sereine, au bonheur de vivre contagieux… et très grande comme l’annonce son nom… immortalisée par mon merveilleux acolyte Guillaume Alcaraz.


    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    La Grande Sophie est venue passer une dizaine de jours au Québec pour la promotion de son 5ème album « Des Vagues et des ruisseaux » sorti il y a déjà plus d’un an en France. Elle s’abandonne cette fois-ci dans un registre épuré et intimiste marquant une vraie rupture avec ses 4 disques précédents, clairement « électrique ». Elle ose même y faire une reprise d’un des titres de Barbara « Dis quand reviendras tu ? » merveilleusement accueillie par les fans de la Dame en noir. La lionne a fait patte de velours, un coup de maître…

    Vous commencez à être une habituée du Québec…

    LGS : Oui, je suis venue plusieurs fois l’hiver et l’été pour les Francofolies. C’était formidable mais trop court, j’aimerais vraiment revenir pour faire une grande tournée à travers tout le Québec.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Vous avez également fait les premières parties du chanteur québécois Dumas…

    LGS : Oui et j’en garde un très bon souvenir. Au départ, je l’avais invité sur mes premières parties en France et puis, il y a 2 ans, il m’a proposé à son tour de le rejoindre sur sa tournée. À l’époque, je sortais d’un Zénith à Paris (immense salle) avec tous mes musiciens, de nombreux invités sur scène et même des majorettes. Deux jours plus tard, je me retrouvais au Québec toute seule sur scène avec ma guitare et ma grosse caisse : un vrai choc ! Finalement, c’est ce qui m’a donné envie de faire l’album « Des vagues et des ruisseaux ». Après 4 disques très « électrique », j’avais soudainement envie d’épurer ma musique, de regarder les lignes principales en prenant vraiment mon temps.

    Dans cet album, vous parlez de doute, de pardon, de valse des adieux, de quotidien d’une « celibattante »… Vous vous mettez enfin à nu!

    LGS : (sourire) Quand j’ai commencé, il y a 10 ans, pour moi aller dans l’intime et l’émotion, c’était une fragilité et je ne voulais pas me présenter comme cela. Avec le temps, j’ai laissé la place à l’émotion et pour la première fois je suis allée fouiller au fond de moi, ma voix est d’ailleurs beaucoup plus présente comme si j’avais moins peur qu’on l’entende…. Oui, je me suis mise à nu.

    Vous faites une reprise de Barbara « Dis quand reviendras tu ? ». C’est s’attaquer à un monstre…


    LGS : Oui d’autant plus que Barbara a encore des forums de fans qui se déplacent lorsqu’il y a un événement en relation avec leur idole et là, ça passe ou ça casse. Ils peuvent vous démolir. La première fois que je l’ai interprété, c’était aux Francofolies de La Rochelle à l’origine de la demande et le public a été emballé. J’ai décidé de garder le titre sur « Des vagues et des ruisseaux ». Il conclue parfaitement l’album.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Dans la carrière d’un artiste, à un moment donné, on parle toujours de « l’album de la maturité », en êtes-vous là ?

    LGS : Je ne veux pas prendre la maturité comme un aboutissement en soi. Je veux la prendre comme le résultat de toute mon expérience acquise depuis le début : des années de scène et  4 albums « électrique ».

    Vous avez débuté sur scène. Est-ce toujours votre moteur?

    LGS : J’adore la scène, ces moments incroyables, avoir les yeux dans les yeux avec le public. Ce qui est fou c’est qu’on ne sait jamais ce qui va se passer. Il y a des gens qui vous découvrent, d’autres qui partent au quart de tour, ceux qui ont envie de danser, de chanter, chaque soir est unique.  Franchement, ce sont les seuls moments où l’on est vraiment ancré dans le présent.

    Photo: La Grande Sophie – Crédit: Guillaume Alcaraz

    Quels sont vos projets à venir ?

    Un showcase le 11 février à l’Astral de Montréal avec mon pianiste. Je vais aussi me produire dans la ville de Québec avec l’organisme Rideau et puis revenir dans quelque temps pour faire une vraie tournée au Québec.

    Quelles sont vos adresse coups de cœur à Montréal?

    Le Beauty’s: 93 avenue du Mont-Royal Ouest, Montreal - 514-849-8883

    Le Ginger : un restaurant japonais
    Le dépanneur – Site
    Faire du ski, la nuit: c’est génial, en France, ce n’est pas possible!!!

    Site officiel La Grande Sophie

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