Par Elsa Vecchi
Il me fait plaisir aujourd’hui d’accueillir Sarah Meublat, une Parisienne qui s’émerveille (du nom de son blog, cliquez-ici), et qui s’enflamme, façon de parler, pour le nouveau prodige de la mode consacré par toutes les chroniqueuses de mode les plus averties et pointues… j’ai nommé: Maxime Simoens!
Par Sarah Meublat
Les premiers rayons printaniers me donnent envie de partager avec vous mon coup de coeur pour le tout jeune créateur français Maxime Simoens, et plus particulièrement sa collection Couture été 2011, présentée en janvier dernier à Paris. Ce jeune Lillois de 27 ans aux allures Yves-Saint-Laurentesques à ses débuts, visage d’enfant, grandes lunettes noires et élégance incarnée, émoustille le petit monde de la mode. Arrêt sur cette graine de génie qui a su conquérir le coeur de Carine Roitfeld, émouvoir aux larmes Mademoiselle Agnès, faire de la fraîche et pétillante Mélanie Laurent son égérie…et habiller nos gossip girls préférées!

Photo: Collection Maxime Simoens P/E 2011
Fasciné par les icônes de cinéma, Maxime Simoens a commencé par prendre le chemin des planches, rêvant de devenir réalisateur. Jusqu’au jour où il assiste à un concert de Madonna, feuillette le programme et tombe sur les croquis de Jean Paul Gaultier. Le déclic. Il commence à croquer ses premières silhouettes. Sûr d’avoir trouvé sa voie, il intègre la prestigieuse Chambre syndicale de la couture et de la mode, effectue son premier stage chez Gaultier. Forcément. Diplôme en poche, il revient chez Gaultier aux accessoires, s’essaie à la broderie chez Dior auprès de Galliano, puis chez Balenciaga où il élargit son champ aux imprimés. En 2008, poussé par une soif d’indépendance, il crée sa propre maison, rue Montmartre à Paris. En 2009, le festival de mode d’Hyères découvre son talent, la presse frétille. Elle a découvert son nouveau prodige.
Inspiré avant tout par l’art, la musique et le cinéma, il dédie son premier défilé à Michael Jackson, qui vient de décéder. L’occasion d’affirmer son style architectural, structuré et fluide. Séduit par les illusions d’optique, les contrastes mat/ brillant il joue avec les matières, les volumes, les lignes, proposant des looks aussi affirmés que sensuels et glamour.

Photo: Collection Maxime Simoens P/E 2011
Chaque collection naît d’un film, est montée comme une oeuvre cinématographique, racontant une histoire, un univers. Chaque collection a son titre. Après “L’envol féminin”, collection retraçant l’évolution des femmes aux 20e siècle, inspirée du film Coco avant Chanel, “Cherry Blossom Girl” inspirée de Virgin Suicides, voici “This, Madame, is Versailles”, inspirée du film Marie-Antoinette. Sofia Coppola. Je ne pouvais qu’aimer n’est-ce pas?!
Maxime Simoens a misé sur des couleurs estampillées Ladurée, acidulées et féminines. Encore une fois, tout s’explique, nos influences sont décidément partagées. Un pur régal des sens. Comment ne pas être renversée par cette collection, qui, comme si cela ne suffisait pas, m’évoque comme des échos d’Alexander McQueen, cet aspect irrisé, ces couleurs bleues douces et quasi électriques, cette puissance des visuels.

Photo: Collection Maxime Simoens P/E 2011
Le travail des broderies est impressionnant de maturité, le jeu des matières saisissant. Décidément, Maxime Simoens propose une vision de la mode bien rafraîchissante. En quelques années, il a su imposer un style dont je ne peux qu’avoir hâte de suivre l’évolution!
Cerise sur le macaron? Maxime Simoens collabore avec les 3 Suisses pour une collection capsule printemps été 2011! L’occasion de se faire rebaptiser Blair Waldorf le temps d’une saison et d’enfiler cette magnifique petite robe noire.

Photo: Maxime Simoens pour les 3 Suisses.
crédits photos Vogue.fr, Les 3 Suisses
Sarah Meublat
Twitter: UneParisienneM